Œuvre de la Propagation ds la foi
Le but de cette œuvre admirable est de contribuer par la prière et par l'aumône à la propagation de la foi dans tous les pays infidèles.
Elle commença à Lyon le 3 mai 1822. « Douze laïcs, animés d'un même amour et d'un même zèle, se réunirent, et, dirigés par un prêtre, tracèrent d'un commun accord le plan d'une association qui devaif embrasser tous les peuples et venir en aide à toutes les missions. Elle ne devait avoir d'autres limites que celles mêmes de la terre. En ce jour l'association de la Propagation de la foi était fondée 2. »
Recommandée par les Papes et par tout l'épiscopat catho-
1. Voir Rescr. aulli., I. n. 366 el 374; et les Annales de la Propagation de la foi. On peut s'adresser, pour tout ce qui concerne l'œuvre et les Annales, au bureau central de Paris, rue Cassette. :>Û. ou à celui de Lyon. rue Sala, 12, ou aux conseils diocésains.
■2. Nouveau coup d'œil sin- V œuvre de la Propagation de la foi. Lyon,
42C ir 'part., iv sect. — confréries et associations pieuses
liquc. louée par tous les prêtres et missionnaires, accueillie avec amour par tous les fidèles de la chrétienté, l'œuvre étend maintenant partout sa bienfaisante influence.
Le pape Grégoire XVI, par l'encyclique du 15 août 1840, a donné à l'œuvre la plus haute approbation possible, et Léon XIII, de regrettée mémoire, par ses encycliques des 3 décembre 1880 et 24 décembre 1894, l'a recommandée à tout l'univers catholique.
Son Eminence le cardinal Villecourt, qui, en 1X22. était aumônier des hôpitaux de Lyon, dit dans ses Soirées des serviteurs de Marie 'Paris, 1863. .qu'il est de son devoir de rendre témoignage àla vérité, et de déclarer que Mlle Jaricot — morte pieusement dans la pauvreté et dans l'oubli en lb62, après avoir employé toute sa fortune en bonnes œuvres, — est la véritable fondatrice de la Propagation de la foi*.
Pour que les associés aient connaissance au moins d'une partie du bien auquel ils contribuent, on publie dans les Annales de la Propagation de la foi les nouvelles les plus intéressantes et les plus édifiantes des missions. Les Annales paraissent tous les deux mois en 298.000 exemplaires et en 12 langues diverses.
En outre, il paraît à Lyon, tous les vendredis, une revue hebdomadaire illustrée, sous le nom de Missions catholiques. Cette publication a son équivalent en Italie, en Allemagne, en Hollande, en Espagne, en Angleterre, en Pologne et en Hongrie2.
Malgré les difficultés destemps actuels, les aumônes reçues par la Propagation de la foi ont atteint en 19021e chiffre de 6.598. 045francs, dont plus de la moitié 3.859.697) viennentde France. La répartition de ces aumônes entre les diverses missions pour 1902 a été faite dans l'ordre suivant: Missions d'Europe : 692. 603 francs; Missions d'Asie : 3.179.217 francs; .Missions d'Afrique : 1.381.280; Missions d'Amérique : 333.211; Missions d'Océanie : 641.379. — Depuis plusieurs années, obéissant à l'impulsion du Souverain Pontife, l'œuvre met aussi des sommes considérables > 138.000 francs en 1902 à la disposition du Saint-Père pour ses œuvres orientales.
Les besoins desmissions grandissent, il est vrai, d'année en année
1. Les Annales (mars 1880) ne partagent pas le sentiment du cardinal Villecourt, et font ressortir que l'œuvre, avec le caractère d'universalité qui lui est essentiel, n'a pas eu fie /'onduleur unique. 11 parait du moins certain que M"" Jaricot a eu la première l'idée du sou hebdomadaire.