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D'après P. Ulrich, 0. S3. R.. Trésor spirituel, page

COURONNE DES CINQ PLAIES DE N. S. J. C. 3o9

prêtres obtinrent de ce pape le pouvoir d'attacher aux crucifix les Indulgences du Chemin de la Croix, sous la seule condition que les fidèles réciteraient devant un crucifix quelques prières vocales près-» crites par leur confesseur ; toujours cependant pour les seuls cas où il y a impossibilité de visiter les stations établies dans une église ou dans une chapelle publique. De tels privilèges sont toutefois très rares.

En général, il ne faut accepter qu'avec la plus grande prudence tous les induits relatifs au Chemin de la croix, et aux pouvoirs de bénir les crucifix dont nous parlons, surtout lorsque ces induits n'imposent pas de conditions, ou qu'ils en prescrivent qui s'éloignent notablement de celles des PP. Franciscains ou des PP. Rédemptoristes.

7. Couronne ou Chapelet des Cinq Plaies de Notre-Seigaeur Jésus- Christ.

Ce chapelet se compose de cinq parties ou séries différentes ; chaque série comprend cinq Gloria Patri, en mémoire des cinq plaies de Noire-Seigneur Jésus-Christ, et un Ave Maria, en l'honneur de Notre-Dame des Sept-Douieurs.

Pour jouir des Indulgences suivantes, les chapelets doivent être bénits par le T. R. P. général delà congrégation des Passionnistes, ou par un autre prêtre ayant reçu de lui l'autorisation nécessaire.

Indulgences : {Raccolta, p. 138) : 1) Uiie année, tousles jours une fois, pour quiconque récitera ce chapelet d'un cœur contrit et avec dévotion. — 2) Indulgence ple'nière, l'un des vendredis de mars, et aux fêtes de l'Invention et de l'Exaltation de la sainte croix, ou l'un des jours de leurs octaves, pour tous ceux qui réciteront ce chapelet comme ci-dessus, au moins dix fois par mois, pourvu qu'aux jours marqués ils se confessent, communient et prient pieusement pendant un certain temps à l'intention du Souverain Pontife. — 3) Indulgence plénière, le jour où, contrit et confessé, on accomplit le devoir pascal, si l'on récite ce chapelet depuis le dimanche de la Passion jusqu'au Samedi Saint inclusivement ; et — i) Sept ans et sept quarantaines, pour tous les autres jours où on le récitera d'an cœur contrit et avec dévotion (Léon XII. — Décret de la S. Congrégation des Indulgences du 20 décembre 1823). — 5) Indulgence plénière, aux fêtes de Noël, de la Circoncision, de l'Epiphanie, du saint Nom de Jésus, de Pâques, de l'Ascension, du très saint Sacrement, et de la Transfiguration, ou un jour quelconque de leurs octaves, pour tous' ceux qui réciteront pieusement ce chapelet au moins dix fois par mois, pourvu qu'ils se confessent, communient, visitent une église

et y prient pendant un certain temps aux intentions du Pape — (Pie IX. — Décret de la S. Congr. desindulg,, du II août 1851). Ce décret confirme en même temps toutes les Indulgences précédentes.

Voyez ci-dessus (p. 171) la couronne en Vhonneur du Précieux Sang, et ^p. 177) le Petit Chapelet en l'honneur du Sacré Cœur de Jésus.

Le chapelet de Sainte-Brigitte est ainsi nommé parce que sainte Brigiltede Suède, morte à Rome en 1373 et canonisée en 1391, en eut l'idée et le propage.

On le récite en l'honneur de la très sainte Vierge et en mémoire des soixante-trois années qu'elle vécut, dit-on, sur la terre. Il se compose de six dizaines, pour chacune desquelles on dit un Pater, dix Ave et un Credo. A ces six dizaines on ajoute un autre Pater pour parfaire le nombre sept, en l'honneur des sept douleurs et des sept allégresses de Marie et trois Ave, pour compléter le chiffre des 63 années {Raccolta, page 190).

Sainte Brigitte (ou Birgitte) de qui nous tenons cette forme de prière, est très célèbre et par ses révélations toujours si hautement estimées dans la sainte Église et par la fondation de l'ordre du Sauveur du monde ou Très-Saint Rédempteur, que, suivant la direction de Notre-Seigneur lui-même, elle établit pour les hommes et pour les femmes au couvent de Wadstena [Vaslenum, diocèse de Linkœping en Suède; v. les leçons du bréviaire du 8 octobre). Donnant pour base à son Ordre la règle de saint Augustin, elle voulut que ses religieux et ses religieuses fussent occupés au service du divin Sauveur dans la même église, mais à des heures différentes et à des endroits séparés.

Le chapelet de Sainte-Brigitte reçut de Dieu dès le principe une vertu salutaire. Entre autres faits rapportés parSurius (23 juillet), on voit qu'à Rome une malade dont l'état était désespéré recouvra instantanément sa pleine santé, dès que sainte Brigitte l'eut touchée de son chapelet (v. Rescr. auth., p. 353). A la suite d'un miracle si éclatant, cette dévotion fut de plus en plus connue, estimée et pratiquée, surtout quand les papes Léon X, Clément XI et Benoît XIV l'eurent enrichie des Indulgences suivantes :

Indulgences {Raccolta, p. 190) : I. Pour ceux qui récitent le

chapelet proprement dit de Sainte-Brigitte, composé de six dizaines :

i) Sept ans et sept quarantaines, pour tous les fidèles qui le récitent dévotement seuls ou avec d'autres; et déplus: — 2) Cent jours, pour chaque Pater, chaque Ave, chaque Credo (Léon X. — Bulle du iO juillet 1515). —3) Indulgence plénière^ à l'article de la mort, pour ceux qui, ayant eu l'habitude de réciter ce chapelet au moins une fois par semaine, recommanderont pieusement leur âme à Dieu après avoir reçu les sacrements de pénitence et d'Eucharistie, ou invoqueront au moins de coeur, s'ils ne le peuvent plus faire de bouche, le saint nom de Jésus. — 4) Indulgence plénière, pour ceux qui ont l'habitude de réciter ce chapelet tous les jours pendant un mois, si, un jour quelconque du mois, ils se confessent, communient, visitent une église et y prient aux intentions ordinaires du Souverain Pontife. — 5) Quarante jours, pour celui qui, portant sur soi ce chapelet, priera à genoux au son de la cloche pour un agonisant. — 6) Vingt jours, à celui qui, ayant ce chapelet sur soi, fera d'un cœur contrit l'examen de conscience et dira trois Pater el trois Ave. — 7) Cent joui^s, ponr celui qui, portantde même ce chapelet, assistera à la messe ou entendra la parole de Dieu, soit un jour de fête soit un jour ouvrier, ou bien accompagnera le saint Viatique, ramènera dans la voie du salut une âme égarée, ou enfin pratiquera quelque autre œuvre pieuse en l'honneur de Notre-Seigneur Jésus-Christ, de la bienheureuse Vierge Marie, ou de sainte Brigitte, et récitera trois Pater et trois Ave (Benoît XIV. — Bref du 15 janvier 1743, qui confirme en même temps les Indulgences mentionnées sous les numéros 1 et 2).

II. Pour ceux qui récitent sans interruption au moins cinq dizaines de ce chapelet, chacune d'un Pater, de dix Ave, et d'un Credo :

1) Indulgence plénière, une fois par an, au jour qu'ils choisiront, s'ils disent ce chapelet de cinq dizaines tous les jours pendant un an. Conditions : confession, communion el prières à l'intention du Pape (Clément XI. — Breï De salute gregis, du 22 sept. 1714). — 2) Indulgence plénière, le 8 octobre, fêle de sainte Brigitte, pour ceux qui ont l'habitude de réciter d'un trait, une fois par semaine, ce chapelet d'au moins cinq dizaines, pourvu que, confessés et communies, ils visitent leur église paroissiale et y prient comme ci-dessus (Benoît XIV. — Bref cité plus haut).

Mais, pour que les fidèles puissentgagner ces Indulgences, il est nécessaire que le chapelet matériel dont ils se servent (soit le chapelet de six dizaines, soit le chapelet ordinaire) ait été indulgencié

par les supérieurs de l'ordre du Sainl-Rédempteur ou de Sainte- Brigille, ou par un religieux du même Ordre désigné à cet effet, ou enfin par un autre prélre muni des pouvoirs nécessaires; et après leur bénédiction ces chapelets ne peuvent plus être ni vendus ni prêtés en vue de faire gagner à d'autres les Indulgences qui y sont attachées. Tout cela est expressément déclaré dans la bulle citée de Clément XI et dans les décrets généraux de la S. Congrégation des Indulgences.

Ce sont là les termes plus nets et plus rigoureux par lesquels la nouvelle RaccoUa fait connaître les Indulgences du chapelet de Sainte- Brigitte. Ainsi se trouvent écartés les doutes qui pouvaient subsister encore au sujet de ces Indulgences ou de la manière de réciter ce chapelet. Celle rédaction, plus précise qu'elle ne l'élait autrefois, a été soumise tout parliculièremenl au Saint-Père et approuvée par lui avant la publication de la nouvelle Raccolta :

Pour une plus complète intelligence de la matière, nous ferons remarquer ce qui suit:

1) Il y a deux manières de réciter le chapelet de sainte-Brigitte :

a) la manière propre^ primitive et plus longue, qui, comme nous l'avons indiqué dès le commencement, comprend six dizaines, chacune d'un Pater, de dix Ave et d'un Credo, et que l'on termine en ajoutant encore un Pater et trois Ave ;

b) La manière abrégée, conccdce par induit spécial du Souverain Pontife, comprend cinq dizaines, chacune d'un Pater, de dix ^ye et d'un Credo. D'après une décision de la S. Congrégation des Indulgences du 20 mai 1880, rien n'oblige d'ajouter un Pater et trois Ave pour finir le chapelet. Voici cette décision :

Beatissime Pater! Jacobus Episcopus Labacensis ad Sanciiiatis Tux pedes provolutus sequens âubium humiliter proponil:

Ex libro, cui tilulus « Raccolta di o-azioni e pie opère per le quali sono state concesse dai Sommi Pontefici le SS. Indulf^cnse », Bomse ullimo edito auno iS77, constat {pag. 150], ludulgcnlUis illis concessas , qui Coronam S, Bivgitlie nuncupalam {(pue scx decodibus constat) récitant, lucravie'iam posse, si quintpie lantuni décades dicanlur. Prietei'ca ex Colleclione « Décréta aullie)itica S. Congregationis Indulgentiarum » ( pricsertim un. 257 ad 6, 264 ad 5 et 268 ad 2) et ex usuS. Sedis notum est, ci specialiumfacultalvm ah eadem Apostolica Sede tribularum, illas S. Birgittit

Indulgent ias arinecti poisse simplicibus etiam Coronis seu RosarUs quinque xel quindecim decadum.

Jam veroj collaiis inter se locis supramemoratis, dubium exurgit et itaproponitur :

Utrum 1" ad liicrandas S. Birgittse Indulgentias cum simplici quinque decadum Rosario (speciatim ut supra benedicto) necesse eiiam sit in fine citjusque decadis addere Credo et posl quinque deca'ies prxterea adjicere unum Pater et tria Ave Maria?

An vero 2° sufflciat simpliciter dicere quinque décades, in unaquaque scilicet unum Pater et decem Ave Maria, etiam sine meditatione mysteriorum vitx D. N. J. C.etB. V. Marix {qux meditatio in Decr. n. 273 ad i jam declaratur non esse necessaria) ?

Sacra Congregalio Indulgentiis Sacrisque Reliquiis prseposita respondit juxla declarationem editam a SSmo D. N. Leone Papa XIII, in Audientia habita die 15 Mail 1886 ab infrascripto Sécrétario ejusdem S. Congregationis :

Ad primam proposiii dubii partem Affirmative, quod attinet ad recitationem Symboli Apostolici ; Négative, quod attinet ad recitor tionem Orationis Dominicx et trium Angelicarum Salutationum.

Ad secundam partem, provisum in responsione ad primam.

Datum Romse, ex Secretaria ejusdem S. Congregationis, die 20 Maii 1886.

J. B. Gard. Franzelin, Praefectus, F. Della Volpe, Secretarius.

Aucune des deux manières de'réciler ce chapelet n'exige de médilalion sur les mystères ; celle-ci n'est mentionnée ni par la Raccolta ni par les documents respectifs, et la S. Congrégation des Indulo-ences a tranché ce point en termes exprès, le 1«' juillet 1839 (Decr. auth., n. 273, ad 1) : Quando coronis B. M. V.de licentiaS. Sedis Apostolicœ applicata fuit benedic tio cutn Indulgentiis divce Birgittœ nuncupatis, fidèles illas coronas recitantes tenenturne meditari quindecim mysteria D. N. J. C, ut indulgentias percipere valeant? — S. Congr. resp. Négative.

2) Mais il faut ajouter aussi que les Indulgences accordées à l'une ou à l'autre manière de réciter ce chapelet sont différentes. La première manière donne droit à plusieurs Indulgences plénières et partielles (toutes celles que nous avons rapportées dans le n° I, depuis 1 jusqu'à 7 inclusivement), dont plusieurs (n° 3, 6 et 7) se gagnent sans que l'on récile le chapelet, à condition seulement qu'on le porte sur soi et que l'on accomplisse les bonnes œuvres indiquées ^. Par contre, les deux Indulgences plénières

1. L'Indulgence (n. 2) de cent joti^rs par graiyi ne peut être gagnée que Dar ceux qui ont Vintention de dire le chapelet tout entier (c'est-à-dire, les sia

rapportées en dernier lieu dans le n" II ne sont concédées qu'à ceux qui récitent le chapelet de Sainte-Brigitte de cinq dizaines. Il va de soi que ceux-ci ne peuvent pas, par cette prière plus courte, gagner les Indulgences énuméréesen premier lieu (I, n° 1 à 7), par la simple raison que ces Indulgences n'ont pas été accordées à la formule abrégée.

3) Celui qui veut gagner les Indulgences de Sainte-Brigitte, doit se servir d'un cliapelet spécialement bénit à cet effet ; soit d'une vraie couronne de six dizaines, soit d'un rosaire de cinq ou quinze dizaines : car, en ce qui regarde le chapelet matériel^ qu'il ait six dizaines, ou qu'il en ait cinq, dix ou quinze, on peut, pourvu qu'il soit brigilté, gagner les premières ou les secondes Indulgences, la différence de celles-ci ne tenant pas à la différence des chapelets matériels, mais à la manière différente de les réciter.

4) Le pouvoir (Tindulgencier les chapelets dont nous nous occupons, était réservé autrefois aux supérieurs des monastères de Sainte-Brigitte, ou à d'autres prêtres du même Ordre désignés à cet effet. Mais comme cet Ordre n'existe plus, le dit pouvoir appartient de nos jours à ceux à qui ils ont été légitimement transmis. Ce sont :

a) L'abbé général des chanoines réguliers du T. S. Sauveur (Canonici regulares SSmi Salvatoyns), qui réside à Rome près de S. Pietro in Vîncoli ; — les supérieurs locaux (abbés des chapitres particuliers) ; — et ceux qui, dans cet Ordre ou en dehors ont reçu ce pouvoir des mêmes supérieurs, suivant les prescriptions du bref de Pie IX, Exponendum nobis nupei\ du 5 avril 1864.

Après l'extinction du véritable ordre de Sainte-Brigitte, les pouvoirs dont nous parlons ont passé peu à peu aux chanoines réguliers du T. S. Sauveur, peut-être parla raison que ceux-ci ont de commun avec les premiers le nom, la règle et quelques coutumes. L'abbé général de ces chanoint s, et les supérieurs locaux (abbés des chapitres particuliers) avaient depuis très longtemps le pouvoir de brigitter, sans limitation de nombre, ces sortes de chapelets : benedicendi ubique coronas precatorias cum applicatione Indulgentiarum S. Birgittœ nuncupatarum. Les supérieurs locaux pouvaient môme communiquer ce pouvoir (pour 300 chapelets seulement) h

dizaines), mais non par ceux qui, sans avoir cette intention, réciteraient nne partie de ces prières en tenant le chapelet à la main (v. Decr. aulU., n. idl ad 8). — La Seciétaireiie de la S. Congrégation des Indulg. s'était déjà prononcée dans le même sens, le '27 août 1832.

tous leschanoinesprêtres leurs inférieurs, etles supérieurs eénéraux, à tous les chanoines prêlres de leur Ordre, et même à d'autres prêtres séculiers ou réguliers ; mais comme les documents à l'appui ne se retrouvaient plus, l'abbé général pria le pape Pie IX de vouloir bien mettre ce point hors de conteste. Par un bref du 5 avril 1864 (repmduit dans les Analecta juris pontijîcii, série VII, col. 629), le Sainl-Père confirma, et. en tant que besoin, accorda de nouveautés susdits pouvoirs. Voici le texte de cette concession :

Ad memorati Ordinis, qui viris bene de re catholica meritis semper eluxit, decus augendum animarumque salutem procurant dam-.., concessit : 1° ut Superior qeneralis et Superiores locales Ordinis faciiUa^e gaudeant benedicendi coronas precatorias ad quemciimque numerum cum apphcatione Indulqentiarum S. BrigUtœ nunciipatariim ; 2" ut eamdem facultatem imperliri valcant sacerdotibus sui Ordinis; 3° ut Abbas generatis pro tempore subdelegare in perpetuum possit sacerdotes sxadares et regulares cujuscumque Ordinis atque Imtituti ad benedicenda'i coronas ut supra usque ad num. SCO, extra Urbem, de consensu Ordinarlorum (D'après la brochure : Facilitas benedicendi coronas cum appiicatione Indulgentiarum S. Brigiltx, Romee, 1878; v. Rescr. auth., pag. 3o3).

b) En outre, peuvent appliquer les Indulgences de Sainle- Brigilte tous ceux qui en ont obtenu expressément le pouvoir du Saint-Siège, soit par la S. Congrégation des Indulgences, soit par toute autre (Congrégation.

Desoi, ce pouvoir n'est pas compris dans la faculté d'appliquer aux objets de piété les Indulgences apostoliques ; mais il faut un pouvoir spécial, comme nous l'avons dit plus haut d'après la Raccûlta, et d'accord avec les Decr. auth., n. 237, ad 6, et n. 268. — De nos jours, cependant, le Saint-Siège accorde régulièrement cette faculté spéciale en même temps que le pouvoir général mentionné (voyez plus haut, p. 343, note 1, la formule de la S. Gong, des Indulgences).

o) Celui qui a obtenu le pouvoir en question, soit de l'abbé général des chanoines réguliers du T. S. Sauveur, soit du Saint- Siège, peul par là même appliquer les Indulgences de Sainte-Brigitte, indifféremment aux chapelets de cinq, de six, de dix ou de quinze dizaines : car la feuille de pouvoirs donnée par l'abbé général porte expressément coronas 300 vel S vel 13 decadum, iteynque coronas 6 decadum a S. Birgitta instilulas, easque omnes cum applicatione Indulgentiarwn omnium S. BirgitiB nuncupatarum ; d'autre part, l'induit que donne le Saint- Siège, confère de même le pouvoir de bénir indistinctement les chapelets ou les rosaires, cornnas et rosaria. Enfin, la S. Con-

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grégalion, interrogée spécialement sur ce point, a répondu que tout prêtre jouissant du droit de brigitter trois cents chapelets, peut appliquer les Indulgences, soit à trois cents chapelets ordinaires de cinq dizaines, soit à un pareil nombre de rosaires de quinze dizaines : Rosaria et coronx j)romiscue accipienda sunt {Decr. auth., n. 237, ad 2).

6) Nous avons déjà dit plus haut (p. 329, n. 5) qu'un seul et même chapelet peut recevoir non seulement les Indulgences de Sainte-Brigitte, mais encore celles du rosaire des Dominicains, des Croisiers, et les Indulgences apostoliques, pourvu qu'ils soient bénits par des prêtres ayant les pouvoirs nécessaires ; mais on ne peut point, par une seule récitation du chapelet, gagner toutes ces Indulgences à la fois.

7) Après leur bénédiction, comme la Racrolta en fait la remarque expresse à ce sujet (p. 192), ces chapelets de Sainte- Brigitte ne peuvent plus être vendus, prêtés ou laissés en héritage, etc. ; bref, toutes les décisions générales que nous avons rapportées (p. 334-337), sont ici applicables.

8) On peut réciter ce chapelet alternativement avec d'autres personnes ; mais celles-ci ne gagnent pas les Indulgences, à moins qu'elles ne tiennent elles-mêmes entre les mains un chapelet brigitté. En effet, l'induit spécial qui, pour la couronne ordinaire de la Sainte- Vierge et pour le crucifix du Chemin de la croix, permet qu'une seule personne tienne l'objet bénit, n'est pas accordé aux chapelets de Sainte-Brigitte.

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