Prières pour demander une bonne mort l
1. A Jésus-Christ Notre Seigneur. Jésus, mon Seigneur, Dieu de bonté, Père de miséricorde, je me présente devant vou;» avec un cœur humilié, conlril el repentant. Je vou? recommande ma dernière heure el ce qui doit la suivre. — Quand mes pieds immobiles m'avertiront que ma course en ce monde est près de finir, miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi. — Quand mes moins tremblantes el engourdies ne pourront plus serrer le crucifix contre mon cœur, el que, malgré moi, elles le laisseront tomber sur mon lit de douleur, miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi. — Quand mes yeux, voilés et troublés par l'etlVoi d'une mort imminente, porteront vers vous leurs regards incertains et mourants, iniséricordieu.K Jésus, ayez pitié de moi. —
i. Ces prières uni clé co.iiposéos par une pieusô couvertia, saintement décéilèe clans le Seii'Hîur à l'àgo de liix-huilans.
Quand mes lèvres froides et tremblantes prononceront pour la dernière fois votre adorable nom, miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi. — Quand mes joues pâles et livides inspireront aux assistants la compassion et la (erreur, et que mes cheveux baignés des sueurs de la mort, se dressant sur ma tête, annonceront ma fin prochaine, miséricordieux Jésus, ayez pilié de moi. — Quand mes oreilles, près de se fermer à jamais aux discours des hommes, s'ouvriront pour vous entendre prononcer la sentence irrévocable qui fixera mon sort pour toute l'éternité, miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi. — Quand mon imagination, agitée par des fantômes horribles et effrayants, sera plongée dans des tristesses mortelles ; que mon esprit troublé par le souvenir de mes iniquilés et par la crainte de votre justice, luttera contre l'ange des ténèbres, qui voudrait me dérober la vue consolante de vos miséricordes et me jeter dans le désespoir ; miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi. — Quand mon faible cœur^ oppressé par les douleurs de la maladie, sera saisi des horreurs de la mort, et brisé par ses combats contre les ennemis de mon salut, miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi. — Quand je verserai mes dernières larmes, symptômes de ma dissolution prochaine, recevez-les, ô mon Jésus, en sacrifice d'expiation, afin que je meure comme une victime de pénitence, et, dans ce terrible moment, miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi. — Quand mes parents et mes amis, assemblés autour de moi, s'attendriront sur mon douloureux sort, et vous invoqueront en ma laveur, miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi. — Quand j'aurai perdu l'usage de tous les sens, que le monde entier aura disparu pour moi, et que je gémirai dans les angoisses de la dernière agonie et les affres de la mort, miséricordieux Jésus, ayez pilié de moi. — Quand les derniers soupirs de mon cœur presseront mon âme de sortir de mon corps, acceptez-les comme' venant d'une sainte impatience d'aller à vous; et vous, miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi. — Quand mon àme, sur le bord de mes lèvres, sortira pour toujours de ce monde, et laissera mon corps pâle, glacé et sans vie, acceptez la destruction de tout mon être comme un hommage que je viens rendre à votre majesté divine; et alors, miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi. — Enfin, quand mon âme paraîtra devant vous, et qu'elle verra pour la première fois la splendeur immortelle de votre majesté, ne la rejetez pas de votre présence, mais daignez me recevoir
244 U« PARTIE, r« SECTION — PRIÈRES INDULGENCIÉES
dans le sein de vos miséricordes, afin que je chante éternellement vos louanges. Miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi 1 2. Au Pèrn élernel. 0 Dieu qui, en nous condamnant à la mort, nous en avez caché l'heure et le moment, faites que, passant dans la justice et la sainteté tous les jours de ma vie, je puisse mériter de sortir de ce monde dans votre saint amour, par les mérites de Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui vit et règne avec vous, dans l'unité du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.
Indulgences {Raccolta, p. 496) : 1) Cent jours, une fois le jour, quand on récite ces prières d'un cœur contrit et avec dévotion, et qu'on prie pendant un certain temps selon les intentions du Souverain Pontife. — 2) Indulgence plénière, une fois le mois, pour ceux qui les réciteront tous les jours du mois, pourvu qu'au jour de leur choix, ils se confessent, communient, visitent une église et y prient pendant quelque temps selon les intentions du Souverain Pontife (Léon XII. — Rescr. delà S. Congr. des Indulg., du H août 1824).
Voyez plus haut les oraisons jaculatoires (pag. 122, n. 15) et les prières (pa^. 129, n. 1, pag. 141, n.l5, pag. 162, n. 35 et pag.224. n" 93.) Dans la section 111, nous parlerons de la bénédiction apostolique, à laquelle est attachée une indulgence plénière à l'article de la mort.