CONCLUSIONS
1° Sous le nom d'induration plastique des corps caverneux, il ne faut pas envisager une maladie spéciale, une entité morbide bien définie.
IL existe des indurations plastiques d’origines très diverses, qui ne peuvent rentrer dans une même description que grâce à leur symptomatologie, leur évolution et leur pronostic à peu près identiques dans tous les cas.
2° Ces lésions sont produites par la transformation scléreuse de la cloison et de l'enveloppe fibreuse des corps caverneux, mais ce processus de sclérose peut s’observer aussi bien dans certains cas de cavernite chronique localisée, d’origine traumatique ou inflammatoire que dans des cas de gomme du pénis ; mais bien souvent la pathogénie exacte de l’affection nous échappe.
Sans vouloir réfuter l’origine arthritique, goutteuse ou diabétique, à peu près généralement admise jusqu'à aujourd’hui, il ne faut pas cependant vouloir faire ren-
trer systématiquement dans le cadre d’une diathèse, si
… -8-— grande soit-elle, une een dont l’origine peut être très variable et dont la cause véritable nous échappe souveni complètement.
3 C’est une lésion qui se manifeste de préférence chez les hommes âgés, mais elle est loin d’être l’apanage exclusif de la vieillesse et il n’est pas rare de l’observer chez des hommes jeunes et même quelquefois chez des jeunes gens.
4° Elle se traduit cliniquement par des phénomènes douloureux et des déformations de la verge qui sont surtout accentués pendant l’érection et peuvent rendre le coït souvent très difficile, quelquefois même impossible. |
5° L'évolution de ces indurations est lente et leur accroissement toujours limité.
6° Leur pronostic est relativement bénin mais les douleurs qu’elles provoquent et la gène. qu’elles causent dans les rapports sexuels conduisent souvent les malades jeunes à un état névropathique très marqué.
7° Le diagnostic de ces indurations est facile et il est à peu près impossible de les confondre avec les tumeurs malignes de la verge, les indurations d’origine urétrale, les gommes, la phlébite des corps caverneux ou les ossifications du pénis.
& Elles sont à peu près rebelles à toute thérapeutique médicale.
Cependant l'électricité (ionisation, galvanisation) peut dans quelques cas amener une amélioration et surtout agir sur l'élément douloureux.
Le traitement spécifique intensif est également sans
li NES |
action, même dans les cas qui paraissent d’origine net-
tement syphilitique. - | L'intervention sanglante a déjà donné de beaux succès, mais l’exérèse des noyaux indurés doit être réservée aux seuls cas où il s’agit de malades jeunes, en pleine activité génitale, éprouvant des douleurs vives et une difficulté très grande ou une impossibilité de
pratiquer le coït.
Vu : le Président de la thèse
Pauz SEGOND Vu : le Doyen, LANDOUZY
Vu ct permis d'imprimer :
le Vice-recteur de l’Académie de Paris: