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La Fréquente Communion

Indulgences [Raccolta, p. 85) : 1) Cinq ans, pour tous les fidèles qui, après s'être confessés, communvoront les jours de fêle et prieront pour le Souverain Pontife. — 2) Pour ceux qui ont la louable habitude de communier au moins une fois le mois, et aux

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fêtes de Notre-Seigneur Jésus-Christ, de la sainte Vierge, de tous les saints Apôtres et de la Nativité de saint Jean Baptiste : a) Dix ans chaque fois ; b) Indulgence plénière, une fois l'an, en la fête principale de la ville ou de la localité dans laquelle ils se trouvent. Conditions : Confession, communion et prière selon les intentions du Souverain Pontife (Grégoire XIII. — Bulle Ad excitandum du 10 avril 1580*).

10. Visite au saint Sacrement à la prière des Quarante-Heures.

C'est à Milan, vers 1534, que l'on commença d'abord à adorer le très saint Sacrement pendant quarante heures de suite sans interruption, en mémoire des quarante heures que le corps adorable de Jésus-Christ passa dans le saint sépulcre.

Cette pieuse pratique ne tarda pas à se propager dans d'autres villes d'Italie, et bientôt elle s'introduisit à Rome, où elle fut adoptée pour le premier dimanche de chaque mois, par ÏArchi-

1. Au commencement du xvii" siècle, les Pères de la Compagnie de Jésus introduisirent à Rome le pieux exercice de la communion générale. — Tous les mois, tanlôt dans une église, tantôt dans une autre, on organisait une communion publique et solennelle, à laquelle lesdits religieux préparaient les lldèles par de pieuses instructions. Au jour fixé, l'église avait revêtu ses plus beaux ornements de fête, et d'ordinaire les fidèles y affluaient en si grand nombre, que plusieurs prêtres, parmi lesquels on remarquait parfois même des cardinaux, étaient occupés a distribuer la sainte communion. Ce succès était dû principalement aux membres des congrégations de la très sainte Vierge, qui, par leur exemple et par leur zèle actif et dévoué, prêtaient un concours précieux aux Pères de la Compagnie (Voyez Delplace, Histoire des congrégations de la sainte Vierge, Lille et Bruges, Desclée, 1884, pag. 102. etc). — Paul V recommanda cette œuvre par le bref ^terni Pastoris, du 2'2 aoiit 1613, et accorda à tous les fidèles de Rome qui prenaient part à la communion générale une Indulgence plcnière. Plus lard, pour soutenir et conserver cette sainte institution, il se forma dans cette ville une confrérie particulière,— Congregatio SS""" communionis ueneralis, — dont les Indulgences sont consignées dans un des sommaires des Rescripta authenlica (II, n" 41).

De Rome ce pieux exercice se propagea en Italie et dans d'autres pays, et, par son influence, on vit revivra le fréquent usage des sacrements, là même où des secte^s impies avaient jeté le mépris sur les saints mystères et les usages de l'Église. Des centaines et jusquà des milliers de fidèles s'approchèrent ainsi fréquemment et en commun de la sainte table ; et, grâce aux concessions réitérées des souverains pontifes, participèrent, eux aussi, à la faveur de l'Indulgence plénière.

Récemment encore, Sa Sainteté Léon XIII, par le bref Nihil adeo, du 8 janvier 1886, accorda de nouveau, pour tous les temps et pour tous les lieux, une Indulgence plc7iiére aux fidèles qui, après s'être confessés, prendront part à la communion générale, lorsqu'elle se fait un dimanche de chaque mois, sous la direction des Pères jésuites, et prieront aux intentions du souverain Pontife, dans l'église de la Compagnie de Jésus ou bien dans toute putre église administrée par le clergé séculier oi!i, sous ladirection des mêmes aères, se fait cette communion (Summar. Indulg., S, J., 1886).

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confrérie de la très sainte Trinité des Pèlerins (instituée par saint Philippe de Néri, en 1548), et pour le troisième dimanche du mois par V Archiconfrérie de Sainte-Marie de la Prière et de la Mort, en 1551. Clément VIII, comme on le voit dans sa bulic Graves et diuturnx, du 25 novembre 1592, institua à perpétuité ces prières des Quarante-Heures, et ordonna que durant toute l'année elles se fissent successivement dans les églises désignées, en commençant, au premier dimanche de l'Avent, dans la chapelle du palais apostolique. Les malheurs publics dont l'Église était alors affligée, portèrent ce pape à établir d'une façon définitive cette belle dévotion : il espérait que les fidèles, adorant sans cesse et le jour et la nuit le très saint Sacrement solennellement exposé sur nos autels, apaiseraient par leurs prières la justice de Dieu et concilieraient au monde son infinie miséricorde. Il accorda des Indulgences à ceux qui prieraient pendant l'exposition prescrite. Dans la suite, Paul V, par le bref Cum felicis recordationis, du 10 mai 1606, confirma ces dispositions, en les modifiant en partie de la manière suivante : au lieu de passer une heure entière en adoration devant le très saint Sacrement, selon la décision de Clément VIII, il suffisait désormais, pour gagner V Indulgence plénière, de rester dans l'église déterminée aussi longtemps qu'on le pouvait commodément (eo temporis spatio, quoillis commodum fuerit).

Toutefois, dans les divers brefs pontificaux les Indulgences que nous indiquerons bientôt, ne sont accordées que pour les Quai-ante-Heures qui se font à Rome. 11 n'y a donc point de concession générale pour tous les fidèles. Bien plus, il ressort de la doctrine du P. Théodor. a Sp. S. (II, 181 et sqq.) et des Décret, auth., (n. 7 et 87), ainsi que des Rescripl- auth., (n. 4, 42, 44, 53 et 84) que, pour d'autres pays et d'autres diocèses, on donne, à la demande des évoques, des induits particuliers, dont il faut suivre exactement les prescriptions. Comme on le voit par les documents cités, les Indulgences, concédées pour Rome, ne s'accordaient dans le commencement à d'autres pays que lorsque la prière des Quarante-Heures s'y faisait sans interruption, nuit et jour. Par là, on voulait exciter les fidèles à imiter le divin Sauveur jeûnant et priant quarante jours et quarante nuits dans le désert, et à pratiquer cette prière persévérante dont il est dit (S. Jacq. V, !(),) « qu'elle a une grande puissance ». Peu à peu cependanton adoucit la rigueur de ces prescriptions, et on permit d'intenonipre la prière durant la nuit (cfr. Ihrr. auth., n. 87, et la lettre de Benoit XIV, Accepimus, du 16 avril 17-'i6, ad Episc. ]VarmienHcm). — De mémo, on n'autorisa ilabord la prière des Quarante-Heures en dehors de Rome que dans les villes où le*^

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églises étaient assez nombreuses pour que l'adoration pût s'y faire successivement et sans interruption durant toute l'année (Rescr. auth., n. 44.) Plus tard on devint aussi beaucoup plus large sur ce point (ibi'd., n. 55. 84).

Depuis quelques années, il s'est formé à Rome une association dite Association de l'adoration réparatrice des nations catholiques, qui a pour but de donner aux prières des Quarante-Heures de Rome le caractère dune réparation générale (Voyez cette association dans la IV* section de cet ouvrage).

Indulgences {RaccoUa, p. 86) : 1) Indulgence plénière, pour celui qui, vraiment repentant, confessé et communié, visitera dévotement, pendant le temps qu'il pourra, l'église où est exposé le très saint Sacrement i, et priera aux intentions ordinaires, ou récitera l'autres prières selon sa dévotion. — 2) Dix ans et dix quarantaines, pour chaque visite faite comme ci-dessus, partout fidèle vraiment repentant, qui aura le ferme propos de se confesser (Clément VJII et Paul V). Cette dernière Indulgence, qui n'était d'abord que de sept ans, etc., a été confirmée et élevée par Pie IX à dix ans et dix quarantaines (Rescril de la S. Congrégation des Indulgences, du 26 novembre 1876).

Le 10 mai 1807, par l'organe du cardi.nal vicaire de Rome, Pie VU a déclaré privilégiés à perpétuité tous les autels des églises où se font les prières des Quarante-Heures, pendant tout le temps que durent ces prières.

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