‹ Les IndulgencesChapitre 77 sur 379 · Controv., t. iv, lib. n, de PœniL, cap. vu · texte numérisé non relu

Controv., t. iv, lib. n, de PœniL, cap. vu

246 IIe PART., IVe SECT. — CONFRÉRIES ET ASSOCIATIONS PIEUSES

" moyens la force de justifier une Ame ou même de la rendre bien- < heureuse, non pas qu'ils puissent à eux seuls justifier et sauver >■ quelqu'un, mai- parce qu'ils ont la force de contribuer à la justification et à la vie éternelle, pourvu qu'ils soient accompagnés « des autres moyens de salut, comme sont la foi, l'étal de grâce, ■ l'observation des commandements. <m pourrait citer encore la parole de Notre-Seigneur * : < Celui qui mange ma chair a la vie « éternelle. » Évidemment cela ne s'entend que de la communion faite en état de grâce, car, « Celui qui mange et boit indignement, » mange et boit sa condamnation-. »

Aussi », 'lit Benoît XIV. « dans la révélation du bienheureux Simon on ne lit pas que celui qui a porté le scapulaire sera par là même, et par cela seul, préservé du feu éternel, sans qu'il ait jamais fail autre chose. Il faut des bonnes œuvres pour le salut éternel et il faut la persévérance dans le bien. - Mes frères », dit saint Simon Stock avec l'apôtre saint Paul. « efforcez-vous d'assurer votre voca- « lion par la pratique des bonnes œuvres », etc.

A ce premier privilège accordé à ceux qui portent dévotement le scapulaire du Carmel, Marie en ajouta un second, à savoir leur prompte délivrance des llammes du purgatoire. Benoît XIV prit encore en main la défense de ce privilège contre des critiques téméraires; il veut que les fidèles s'en tiennent au décret que publia le 20 janvier 25 février 1613, la sainte Inquisition romaine, par ordre de Paul V, et d'après lequel il est permis aux religieux Carmes de prêcher publiquement cette pieuse croyance-.

Voici la traduction de ce décret: <■ Ile>t permis aux Pères Carmes de prêcher que les fidèles peuvent admettre la pieuse croyance du secours accordé, après leur mort, aux religieux el aux confrère! de l'association de Notre-Dame du Mont-Carmel. Il est permis eni effet de croire que la très-sainte Vierge aidera les âmes des religieux et des confrères morts en état de grâce, pourvu qu'ils aient porté pendant leur vie le scapulaire, gardé la chasteté de leur étal et récité le saint office de la Vierge . ou, s'ils ne savent pas lire,

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