EXPOSANTS
MM. DE Lai RE et 0% rue Saint-Charles, à Grenelle-Paris.
Celte maison fiit créée en 1876 par M. G. de Laire, qui établit sa première usine rue Sainl- Charies.
De 1876 à 1889, 1^^ principaux produits exploités furent la vanilline, Théliotropine, la coumarine, l'aldéhyde anisique, les éthers de la série cinnamique, ceux du naphtol, Tacélophénone, la ben&ophénone, Textrait d'iris, le gaïacol, etc.; enfin en 1889, le musc artificiel.
La Société G. de Laire et C'* avait acquis, en 1876, la licence du brevet français Haarmaun pour la préparation de la vanilline, en partant de la coniférine, et la licence du brevet français Reimer pour la production d'aldéhydes aromatiques , par l'action du chloroforme et des alcalis sur les phénols.
En 1876 fut pris le brevet G. de Laire, pour la fabrication de la vanflline par l'oxydation do l'acétyl-eugénol , et en 1878, celai pour la préparation des homologues de la vanilline.
Depuis 1889, la maison (dont la raison sociale est de Laire et C'", depuis 189a, époque à laquelle M. Ed. de Laire devint directeur de la Société) s'est développée rapidement et régulièrement. Les anciennes fabrications ont été perfectionnées, des corps industriels nouveaux ont été trouvés, des corps connus, mais sans emploi encore, ont été appliqués à divei-ses industries, fabriqués en grand, à des prix en permettant la vente , enfin la puissance d'action industrielle de la Société a plus que doublé sous tous les rapports.
En 1890 (brevets finançais, belge, anglais et américains de G. de Laire de 1890), les brevets sm* l'iso-eugénol et surtout sur l'acétyl-iso-eugénol ont modifié les conditions industrielles de production de la vanilline et ont permis de vendre aujourd'hui ce produit dans des conditions donnant le parfum de la vanilline à un prix plus de vingt fois moins cher que le prix moyen de la vanille naturelle dans ces dernières années.
En 1891, la Société de Laire et G" a également pris en France, en Belgique et en Angleterre les brevets de l'acide vanilloyl-carbnniqne, et en 1894, elle obtint la licence du brevet français Haarmann et Reimer, pour la préparation par l'oxydation de l'eugénol et de Tiso-eugc^nol au moyen des pemxydes alcalins.
La Sociét(^ de Liiro et C% avec le brevet Baur, a eu, en France, le premier corps arlificiel capable de remplacer en industrie le musc naturel.
Elle a pris les certificats d'addition rattachés à ce brevet. En iSgS, elle obtint les licences des brevets Tiemann (français, anglais et belge), pour la préparation de Tionone. Depuis, elle en est devenue propriétaire ainsi que des autres brevets et certificats d addition pris en France et en Angleterre par Tiemann , et se rapportant aux oétones à odeur de violette.
Les derniers certificats d^addition pris à ces brevets, en France, Tout été pai* elle.
Enfin, en 1897, Ed. de Laire a pris en Angleterre, Amérique et Canada, les brevets pour la prération de riso-ionone.
Applications nouvelles de corps connus. — En même temps qu'ils travaillaient et exploitaient ces brevets, MM. de Laire et C" prenaient des corps déjà connus (mais restés à Tétat de raretés de laboratoire) comme le terpinéol, laldéhyde phénylacétique, etc., prévoyaient IVmploi dont ils étaient susceptibles, en montaient la fabrication et leur créaient des débouchés.
Le terpinéol est devenu une des matières premières les plus employées en parfumerie et savonnerie.
L'odeui* de lilas (et de muguet), si fraîche et agréable, n'avait pu être obtenue ni par la distillation ordinaire, ni par Tenfleurage, ni artificidlement.
En 1888, en étudiant les dérivés de Tessence de térébenthine, ils furent séduits par Todeur du terpinéol (corps étudié déjà par A. Von Baeyer, Bouchardat , Wallach , etc. ) et Tidée leur vint de loffrir à la parfumerie.
Lancé sous le nom de tnvguet, il devint, en 1890-1891, le parfum à la mode pour les extraits, puis fut adopté pour les savons et aujourd'hui, il se vend partout.
Fabrication industrielle d'articles connus. — Dans ces dernières années, la maison s'est appliquée à la production de corps industriels, matières premières de ses fabrications (anéthol, eugénol, safrol, iso^ugénol, iso-safrol, citral, terpine, alcools de l'essence de géranium , aldéhyde benzoîque, etc.
Elle a aussi entrepris la fabrication de corps purs constituants de nombreuses essences (linalol, thymol, carvacrol, cinéol, géraniol, aldéhyde cinnamique, citronnellol, carvol, etc.). C'est pour cette fabrication de ses matières premières et le travail des constituants des huiles essentidles qu'a été construite une seconde usine aux MouUneaux. Commencée en 1897, cette usine a été bâtie aux portes de Paris, dans un quartier neuf, industriel, sur un terrain adossé d'un cAté à une ligne de chemins de fer, et de l'autre longeant la Seine. Cet établissement comporte trois laboratoires scientifiques et des atdiers ou ont été entrepris une série de fabrications nouvelles.
Personnel. — Le personnel est composé de la façon suivante : un directeur, un sous-directeur, un ingénieur (École centrale), 4iuit chimistes dont trois employés principdement aux travaux de recherches et cinq à la surveillance des fabrications , un chef de contentieux , deux contremaîtres , un mécanicien électricien, deux chefs de forge et io4 employés ordinaires et ouvriers.
La maison a des représentants en Amérique, en Angleterre, à Bruxelles, àSaint-Pélei^bourg, à Turin, etc.
Force industrielle actuelle. — La surface occupée (à Crenelie et aux Moulineaux) est de 1 3,000 mètres environ.
La surface de chauffe des chaudières est de 3 80 mètres carrés (cinq générateurs) pour l'usine de Grenelle, et de 334 mèti-es carrés (deux générateurs) pour celle d'Issy, soit en tout yiA mètres carr^.
La force motrice fournie par deux machines à vapeur est de 78 chevaux.
IjCS deux usines possèdent un matériel complet de forge, d ajustage et de chaudronnerie, qui leur permet de faire, avec leurs propres moyens, la plupart des montages d'appareils.
Nous venons de voir révolution rapide qu'a subie la maison de Laire et C" depuis sa création jusqu'à nos jours, grÀce aux nombreuses innovations et aux perfeclicmnemeiils successifs qu'elle a introduits dans sa fabrication.
Maigre la baisse de prix qu*ont subi les principaux articles qui foiil Tobjet de iVxpioitation de la maison , son chiffre d'affaires a augmenté dans la proportion suivante :
Années
L'esprit dans lequel la maison de Laii'e et C" est dii*igë, Tinfluence prédominante qu'y exerce rëlëmenl scientifique, influence qui se manifeste par les découvertes et les progrès dont elle a été le si^e, et aussi par la pureté et la belle qudité des produits qui en sortent, justifient amplement la prospérité croissante qui a marqué la belle carrière de cet établissement.