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Dans toute cette série de produits que contient le goudron, nous passons sous silence les anilines, les phénols, la naphtaline, etc., dont les uns restent dans les huiles lourdes en plus ou moins grandes quantités, et dont les autres sont extraits pour servir de matière première pour la fabrication de colorants artificiels et d'explosifs. Il en est ainsi de la naphtaline par exemple qui, par nitration, fournit un produit explosif et, par oxydation, au moyen de Tanhydride sulfurique, de lacide phtalique, point de départ de la fabrication des phtaléines (fluorescéine, éosines, rhodaimnes, anisolines, etc.), et de Tindigo.
Pour la Compagnie il n'y a plus actuellement de résidus. Le r^idu acide provenant du traitemeot des huiles légères était le seid produit non utilisé il y a qudques années encore. Il constituait un sujet de gène pour le voisinage, car on ne pouvait Técouler à T^ut. On est arrivé à le transformer en sulfate oonunerdal en le saturant dans des appareils spéciaux évitant toute odeur, et à obtenir de plus de la pyridine, utilisée à f étranger (Allemagne) pour la dénaturation de Talcool.
Eaux ammoniacales, — La quantité énorme d'eaux ammoniacales diluées que produisent des usines comme celles de la Compagnie nécessite des traitements spéciaux , si Ton ne veut pas s'exposer à des pertes ou à une augmentation des firais généraux.
La Compagnie a résolu le problème en distillant ses eaux ammoniacales dans des appareils h colonne qui lui permettent de recueillir l'ammoniaque, ou dans de l'acide sulfurique pour le transformer en sulfate pour l'agriculture, ou sous la forme d'ammoniaque liquide qu'eUe vend en touries ou en fûts aux teinturiers, aux fabricants de soude à l'ammoniaque ou à d'autres établissements qui le convertissent en chlorhydrate , azotate ou carbonate.
Matières épurantes, — Quant aux matières épurantes, elles ont aussi reçu une utilisation depuis quelques années. La Compagnie les prépare en vue de leur traitement pour la fabrication du bleu de Prusse. Ces matières, à l'état brut tout venant, renferment une quantité de cyanogène combinée qui correspond de lo à la p. loo de bleu de Prusse, et dles sont livrées à M. Arnould en vue de la fabrication des prussiates et des cyanures.
Le coke est aussi l'objet d'une manutention spéciale qui est nécessitée par la grande masse qui est produite.
Une partie est passée au broyeur et classée par grosseur en raison de ses applications multiples. Quant au poussier, il est aggloméré à l'aide du brai provenant du goudron et converti en briquettes qui sont employées avec succès pour le chauffage des générateurs fixes.
Le grajMte, enfin, retiré lors du nettoyage des cornues, qui se fait tous les deux ou trois mois et en fin de service, est livré tel quel aux diverses usines qui l'emploient pour la fabrication de charbons électriques, de charbons de piles, etc.
U n'y a pas jusqu'au mâchefer qui ne soit utilisé pour la confection de carreaux dits trcarreanx mâchefer?}, carreaux de daUage très durs fabriqués à la briquetterie de la Compagnie.
En résumé, la Compagnie, grâce à une direction intelligente et soucieuse du progrès, grftce aussi à un personnel dévoué, a su tirer un parti judicieux de tous les produits provenant de la distSlation de la houille et a contribué largement, depuis sa fondation, aux divers perfectionnements qui ont été successivement introduits dans cette importante industrie du gaz et de ses sous-produits.
En 189g, die a livré 3a5 millions de mètres cubes de gaz servant à l'éclairage, au chauffage et aussi conune force motrice; le nombre des machines à gaz fonctionnant le 3i décembre 1899, à Paris et dans les conununes que la compagnie éclaire est, en effet, de 9,989 moteurs d'une force totale de 19,590 chevaux-vapeur environ. La consonunation de ces machines s'est âevée, pour la même année, à io,io3,ooo mètres cubes.
Les eaux ammoniacales ont fourni i,5oo tonnes d'ammoniaque et 10,000 tonnes de sulfate.
Les matières épurantes ont produit une quantité de prussiate et de cyanures correspondant à 1 .000 tonnes de bleu de Prusse.
On a livré, en outre, 90 millions d'hectolitres de coke et 1,000 tonnes de charbon de cornues.
La Compagnie, soucieuse du bien-élre de sou personnel, a fonde diverses institutions de prévoyance ([u'eUe a largement dotées :
Caisse de prévoyance, ayant pour but d'assurer les soms médicaux et pharmaceutiques aux employés et ouvriers malades ou blessés, de leur aHouer pendant leur maladie une indemnité ^ale à la moitié de leur traitement ou de leur sidaire, de pourvoir gratuitement à leurs funérailles et de venir en aide aux veuves et aux enfants mineurs des employés et ouvriers décédés.
Caisses des retraites pour les employés et les ouvriers.
Caisse d'économie , qui a pour objet de faciliter aux employés et aux ouvriers , sans frais ni perte de temps, le placement des économies qu'ils peuvent faire chaque mois sur leurs traitements ou leurs
Bourses d'études. — La Compagnie accorde des bourses aux Écoles d arts et métiers , aux Écoles des hautes études commerciales, dans les lycées de TÉtat et dans les Écoles supérieures municipsdes, aux enfants de quelques s^ents dont elle encourage les aptitudes et le bon travail , en allégeant les chaiges de leurs parents.
Dbutsch [Les fils de ^4.), [de la Meurthe], rue de Châteaudun, 5o, à Paris.
Cette maison importante, et par son étendue et aussi par les perfectionnements qu'elle a introduits dans les procédés de fabrication, a été fondée, en i8&3, par M. Alexandre Deutsch (de la Meurthe), et ne comprenait à cette époque qu'une fabrique d'huile de graissage, de distillation des bois résineux et d'épuration d'huiles v^étales.
En 1869 , dès l'apparition des huiles de pétrole, la maison fut en France une des premières à rechercher les meilleurs procédés pour la fabrication et l'utilisation de ce produit.
Depuis cette époque, la maison prit sans cesse un développement grandissant. Ses installations comprennent :
Pour les huiles v^étales, die a créé V Huilerie de l* Ouest, au Havre, et une nouvdle épuration d'hunes à Pantin.
Pour les huiles minérales, elle possède deux usines principales : l'une à Saint-Loubès (Gironde), l'autre à Rouen; celle-ci raffine à elle seule, journellement, environ â5o,ooo litres de pétrole brut.
Elle possède, en outre, un vaste établissement à Pantin, sur le canal de l'Ourcq, servant d'entrepôt en vrac, avec ateliers de fabrication, d'emballage, d'emplissage , etc., et desservant la région de Paris ainsi que l'Est de la France.
£31e possède également des entrepôts analogues à Juvisy, à Nancy, Lyon, Nantes, Bordeaux, etc., destina à alimenter les régions avoisinanted.
Pour le transport des produits des usines aux entrepôts , la maison possède toute ime flotille de remorqueurs et de bateaux-citernes et, en outre, pour les voies de terre, de nombreux wagons-^ citernes.
De plus, pour le transport en' France de ses matières premières, depuis les lieux de production jusqu'à ses usines, MM. Deutsch possèdent deux grands vapeurs citernes, dont l'un, le Lion, d'une capacité de 3, 000 tonnes « fut le premier construit en France.
A côté de son industrie principale des huiles de pétrole, la maison a établi, dès 1886, dans son usine de Pantin, des ateliers pour la fabrication de la paraffine et des bougies de paraffine , jusqu'alors importées d'Angleterre et d'Allemagne.
En 1893 , elle créa en France, dans une usine à Pantin , l'industrie de la cérésine, extraite de l'ozokérite ou cire minérale naturelle, et livra ainsi à la consommation un produit très recherché pour de nombreux usages.
NOMENCLATURE DES PRODUITS COMMERCIAUX FABRIQUAS DANS LES USINES DE MM. LES FILS DE A. DEUTSCH.
DÉSIGNATION DES PRODUITS