‹ Les industries chimiques et pharmaceutiquesChapitre 132 sur 160 · GRÈGE · texte numérisé non relu

GRÈGE

Fabrique db bougibs hslléniqub «Le Phébus», N. Tbon et C\

Fondée en 1893, cette maison fabrique de Tacide stëarique, de la glycérine, de loléine et des bougies de toutes qualités. Tout ces produits sont écoulés en Grèce et dans TOrienl.

M. Margaritis (ilf.) ET C", à Corfou.

Maison de même importance que la précédente et fabriquant les mêmes produits. Exposait des bougies et de Tacide stéarique.

M. Saraîndabis [Gbobgbs), au Pirée (Attique).

Usine au Pirée pour Textraction de l'buiie des noyaux d^olives au moyen du sulfure de carbone. Fabrique un savon avec celte huile et écoule ses produits en Grèce et en Amérique.

M. TsAcoMÀS (Jean), à Salamine (Atticpie).

A exposé des cierges de très belle qualité.

MM. Zàvoibànnis (N.) fbèbes, au Pirée (Attique). Fabrique les mêmes artides et a la même importance que la maison Saraïndaris.

M. Vazakis [Spybidion)^ à Zante.

Fabrique de lliuile d*olive et du savon. Écoule ses produits en Grèce , en Orient et en Amérique.

M. YouBos [Basile) f à Zante.

Grande fabrique d'extraction d'huile de noyaux d'olives, qui vend son produit aux savonniers.

HONGRIE

Bien qu'il y ait un assez grand nonibre de fabriques de savon en Hongrie, elles ne suffisent cependant pas à alimenter la consommation, puisqu'en 1898 ce pays a importé pour 998, &3o couronnes de savon ordinaire et pour i,6&3,6oo couronnes de savon de toilette.

Il en est de même des bougies stéariques, qu'on fabrique en grande quantité dans le royaume et qui sont néanmoins l'objet d'une grande importation de la part de l'Autriche. Quant à la glycérine, il parait que les usines hongroises en produisent fort peu.

IlfPOBTATIONS. BlPORTATIOirB.

Stéarine ii3,o88 18,160

Bougies 9,i5q,7oo 369,800

Glycérine 496,483 1 i8,8a5

Les cires sont exploitées par de petites industries, en particulier par des épiciers, qui en opèrent aussi le blanchiment. La cérésine entre de plus en plus fréquemment dans la composition des cierges.

IMPOITATIOIIS. BXP0BTATI0R8. .

Cire naturelle 387,740 i,s33,54o

Cérésine i83,a6o 8,394

Bougies en cire 133,100 i4,o3o

Cire en torsades et cierges 180,000 9,600

Autres produits de la cire 54,6oo a,4oo

Comme les expositions individuelles des fabricants de savons, de bougies, etc., ne présentaient rien de particulier, nous nous bornerons à énumérer les maisons qui ont participé à l'Exposition.

La pbbmjèrb fabrique db bovqibs et savons Flora, de Budapest. A exposé de Tacide st^rique enjpains, des bougies, de la ^ycérine, de Télaine et des savons.

M. Hebz [Armand) fils, à Budapest.

Son exposition comprenait du suif pressé et fondu , de la margarine , de Toléomargarine , de Tëlaïne , de l'acide stéarique et des savons.

M. PoLGARi [Martin), à Debreczen.

S'est borné à montrer du savon ordinaire.

ITALIE

Si Ton s'en rapporte à Pline et à âénèque, Tart de la savonnerie était connu de longue date en Italie. N'a-t-on d'ailleurs pas découvert dans les ruines de Pompéî une savonnerie avec tout son matériel de fabrication , témoin indiscutable de l'existence de

cette industrie au commencement de notre ère ! Mais il semble qu elle n'eut réellement d'importance qu'à partir du xn* siècle et qu elle n'arriva à son complet épanouissement qu'au XVI* et au xvii* siècle, époque à laquelle Marseille conmiença à entrer en lice et à disputer à Savone, Gênes et Alicante le monopole de cette industrie.

On raconte même que le secret de la fabrication a été apporté à Marseille par des ouvriers génois et que le développement progressif de cette industrie excita bientôt les inquiétudes de la république de Gênes. Cette dernière, attribuant la décadence de ses produits aux fraudes commises par certains de ses fabricants, prescrivit ime surveillance étroite et fit même brûler sur la place publique de grandes quantités de produits de mauvaise qualité. Surveillance et mesures de rigueur furent également inutiles. Le développement de l'industrie marseillaise ne fit que s'accroître et sa suprématie s'établit rapidement. Aussi la savonnerie génoise ne fit-elle que décliner pour disparaître pour ainsi dire complètement. Dans la première moitié du xix"" siècle, l'Italie tirait, en efiet, la plus grande partie de son savon de l'étranger, et en particulier de Marseille.

Gomme nous le verrons plus loin par les quelques maisons qui ont pris part à l'exposition, l'industrie du savon est de nouveau en honneur en Italie, et elle ne manquera pas de s'y développer, tant est vif le désir des Italiens de s'affi*anchir de plus en plus des importations étrangères. Ils possèdent, d'ailleurs, en abondance une matière première, l'huile d'olive, qui se prête à la fabrication des savons les plus fins et les plus appréciés pour la toilette et l'industrie de la soie.

La stéarinerie, la fabrication des bougies et cierges en cire et en acide stéarique, celle des huiles acquièrent également de jour en jour plus d'importance.

Parmi les maisons qui se sont fait représenter, nous citerons en particulier :

MM. Amorbtti {PiLADB BT Viwcbnt), à Oueglia.

Ont exposé du savon vert.

MM. CoNTi (£.) BT FILS, à Livoumo.

La création de celle maison dale de 18^0. Avant celle époque, Tllalie était tributaire de l'étranger pour les savons.

Létabiissement de MH. E. Gonti et Fils se divise en deux partes distinctes: Tune, la plus étendue, destinée à la fabrication des savons à la pure huile d'olives ; Tautre employée à ia préparation des savons de ménage, surtout des marbrés à base d*builes concrètes et grasses.

Dix-neuf chaudières de différentes grandeurs servent à la fabrication des savons.

La production annuelle varie de a millions et demi à trois mUlions de kilogrammes. Une bonne partie de cette production est destinée à l'exportation, surtout aux Ëlats-Unis d'Amérique.

L'établissement occupe 5o ouvriers et 8 employés. Dès son origine, et avant l'application de la loi sur les ouvriers victimes de leur travail, la Société a su améliorer leur sort par la création, aux frais de la maison, d'une caisse d'assiu'ance et par ia fondation de livrets à la caisse d'épargne, dont le montant (3 francs par mois) est totalement versf^ par elle.

La maison a exposé du savon blanc superfîn liquide, à base d'olive, du savon vert à l'huile de pulpe, du bleu vif recuit à base d'huile d'olive, du marbré rouge et marbré bleu aux huiles concrètes.

ARTS CfflMIQUES ET PHARMACIE. 381

MM. Pàrisi [T.-G.) FnÈREs, à Romi.

G*est h rannëe 1899 que remontent les origines de cette maison, qui a été fondée par M. Vincent Rigacci, aïeul des propriétaires actuels. Elle s'occupe spécialement de la fabrication des cierges pour églises et sa iSabrication atteint annuellement i5o,ooo kilogrammes. Pour se procurer la matière première, elle est en rapport direct avec les maisons d'Afrique et d'Asie pour la fourniture de la cire d'abeilles , seule matière admise pour la confection des cierges.

Elle exporte ses produits en Amérique, en Asie, en Australie, etc.

MM. Genevois [Félix) et fils, à Naples.

Ont exposé divers spécimens de savons d'huile d'olives.

SoCltri NOUVELLE DES HUILERIES ET SAVONNERIES MÉRIDIONALES, à Buri.

Société anonyme au capital de q, 000, 000 de francs.

La création de cette maison est due à M. Gazagne, de Marseille, qui l'établit d'abord à son compte en 1868, dans le but d'extraire les matières grasses des grignons d'olives. A cet effet, il monta une abriquede sulfure de carbone, des appareils extracteurs et arriva, au bout de quelques années, h traiter 90,000 tonnes de grignons et à produire 9,000 tonnes d'huile qu'il convertit en partie en savon. Au bout de douze ans, et pour donner plus d'extension à l'établissement, il la transforma en société anonyme au capitd de 9,000,000 de francs. Les fabriques de Bari s'étendent actuellement sur une superficie de 39,ooo mètres carrés, dont i3,ooo couverts par des constructions. Elles traitent &o,ooo tonnes de résidus d'olives produisant /i,ooo tonnes d'huile, fabriquent 5oo,ooo kilogrammes de sulfure de carbone et 9,000,000 de kilogrammes de savon.

Tout le haut personnel de la maison est français , et plus de 3oo ouvriers y travaillent journeUement. Après avoir fondé l'usine de Bari, M. Gazagne en établit une autre, dans le même but, à Ulrera (Andalousie), en Espagne. On y traite actuellement, avec un personnel de 35o employés et ouvriers, 90,000 tonnes de grignons, qui produisent 9,000 tonnes d'huile par an.

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