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Les Scapulaires en général

i) Le moi scapidaire, ou habit qui repose sur les épaules, vient du latin scapula (épaule), et désigne originairement le vêtement que portent certains religieux Bénédictins, Carmes, Dominicains, etc., par-dessus l'habit distinctif de leur Ordre, et qui des épaules descend plus ou moins en couvrant le dos et la poitrine.

Lorsque les différentes familles religieuses commencèrent à J

s'affilier les autres fidèles au moyen de congrégations ou de con- j

fréries, ils leur communiquaient en même temps quelque signe j

extérieur de leur Ordre, p. ex., une ceinture, un cordon, etc. j Telle fut aussi l'origine des différents petits scapulaires, qui

devaient représenter le vêlement de ce nom que portent les reli- i

gieux, et désigner, selon la diversité de la couleur, le lien plus '

étroit que l'on contractait avec tel ou tel Ordre. Parva scapula- j

ria^ quce fidèles gestare soient, in sua origine et institutione \ aliud non sunt, quam scapidaria variis ordinibus religiosis

propria, pro majori fîdeliwn commoditate ad parvam formam \ redacta (Decr. aulh., n. 423).

2) En effet, comme les différents chapelets et les principales i

confréries anciennes, ainsi la plupart des scapulaires doivent leur |

origine et leur diffusion aux ordres religieu x. Delà vient non j

seulement l'union étroite qui existe entre plusieur s de ces or- !

dres (celui des Carmes, p. ex., ou des Servîtes) et telle ou telle |

confrérie, dont tous les membres sans exe eption portent le sca- !

pulaire des mêmes ordres; mais encore l 'usage général de regar- i der tous les scapulaires, ceux-là même q ui n'obligent pas à

faire partie d'une confrérie (le scapulaire bleu des Théatins, j

p. ex.) comme l'apanage et la propriété exclusive d'un ordre ou I

d'une congrégation religieuse. ■

De là encore, pour ces ordres ou congrégations religieuses, le i

privilège, reconnu par le Siège aposlollcjuc, de bénir les scapu- ;

laires qui leur appartiennent, et de déléguer d'autres prêtres i\- j

guliers ou séculiers pour faire cette bénédiction et recevoir dans j

les confréries affiliées. 11 est vrai que, dans ces derniers temps, i

le Saint-Siège avait coutume d'accorder à tous les prêtres qui ' en faisaient la demande, le pouvoir de bénir par une formule

1. L^uis, Notices et Instructions sur les Scapulaires, elc.y 5"* édi\... Cas- |

leniiaii, Tournai, 1765; Ulrich, Trésor spirituel ;GvERn\, Tesoro, etc., p. '.'8, ,

eqq. i^ > > , f I

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