MEXIQUE
Indépendamment des matières grasses fournies par le bétail dont l'élevage peut se faire dans les meilleures conditions, grâce aux magnifiques pâturages dont est sillonné le Mexique, cet heureux pays possède encore d'autres sources très riches et très variées de corps gras. Outre le palmier et le cotonnier, qui sont cultivés en grand dans plusieurs Etats de la République, le Mexique est riche en plantes aptes à produire des huiles industrielles et comestibles, plantes parmi lesquelles nous citerons : l'olivier, qui se développe dans les mêmes conditions que dans le Midi de l'Europe; l'amande de l'^tcaco^ d'un rapport de 16 p. 100 d'huile comestible; la graine de VHiguerilla ou Palma Christi (ricin), qui donne 4o p. 100 d'huile; YAjonjoK (sésame), avec un rendement de 33 p. 100 d'une huile excessivement suave, douce et agréable; le Cœahuale, qui fournit 33 p. loo d'une huile très appréciable; le lin, etc. . •
Les corps gras ne suffisent évidemment pas pour faire du savon et de la bougie stéarique. La soude est indispensable pour la première de ces industries et l'acide sulfurique, s'il n'est pas nécessaire pour la seconde, en est cependant un auxiliaire avantageux. Or, le Mexique possède des gisements de tequezquite (sesquicarbonate de soude naturel) assez puissants, que nous avons signalés dans le chapitre de la grande industrie chimique, et le voisinage des terrains volcaniques lui permet, d'autre part, d'avoir du soufre en quantités illimitées sans compter les gisements de soufre natif de San Antonio Guascaman (San Luis); Mapini (Durango), Taximaroa (Michoacan), etc., pour fabriquer de l'acide sulfurique. Ces circonstances particulièrement favorables n'ont pas manqué de faire surgir des usines d'acides et partant aussi d'autres produits de consommation courante, parmi lesquels nous citerons surtout le savon et les bougies stéariques. Les principam espaçants ont été les suivantes :
M. Gàssibr [ERirEsro)^ k San Loi Potosi.
Son exposition comportait du savon d*olëine de suif, de Tacide stéariqne, de la glycérine et de Tacide oléique.
M. hsvNiA (7/i)5o), à cela Brecha?) Sinaloa (Etat de Sinaloa). A montré divers échantillons de savons.
Af. MoBBUis [GviDo), à Monterrey (État de Nuevo Léon). A exposé des bougies et des cirages.
M. RoBLBS {^Gil-Manubl)^ à Guadalajara (Etat de lalisco).
Cette maison date de 189Q. Resté seul propriétaire jusqu'en 1899, ^' ^^ Manuel Robles s*est associé, à cette époque, avec M. Frédérique Kiinhort, et a formé avec lui une société au capital de 87, s 37 piastres, pour une durée de 10 ans. Cette Société 8*occupe spécidement de la fabrication des savons de ménage et de toilette, de divers produits de parfuoierie et de Textraction des huiles de Un, de ricin, etc. . .
Elle fabriquerait joumdlement 5oo kilogrammes de savon.
Société anonymb la (c CoNcoRoiAf), à Mazatlan (Etat de Sinaloa). A montré divers spécimens de savon.
M. Wabio [Indalbcjo)j à Guanajato.
A exposé, outre du savon, des granules et des extraits fluides mélicinaux.
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