a), p. i54. bre i88d
^'^ Brevet anglais n** aSS (6 février i855). ^^^ Nous adoptons, pour les soies dWigine végé-
^^^ Swinburne,£/0c(rtciafi,t.XyiII(i887),p. '^56. taie, cette classification qui est duc à M. Bronnert,
(^^ Weston (Swinbnme, Electrician, vol. XVIII, auquel nous empruntons, en outre, une série de ren-
p. 286. Brevet anglais n* 9a866 , 1 a septembre 1 88a. seignements précieux sur la fabrication des soies arti-
(^^ D. R. P. 3oa9; Engl. Pat. n'' 101780, du ficielles. (Bulletin de la Société induBtneUe de Mtd-
a8 avril 188/i (Swan). houie, 1900.)
à'20 EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE DE 1900.
colon et à la pâte de bois qu'il nitre dans des conditions spéciales. 11 attache de plus une très grande importance aux points suivants :
Dessiccation parfaite des celluloses, opérée dans des étuves formées de préférence par des grilles en tubes de cuivre ou de fer traversées par un courant d'eau ou de vapeur, à une température comprise entre 90 et 100 degrés.
Concentration des acides, — Cette concentration est de la plus haute importance, non seulement pour le degré de nitration , mais encore pour la solubilité ultérieure du produit.
Température à laquelle se fait la trempe du coton dans le mélange des acides.
Lavage des produits essorés. — Il doit être mené sans élévation de température cl achevé dans une essoreuse de construction particulière où le produit est turbiné, puis mouillé d'eau pure alternativement un grand nombre de fois. Souvent le produit, une fois terminé, est blanchi au moyen d'une très petite quantité de chlorure de chaux et d'acide nitrique. Lepyroxyle obtenu au début, après avoir été convenablement lavé et séché, est ensuite dissous dans un mélange d'alcool et d'éther pour réaliser du coUodion dont 1 00 litres renferment :
Éther rectifié à 65 degrés 36 litres.
Alcool à 95 degrés 64
Pyroxyliiie 5 kilogr.
Depuis, l'auteur a montré qu'il existé deux espèces de pyroxylines tétranitriques, l'une anhydre qu'on obtient par dessication complète et qui est celle généralement connue et employée. Une seconde espèce est hydratée et contient deiBàaSp. 100 d'eau de constitution; elle diffère de la précédente par ses propriétés optiques (action sur la lumière polarisée) et par sa solubilité. Pour l'obtenir, il faut, après avoir bien lavé la cellulose que l'on vient de nitrer, l'essorer sans la sécher, de façon à ce qu'elle contienne 3o p. 100 de son poids d'eau. Cette eau étant en partie de l'eau de constitution et en partie de l'eau interposée, la solution obtenue avec cette nitrocellulose dans l'éther alcoolisé est d'un tiers environ plus fluide que la solution de pyroxyline anhydre. Cette solution, filée à travers les becs spéciaux imaginés par M. de Chardonnet^^^, n'a plus besoin de déboucher au contact de l'eau pour se solidifier instantanément, l'action de l'air suffit; en conséquence, le filage à l'eau, tel qu'on l'a vu fonctionner à l'Exposition de 1889, a été remplacé par un filage à sec, absolument semblable à l'ancien, mais où l'on s'est affranchi du tube enveloppant et du courant d'eau. L'emploi de la pyroxyline hydratée, en supprimant son séchage , a écarté tout danger d'inflammabilité et d'accident d'explosion dans les usines.
Dénitration. — La dénitration de la cellulose nitrée, préalablement mise sous la forme d'échevaux, se pratique toujours aux sulfhydrates alcalins. Le réducteur employé
^^^ Voir le dessin des becs primitifs daus le rapport de M. Ch. Bardy, sur Texposition du matériel des arts chimiques, en 1889.
aujourdliui à Besançon est du sulfhydrate de calcium, fourni par l'usine de Saint-Gobain à Saint-Fons et provenant des résidus de la fabrication de la soude Leblanc. A la demande des consommateurs et surtout des compagnies d'assurances, la dénitration doit t^tre faite à fond, malgré quelques inconvénients qui l'avait fait rejeter d'abord. Aussi, depuis 1893, la soie de Chardonnet est devenue de la cellulose régénérée pure et ne présente-t-elle aucune difiFérence de combustibilité avec le lin , le chanvre ou le coton. Malheureusement la dénitration enlève au fil une partie de sa solidité et de son élasticité. Il perd, en outre, presque les deux tiers de sa solidité à l'état mouillé. Néanmoins, le nouveau fil fut bien vite apprécié à cause de son vif éclat, qui dépasse de beaucoup celui de la soie naturelle ; encore actuellement sa blancheur est supérieure à celle des soies artificielles qui le concurrencent.
DÉSIGNATION