LA MÉTROPOLE DE L'EST
quent, depuis les plus modestes jusqu'aux broderies les plus riches, qui s'exportent dans le monde entier, car on a déjà vu des mouchoirs de poche avec broderies tellement fines qu'on en a offert loo marcks de la pièce, des draps de lit à aSo marcks l'un, etc. Cette exposition complètement gratuite est ouverte au public, à l'hôtel de ville de Lorquin.
Et, pourtaiil, jamais peiit-f^tre les circonstances ne furent pl is favorables pour entreprendre d'organiser ces institutions diverses d'enseignement artistique et industriel. Nancy a l'ambition de devenir la grande métropole de l'Est. L'Université lorraine est créée. La société qui a doté la ville et la région de l'Ecole professionnelle fonde en ce moment vme Ecole supérieure de commerce. Une Ecole régionale de chimie est en projet, dans des conditions de fonctionnement imminent. Un mouvement d'art intense se manifeste partout. Le Conservatoire de musique organise des concerts pidjlics où une population enthousiaste acclame les œuvres les plus élevées et les plus sévères des maîtres français et étrangers. La Société des Amis des arts et l'Association des artistes lorrains font périodiquement, la première à Nancy, la seconde dans toutes les villes de la province, des expositions périodiques qui obtiennent un succès populaire. Reprenant résolument les grandes traditions artistiques du passé, la municipalité restaure les monuments anciens qu'hier on 'Songeait à démolir; elle décore d'œuvres d'art ses palais, ses jardins, ses promenades et ses places publiques; elle agrandit ses musées. Dans la cité de Jacques Gallot, de Claude Lorrain, des Adam, de Bagard, de Héré, de Jean Lamour, de Mique, de Grandville et d'Isabey, une grande école, où toutes les industries artistiques de la Lorraine, — celles dont la floraison superbe actuelle l'enorgueillit, et celles qui, dans leur prospérité, assurent sa richesse, — viendraient recruter abondamment des maîtres, des artistes et des ouvriers, doit former le couronnement des institutions, réalisées ou rêvées, pour justifier la haute et noble ambition de ressusciter la gloire et la puissance de la capitale de Charles III et de Stanislas.