‹ Les industries chimiques et pharmaceutiquesChapitre 28 sur 160 · Fiscberel Ph.Greiff · texte numérisé non relu

Fiscberel Ph.Greiff

introduit par E.Fis-

cher et Oppermann.

Sel d'indigo

Combinaison du bisulfite de soude avec la nitrophényllaclylméthylcétone.

Englue Fischer et Oppermann.

Jaune direct

Acide dinitrosostilbéne-disulfoniquo

Hepp.

Jaune salicine

Colorant azoïque pour lain.

Elbel.

Bleu de Biebrich à Tatidc.

Colorant dérivé du tripbonylméthane

Oppermann.

Rouge de Biebrich, à Tacide.

Colorant azoïque pour laine

Elbel.

Noir de Bîebncb , breveté.

Colorant azoïque secondaire , pour laine . . .

Elbel et Rosemberg.

Noir bien • •

Colorant azoïque primaire, pour laine. . . .

Elbel et Rosemberg.

NOM COMMERCIAL

DU PRODCIT.

Noir de Biebrich au chrome , brevelé.

Vert de Biebrich au chrome, breveté.

Rouge salicine

Couleurs napblamines.

Idem

Noir naphiamine

Noirnnphlamine foacé.

Noir de Biebrich pour mi-lai De.

Noir sulfaniline

Brun sulfaniline

Brun breveté

Vert diazine

Noir diazine

lodôl

Antifébrino

Orexine

Taniiate d^orexine. . . .

Hélol

Hélocrésol

Méta-crésol synlhéli que.

Colorant azoîque pour laine

Idem

Idem ^ . . .

Colorants disazoiques pour colon, dérivés

de iVide aminonaphtoldisulfoniquc K.

Colorants disazoiques, pour colon, dérivés

de Tacide m. naphtylènc-diaminesuiro

nique.

Colorant polyazoïquc , pour coton

Idem,'

Colorant polyazoîque

Colorant sulfuré, pour coton

Idem

Colorant azoîque, pour lain?

Safranine-azo-diméthylanilin:}

Safranine-azo-phénol

Tetra iodopyrrol

Acétanilide

Déhydrophcnylchinazoline

Cinnamale de soude

Ether de Tacide rinnamique du mélacresol.

Fusion d'acides naphtalinetrisulfoniques.

AN\EE

INVENTEUR

Elbel cl Rosenaberg.

Elbel.

Elbel et Hosembei*^.

Rosemberg et Krccke.

Rosemberg.

Elbel et Oppermann.

Elbel.

Elbel et Rosemberg.

H. Seidd.

Idem.

Idem,

Ciamician et Silbcr.

Hepp.

Paal.

Eugen Fisciier cl Rcinhardt.

Landerer.

Philips.

Rosemberg et Krccke.

Ces inventions sont protégées par un grand nombre de brevets allemands et étrangers.

Les produits fabriqués par Tusine sont : lodoi, orexine, hëtol, hélocrésol, gayacol, ëtbacol, ëlhor de Tacide gayacol-camphorique, iodolène,dormiol, antifébrine, métacrésol synthétique, lignorosi ne, sels couleurs, couleurs phénol pour impression, chlorure de nitrobenzyle , chlorure de chlorobenzile, nitrobenzaldéhyde , acides aminonaphtol sulfoniques, acides naphtol sulfoniques, tous les genres de couleurs d'aniline et de naphtaline, indigo artificiel et sel d'indigo.

Les produits cités sont exportés dans les pays suivants : France, Autriche, Italie, Suisse, les Pays- Bas, Belgique, Grande-Bretagne, Russie, Danemark, Suède et Norvège, Espagne, Portugal, Luxembourg, Roumanie, Serbie, Grèce, Turquie, Egypte, Maroc, Palestine, République sud-africaine. Colonie du Cap, Indes, Japon, Chine, Australie, Etats-Unis, Canada, Amérique du Sud.

La maison dispose des machines suivantes : 1 4 chaudières à vapeur d'une surface de chauffe totale de 1,5 00 mètres carrés, correspondant à une force dei,5ooHPet3i machines à vapeur (y compris les pompes à vapeur), d'une force de 800 HP. L'usine de Biebrich est raccordée au chemin de fer de l'Etat, Francfort -Coblence. Environ q kilomètres de chemin de fer à voie étroite desservent le transport à l'intérieur de l'usine.

L'expédition des marchandises pour l'Angleterre et les autres pays d'outre-mer se fait généralemenl par l'entremise des bateaux à vapeur qui font le service de Mayence à Rotterdam.

La fabrique a organisé, dans l'intérêt de son personnel, les institutions suivantes : 1* une caisse

(lereiraite pour les employas; a" une caisse de retraite pour les ouvriers; 3' une caisse de secoui's pour les ouvriers; 4* des primes d\^ge pour les ouvriers; 5" une cais^ d'épargne pour les ouvriei-s; 6* des habitations pour les ouvriers; y** une cantine pour les ouvriers: 8** un établissement de baias diauds et froids.

La maison Kalle et Co a été fondée en i863, comme société en commandite, par M. le docteur Wiihelm Kalle, chef unique, et son père , Jacob- Alexander KaUe, en qualité de commanditaire. Elle fut transformée, en 1 865, en une société conunerciale, organisée encore actuellement. Le personnel se composait, au début, d'un comptable et de trois ouvriers et la fabrication ne comprenait que la fuchsine et des bleus solubles à Talcool; on y ajouta ensuite les violets et verts à Tiode, les bleus solubles à Teau, les violets et verts de méthyle, etc. Vers 1876, on entreprit la fabrication des couleurs azoïques. Mais ce n'est qu en 1879, à la suite de la découverte de Técarlate deBiebrich, par Nietzkî , prototype du groupe si précieux des couleurs azoïqnes secondaires , que cette branche acquit dans la maison une importance toujours plus considérable et vint à dépasser celle des autres fabrications.

Le nombre des premières couleurs azoîques, obtenues par Nietzki, fut successivement augmenté par une série d'autres représentants importants de cette catégorie , parmi lesquels il faut surtout ciler les noirs de Biebrich brevetés. Puis vinrent les couleurs naphtamines , colorants immédiats pour coton deauances variées. En 1889, ^" installa la fabrication des rosiudulines; ces colorants, ti^s oppréciés, r^ultent des recherches sur le groupe des indulines de 0. Fischer et E. Hepp. C'est en 1 889 que la maison a lancé la para-rosaniline-synthétique , dérivé de la condensation de la nitrobenzaldéhyde et aniline. Eugène Fischer et Oppermann parvinrent à rattacher à cette fabrication et à rendre industrielle la synthèse d'indigo Baeyer (o-nitrobenzaldéhyde et acétone). En 1899, le sel d'indigo fut livré à la consommation. 11 trouve son application principale dans l'impressiou siu* coton et Da été dépassé, jusqu'à présent, sous ce rapport, par aucun autre produit de ce genre.' La maison a trouvé, tout récemment, un nouveau procédé d'application du sel d'indigo qui joint, k un avantage pécuniaire maix^nant, celui de permettre la fixation de l'indigo artificiel sur la fibre par vaporisage et de le combiner ainsi avec d'autres couleurs vapeur. Ce nouveau procédé d'application répond à un réel besoio de l'impression sur coton. Dans ces tout derniers temps , la maison a lancé différentes marques de noirs et de bruns sul&niline appartenant au groupe des colorants sulfm'és.

Elle s'occupe aussi, depuis longtemps, de la préparation des médicaments synthétiques ; en i885 die mit en vente un succédané de l'iodoforme, l'iodol, découvert par les professeurs Ciamician et Siiber, puis l'antifébrine et , plus tard , l'orexine , un stomachique découvert par les professeurs Paal et Busch, les préparations à l'acide cinnamiqne, «rHétol et Hétocrésoln, le sommifère (rDormiol» et d'antres produits pharmaceutiques.

Une succursade a été établie, en i88â, à New-Vork ; une autre en i88â, à Kolomna près Moscou; ceile-ci a été transférée, en 1891, à Varsovie, où elle a pris une grande extension. Depuis 1894, M. le docteur Eugène Fischer est le directeur de la maison.

M, K, Œhler (V., VI.). — Siège de la maison à Offenbach-sur-Mcin. Propriétaires : MM. Edouard Œhler et Ferdinand Boehm.

La fabrique se trouve à OlTenbach ; elle occupe 80 employés et 45o ouvriei*s.

Les matières premières principalement employées sont les suivantes : benzène, toluène, naphtalèiie et dérivés; déplus, comme matières auxiliaires : les acides minéraux, le fer, le sel, le charbon, la glace, l'alcool, etc.

La fabrique produit : i* produits intermédiaires pour la fabrication des couleurs, tels que le uitmbenzène, l'aniline, le sel d'aniline, le nitrotoluène , la toluidine, les bases de tolidinect de benzidine, la paranitraniline, la diphénylamine , la ^ naphtylamine, les bases de phénylènediamine et detoluy-

lènediamine , les acides sulfoconjuguës du naphtol et de la naphtylamine , a* colorants , tels que la fuchsine, la phosphine : le jaune pour peausserie, les bleus alcalins, les bleus pour coton, les bleus pour soie, le bleu d'éthylène, le bleu marine solide, le bleu solide pour coton, Tinduline, les violets de mëthyle, le brun-Bismarck, le gris solide, le rouge pour drap , la benzoflavine, les orangés, le jaune- mëtanile , la citronine , et 1^ couleurs azoîques immédiates.

La vente des produits se répartit sur toute l'Europe et la plupart des pays d'outre-mer.

19 chaudières, d'une surface de chauffe d'environ 1,800 mètres carrés, 5 7 machines à vapeur, 1 moteur à gaz, 3 moteurs électriques, d'environ 36o HP, sont en activité dans la fabrique.

La fabrique est reliée à la grande ligne ferrée par une voie de raccordement; on a projeté une installation spéciale de wagonnets aériens pour desservir les arrivages par voie d'eau.

Les produits dénommés ci-après ont été inventés dans la maison ou fabriqués en grand, pour la première fois , et mis en vente par die.

NOM COMMERCIAL

ANNÉE

INVENTEUR

DU PBODIJIT.

Bleu mélhyle pour cotoo.

Sel de soude de Tacide trlphényl-para-ros»nîline-trisulfonîque.

Bleu méthyle alcaim. .

Sel de soude de Tacide triphényl-para-rosaniline-mono-sulfoniquc.

Jaune mëtanile

Sel de soude de Facide m. aminobenzènesulfonique-azo-diphénylamine.

K. 0., Dr. E. Hepp.

Bleu d'élhylène

Produit d'oxydation de la leuco-base, obte-

K.0.,Dr.E. Hepp.

nue â partir du produit de la rcartion du sulfure de zinc en solution sulfurique, sur la nitrosodiméthylaniline.

Orangé loluyléue R. . .

Sel de soude de Tadde o-lolidine-disazo - ui. toluylènediaminesulfonique - m.

toluylènaUaininesulfonique.

K. 0., Dr. Friedlànder et Dr. Priebs.

Benzoflavine

Chlorhydrate de diaminodiphényldiméthylacridine.

K. 0., Dr. Rudolph.

Orangé loluylène G...

Sel de soude de Tacide o. tolidine>disazo-o.

crésylolcarbonique-m. toluylèned iaminesulfonique.

K.O., Dr. Rudolph et Dr. Priebs.

Jaune crésotine G. et

Sel de soude de Tacide benzidine (o. to-

K. 0.. Dr. Rudolph

]idine)-disazo-bi-o. crésylolcarbonique. .

et Dr. Priebs.

Brun loluylène R . . . .

Sel de soude de Tacide loluylèiiediaminesulfunique-disazo-bi-ni. phénylènediamîneazo-naph (ionique.

K.O.. Dr. Rudolph.

Orangé-diazo

Colorant azoïque orangé, à partir de l'acide lohiylènediaminesutfonique.

K.O., Dr. Rudolph.

Brun pour peausserie .

Sel de la bi-p. phénylènediamincdisazo-m.

phénylènediamine.

K. 0., Dr. Rudolph

et Dr. Palm.

Azo-mauvc B. et R. . . .

Sel de soude de la tolidine ( benzidine )disazo-acide-i . 8-aminonaph(ol-3.6-disulfonique-a naphtylamine.

et

K.O., Dr. Rudolph.

Naphlazurine B. clR.

Colorant disazoïque, dérivé de Tacide 1.8aminonapblol-3.6-di8ulfoniqtte H, teignant directement le coton en bleu.

K.O., Dr. Rudolph.

Bleu noir azoïque ....

Sel de soude de la tolidine-disazo-acide i .8aminonaphtol-3.6-disulfonique-m. oxydiphénylamine.

K.O., Dr. Rudolph.

Brun lotuylènc G

Sel de soude de la suirotoluylènediaminedisazo-ra. phénylènediamine.

K. 0., Dr. Rudolph cl Voges.

NOM COMMERCIAL

»ao

ANNÉB.

INVBNTEUR.

DU PIODOIT.

Orangé tolayièneRR..

K. 0., Dr. Rudolpb

disazo-bi-jS naphtylamine.

et Voges.

PhéooOavioe

Sd de soude de Tadde métanilique-azoaminopbénobulfoniqoe III.

K. 0., Dr. Rudolph.

Azo-Corinlhe

Sel de sonde do Facide toitdinedîsaio-amttioDÎque.

K. 0., Dr. Bodolph

et Voges.

Naphtazurine BB . . . .

Colorant disazoïqoe bleu , dérive do Tacide aminonaphtpUpJfonique H, teignant directemeijff te colon.

K.O.,Dr.RuJolph.

Jaune toluylène

Colorant disazoîaue jaune, teignant le coton directement, dérivé de Tacidem. toiuylè-

K. 0., Dr. Rudolph

et Voges.

diaminesnlfonique.

Brun loluylèQe nouveau RR.

Colorant polyazoîque, dérivé de Tadde rectemenl le colon.

Bleu noir toiuylène B.

Colorants tétraioîques , dérivés de Tacide

K.O., Dr. Rudolpb.

etR.

aminonaplitoldisulfonique H , teignant di-

et

rectement le colon en noir-bleu.

Bleu lolaytène nouveau B. et BB.

Colorants immédiats bleus pour coton, dérivés de Tacide i.8aminonaphtol-d.6-disulfonique H.

K. 0., Dr. Rudolpb.

Ro'ige toluylène

Colorant disazoîque, teignant directement le colon en rouge-bleu.

K.O., Dr. Rudolph et Dr. Herbabny.

Noir pour mi-laine B.

et T.

Colorant polyazoîque noir, pour coton et mi-

K. 0., Dr. Herbabny

laine.

et D., Hartmann.

Noir toluylène G

Colorant polyazoîque noir, teignant direclele coton.

K. 0., Dr. Herbabny.

BieulrÎAioleRR.etBB.

Colorants disazoîques bleus, pour tissus mélangés de toutes espèces.

K.O., Dr. Herbabny.

Les inventions de la maison sont protéo^ëes par une série de brevets allemands et étrangers.

Par la création desinstitutions suivantes, la maison a pris soin des intérêts de ses employés : 1* caisse desecoars en cas de maladie avec des obligations bien plus élevées que ne le prescrit la loi; a"" caisses (le secours pour employés et ouvriers invalides sans cantribution de leur part; 3** dotation de mariage pour jeunes fdles et &** bourses d'études pour fils d'anciens ouvriers ; 5' une caisse d'épargne dont les versements proviennent en grande partie de gratifications et primes de fabrication ; 6** une cuisine de fabrique qui délivre, au prix de revient, les aliments et les boissons; 7* une installation de bains cl douches pour ouvriers et employés; 8** la livraison gratuite de linge et de vêtements aux ouvriers spécialement occupés à la fabrication; 9** le contrôle hygiénique des installations de la fabrique par un médecin attaché à Fusine ; 1 o"" des cités ouvrières.

La fabrique a été fondée en 18&9 par M. le docteur E. Sell pour exploiter la distillation du goudron et passa, en i85o, au fondateur de la maison, M. Karl Œhler, d'Aarau.

M. Œhler s'occupait aussi à cette époque de la fabrication des apprêts pour teintures (mordants, carmin d'indigo, etc.); plus tard, la fabrique s'agrandit par l'installation d'un moulin broyeur à bois de teinture et par la préparation des extraits tinctoriaux et des laques.

En 1866, on entreprit la fabrication des couleurs d'aniline, et on débuta par la préparation d'un violet analogue au violet de Perkin par un procédé tout spécial (oxydation de l'aniline par le chlorure de chaux); puis vint la fuchsine que Ton obtint au moyen de l'oxyde de inercui*e et, plus tard, par

i'acide arsëniquc. On adjoignit à cette production celle de TaniJine , qui fut cependant bientôt abaudonnëe. On entreprit ensuite , peu à peu , la fabrication des premières couleurs d'aniline, soit des bicut» d'aniline, du vert à Taldëhyde, des violets de Hoffmann, du vert à Tiode, des bleus alcalins, des bleus poui* coton, des violets solubles, des violets de mëlhyle et du bleu dipbénylamine (bleu méthyle) , du vert à la benzaldëhyde , de Tëosiiie et des couleurs azoïques , notamment des coideurs azoïqxies immédiates pour coton.

Durant quelques annëe;, on s'occupa aussi de la fabrication de Talizarine, qui fut cependant abandonnée.

En i883, la fabrication de Tanilino fut reprise et, aujourd'hui elle tient la plus grande place dans la production de l'usine. Une fabrique spéciale pour la fabrication des acides minéraux fôt en construction.

Comme fait historique remarquable, il faut mentionner que les deux savants dont les travaux ont tracé la voie pour le développement das couleurs d'aiiline, A.-VV. Hoffmann et Peter Griess, ont travail'é dans l'usine. Hoffmann, à celte époque Privatdocent, s'occupait à extraire du goudron l'aniline dont il avait besoin pour ses travaux, et Griess était chef d'atelier de la distillatiou du goudron.

GRANDE-BRETAGNE

Bien que la Grande-Bretagne possède un certain nombre de fabriques de matières colorantes assez importantes par le chiffre d'affaires qu'elles font, grâce aux débouchés nombreux qu'il y a dans le pays môme et dans les colonies britanniques pour ces matières, aucune fabrique n'a participé à l'Exposition de 1900.

A part quelques découvertes isolées dues à des savants et à des chimistes industriels , découvertes dont quelques-unes n'ont d'ailleurs pas su être appréciées ni exploitées avec avantage, la Grande-Bretagne a peu contribué au développement de l'industrie des matières colorantes artificielles. Ses usines se contentent de fabriquer les produits connus et surtout les matières premières, ou achètent des licences de brevet.

Les importations des colorants dérivés du goudron de houille n'ont fait qu'augmenter pendant la dernière période décennale, tandis que les exportations ont diminué :

IMPORTATIONS. BXP0RTAT10!<tS.

fraDCs. francs.

1890 i4, 860, 000 i3,95o,ooo

1900 18,000,000 9,i6q,5oo

La raison de cette décadence de l'industrie des matières colorantes, est la même qu'en France, à la seule différence près que, dans le Royaume-Uni, c'est l'utilitarisme trop étroit dont sont imbus les Anglais en général qui a empêché la recherche désintéressée, la seule qui soit réellement féconde, quand, à côté, il se trouve des esprits pratiques qui savent tirer parti des résultats obtenus. Malgré la surabondance de leurs écoles techniques, où toute instruction réellement supérieure fait défaut, les Anglais sont donc, en ce qui concerne l'industrie des colorants, en retard non seulement sur l'Allemagne, mais encore sur la France.

Grande productrice d'indigo aux Indes , rAngleterre suit actuellement avec un intérêt, non exempt d'inquiétude, les progrès que fait sans cesse la fabrication de l'indigo artificiel, et voudrait parer au danger qui menace les immenses cultures de ses possessions asiatiques. Nous verrons plus loin les tentatives qu'elle fait pour améliorer ses exploitations agricoles, ainsi que les traitements ayant pour but l'extraction de la matière colorante de ses plantes à indigo. Il est fort à craindre que les mesures qu'elle vient de prendre ne soient insuffisantes ou trop tardives pour empêcher le développement définitif et durable de la fabrication de l'indigotine artificielle.

Au nombre des tentatives qui ont été faites pour parer à cette éventualité, il convient (le citer celle d'un exposant au pavillon des Indes :

M. CovENTRY (Bernard), à Dalring Sarai Jirhoot (Bengale) (Indes britanniques).

Sous le nom de Patent Indigo, cet exposant a montré de Tindigo en cubes et à Tétat piteux, exempt de matières étrangères et ne renfermant que Tindigotine , ie rouge d'indigo , le brun d'indigo, qui sont nécessaires pour obtenir les différentes nuances qu est susceptible de fournir une bonne matière colorante. Parmi les échantillons il s'en trouvait, d'après l'exposant, qui renfermaient plus d'indimbineque n'en contiennent d'ordinaire les meilleurs indigos. Ce produit est, sans aucun doute, oblena ea parlant des indigos commerciaux qu'on a purifiés au moyen de la méthode à l'acide sulfurique, bien connue depuis de longues années.

ITALIE

On sait que la teinturerie et, en particulier, la teinture sur soie est une industrie assez développée en Italie. De grandes usines d'impression , ainsi que des teintureries sur laine et coton, se sont d'autre part fondées depuis quelques années dans le Nord de la Péninsule et écoulent leurs produits non seulement en Italie, mais aussi à l'étranger, notamment dans l'Amérique du Sud.

Il n'est donc pas surprenant devoir s'installer dans le pays, non pas des usines de matières colorantes artificielles, mais des fabriques d'extraits de bois de teinture et de quelques produits chimiques simples employés comme mordants ou décolorants. Pai-mi celles-ci, nous citerons :

MM. Lepetit, Dollfvss et Gansser, à Milan.

Fondée en 1 868, celte maison fabrique des extraits de bois de teinture et des extraits tannants , dans deux usmes situées à Suse près Turin et à Garenio ( Gunes). Elle produit aussi quelques couleurs solbrées (cachou de Laval, nigrosulfine , brun suUine), des sniforicînates , des mordants pour impression, del'ean oxygénée, etc.

Ole occupe 188 ouvriers, 7 employés et 3 chimistes, et traite annuellement 3o,ooo tonnes de ma* tières premières dont 96,5oo tonnes de chàtaigner, mimosa, quebracho, sumac et anti'es matières taonautes. Les matières colorantes sont vendues en Italie , les deux tiers des extraits pour la tannerie sont exporta Les affaires totales des deux usines atteignent q,&oo,ooo francs.

G». XIV. — Cl. «7. — T. H.

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