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Confrérie du Saint-Rosaire

Bien que nombre d'écrivains attribuent à saint Dominique, fondateur de l'Ordre des Frères Prêcheurs, l'institution de la confrérie du Rosaire, « les premières confréries du Rosaire, dont on puisse incontestablement prouver l'existence, ne remontent pas au-delà de la seconde moitié du xve siècle. La plus célèbre d'entre elles est celle qui fut fondée à Cologne en

1 i75, par le prieur du couvent des Dominicains, Jacques Sprenger, et qui compta bientôt un nombre incroyable de confrères de tous les pays allemands2 ». Depuis lors, le nombre de ces

1. Voir les ouvrages cités, t. 1, p. 510; surtout celui indiqué en dernier lieu : Acta Sanctse >edis neenon Magistrorum et Capitulorum generalium

Sacri Ordinis Praedicatorum pro Societate SS. Rosarii, etc. La 1'' partie de cet ouvrage en 4 volumes renferme, brièvement résumé en 21 chapitres, tout ce que le titre annonce; la 2° partie, qui forme 3 volumes, contient textuellement toutes les Bulles apostoliques, tous les Rescrits et vivse vocis oracula, toutes les décisions des Congrégations romaines, des Généraux et des chapitres généraux des Dominicains concernant la confrérie du Rosaire, le Rosaire vivant et perpétuel et ce qui s'y rapporte. — Maintenant, toutefois, c'est la Bulle Ubi primum, du

2 octobre 1898, et le sommaire des Indulgences approuvé le 29 août 1899 par le pape Léon XIII, qui tout d'abord doivent servir de règle.

2. Esseiî, Le Saint Rosaire de la très-sainte Vierge (Paris et Lyon, 1894), chap. x. n. 4.

218 II PAKT., IVe SECT. — CONFRÉRIES ET ASSOCIATIONS PIEUSES

confréries s'est accru d'une manière extraordinaire. Bien des Papes, comme Sixte IV, Léon X, Clément VII, saint Pie V, Sixte- Quint, Benoît XIII, etc., ont confirmé ces confréries, les ont enrichies de nombreuses faveurs spirituelles et en ont confié, en quelque lieu que ce soit, la fondation aux Dominicains.

Bien souvent, mais plus spécialement dans l'Encyclique du 8 septembre 1893. le pape Léon XIII de bienbeur. mém. avait vivement recommandé la confrérie du Rosaire, pressant tous les prêtres et missionnaires de la propager partout, exhortant les fidèles a en faire partie. Enfin, en la fête du Rosaire, 2 octobre 1898, ce Pontife publia une Constitution apostolique JJbi primum, pour renouveler et fixer définitivement les statuts, droits et privilèges de la confrérie.

Les prescriptions de cette bulle sont les suivantes' :

1° But . « La confrérie du très Saint-Rosaire est instituée dans le but d'inciter un grand nombre d'hommes, unis par la charité fraternelle, à louer et à prier la bienheureuse Vierge et à obtenir, par une oraison unanime, sa protection, en employant la très pieuse formule de prières d'où l'association ellemême a tiré son nom. Et c'est pourquoi, sans rechercher aucun gain, sans demander aucun argent, la confrérie accepte des hommes de toute condition et n'établit entre eux aucun autre lien que celui de la récitation du rosaire de Marie. Ce qui fait que chacun n'apportant que peu au trésor commun, en retire beaucoup. De telle sorte que, d'une façon actuelle ou d'une façon habituelle, tout confrère qui suit les règles de la confrérie et s'acquitte de la récitation du rosaire, réunit en ses intentions tous les membres de la société, qui lui rendent, multiplié, le même oftice charitable. »

2° [Ere 'Mon de la confrérie). « L'Ordre des Frères Dominicains, qui fut, dès son origine, particulièrement voué au culte de la bienheureuse Vierge, qui fut le créateur et le propagateur de la confrérie du très Saint-Rosaire, revendique, comme un droit héréditaire, tout ce qui concerne ce genre de dévotion. »

« C'est donc à son Maître général seul qu'appartient le droit d'instituer des confréries du très Saint-Rosaire : et, s'il est

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