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b) Hydrographie et géologie.! — La vallée de la Serrière a été creusée dans le Jura par la rivière de ce nom. La source de la Serrière, de nature vauclusienne, est à une altitude de 470 m., son parcours est d’une longueur de 665 mètres. La différence d’altitude entre la source et le lac de Neuchâtel dont il est tributaire est de 35,76 à 38,53 m. ?
L'eau de la Serrière a une température assez constante de 8 à 90.
L’eau de la source de la Serrière, ne présentant pas de garanties au point de vue bactériologique, ne peut être utilisée ni comme eau potable, ni comme eau de lavage d’appareils ou d’ustensiles servant, par ex., à la préparation des chocolats ou des cacaos, mais seulement pour les gros lavages de fabriques.
Prise à la source, l’eau révèle à l’analyse 120 mgr. de chaux (Ca0) et 8 mer. de Fer (Fe). En outre on y trouve des traces d’azotates (NO*’), d’azotites (NO?’), sels ammoniacaux (NH#), Oxyde de magnésium (MgO), Sulfates (SO#”).
La dureté de l’eau est de 2104.
Il est intéressant de suivre la composition chimique de l’eau sur son parcours ; nous lisons à ce sujet dans un Rapport à la Fabrique de papier de NRA par À. Dind, ingénieur, (4 septembre 1916), ce qui suit :
D'après l’examen chimique et microscopique, l’eau de la Serrière est peu altérée par son passage dans la Fabrique de papier. D’après les analyses chimiques, les matières en suspension retenues par filtration à travers une feuille d'amiante, desséchées à 1000C., donnent 4,6 à 9,1 mulligrammes par litre, c’est-à-dire des quantités extrêmement faibles.
L'examen microscopique révèle dans ces quelques milligrammes des fibres de la fabrication de papier, en plus quelques grains d’amidon dans le prélèvement après les moulins Bossy et quelques débris végétaux dans le prélèvement en aval du Pont Alexandre...
Au point de vue de la limpidité, il suffit de parcourir la Serrière en partant de la source où l’eau est généralement très limpide en régime normal, pour constater son changement d’état sur son parcours. Après la Fabrique de papier, elle est légèrement trouble et blanchie par l’eau de fabrication et par le chlore, puis se charge d’impuretés et de matières flottantes sur tout le parcours et arrive au Pont Alexandre certainement beaucoup plus trouble et beaucoup plus chargée qu’à la sortie de la Fabrique de papier. Lors des crues subites, l’eau de la Serrière à la source, apparaît trouble, c’est-à-dire chargée de matières calcaires et terreuses.
Le débit de la source est relativement constant ; il varie entre 320 litres-seconde et 11.100 litres-seconde (min. et max. observés dans la période de 1891-1903). Voici les moyennes établies pour la période 1893- 1919, d’après les observations faites par M. S. de Perrot, ingénieur.
1 Nous devons les renseignements concernant la géologie à l’obligeance de M. le Prof, E. Argand et de M. E. Wegmann, assistant à l’Institut géologique de l’Université de Neuchâtel.
2 Les observations de DüuPasquier (1891-95) et de S. de Perrot (1895-1913) montrent que le niveau le plus élevé depuis 1888 a été de 434,24 m. le 15 juillet 1910, et le plus bas de 431,47 m. le 127 mars 1891.
Débit moyen :
2260 litres-seconde.
320-500 lit.-sec. pendant 26 jours. 4000-4500 lit.-sec. pendant 13 jours.
500-1000 » » 871005 4500-5000 » » 91%) 1000-1500 » » 56. » 5000-5500 » » FRITES) 1500-2000 » » VEDRERES 5500-6000 » » 5 at 2000-2500 » » DS 6000-7000 » » 1142) 2500-3000 ». » 20 7000-8000 » » F »
3000-3500 » » DTA) 8000-9000 » » De) 3500-4000 » » TGS 9000 et plus » » 2 »
Comparée à d’autres sources vauclusiennes, la Serrière varie relativement peu, puisque le rapport des débits extrêmes observés n’est qée 1:37 (pour la source de la Doux ou de l’Areuse, ce rapport est de 1 : 500). 1
Cet avantage a contribué à faire de la Serrière une des rivières les plus exploitées du pays. Les industriels y trouvent une force motrice considérable et suffisamment constante. Nombre d’usines se sont construites sur ses rives ; aujourd’hui, de la source à l'embouchure, s’étage une longue suite de fabriques, de scieries, de minoteries.
Le champ collecteur de la Serrière est très étendu par rapport à la longueur du cours d’eau superficiel de la rivière. Il se trouve situé dans les mêmes régions que celui du Seyon, « c’est-à-dire sur les flancs rocheux de la cuvette du Val de Ruz. Mais tandis que le Seyon recueille les eaux de-la surface du remplissage tertiaire et morainique de celle-ci, le champ collecteur de la Serrière entoure celui du Seyon comme une orbite et se continue au-dessous, si bien que la cuvette étanche, dans laquelle se concentrent les eaux du Seyon, est süuperposée à la cuvette beaucoup plus grande du champ collecteur et de concentration de la Serrière. Ce dernier, pour la partie qui n’est pas couverte par le bassin du Seyon, mesure 90 km?, tandis que le bassin du Seyon en mesure seulement 30. Le total des deux bassins est donc de 120 km.?» ?
Le fonctionnement des eaux de la Serrière est des plus intéressants. Les précipitations atmosphériques du Val de Ruz pénètrent dans les boutonnières d’érosion pratiquées à travers la couverture morainique (affleurant à la Borcarderie) et sont collectées dans des graviers qui reposent sur la molasse, laquelle est rendue imperméable par ses niveaux marneux. C'est là la première couche imperméable que rencontrent les eaux d'infiltration ; on en compte encore trois principales : les marnes d’'Hauterive, le purbeck et l’argovien. Au-dessus de chacune d’elles, une nappe phréatique se forme. Par des décrochements, Peau peut passer d’étage en étage.
L’axe de l'antielinal. de Chaumont s’infléchit vers la gorge du Seyon et s’élève de nouveau au delà des gorges de l’Areuse vers la Montagne. de Boudry. Dans l'intervalle, cet axe n’est pas horizontal, mais décrit ‘ plusieurs ondulations. Entre les ombilies formés de cette façon, l’eau s'échappe par les lignes de points bas. C’est ainsi que la continuité des eaux des deux côtés de l’antichinal est assurée. L’eau baigne toute là série du jurassique supérieur et du crétacé inférieur, et à l’endroit où
1 Diclionnaire Géographique de la Suisse, t. IV, p. 638. = Dictionnaire Géographique de la Suisse, t. IV, p. 688.°
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creusée dans la pierre jaune et surtout dans urgonien inférieur et supérieur. Ces couches montrent une inclinaison de 8 à 159 et la Serrière coule à même la roche, tandis que sur les flancs de la montagne en dehors de la vallée de Serrières, les roches sont recouvertes de dépôts glaciaires. 1
c) Climat. — Serrières jouit du climat tempéré de la région du lac de Neuchâtel. Vu l'absence d'observations météorologiques faites à Serrières même, nous avons dû nous contenter des chiffres donnés par l'Observatoire cantonal à Neuchâtel (488 m.), chiffres qui en général peuvent s'appliquer à Serrières. Cependant certaines parties de la gorge, moins ensoleillées que le vignoble, ont une température quelque peu inférieure à celle que nous indiquons.
La température moyenne annuelle est de 809 C. Voici les moyennes mensuelles des températures de l’air pour une période de 53 ans (1864-
TA Vient Ne 008 Tolets se Ass 1806
PÉTER R er ANTENNES 100 AOÛ bas etes te Are PSE 1708
MARS Sn non etre 402 Septembre 2.424544 1404
PAS D RSR er Le LE 809 OctobreesesE Etam 808
NAT ET RE 1209 Novembre serre re 400
AT UEN GRMRE PA E 1605 Décembre 22m, 005 Moyenne annuelle 27.22. 809
Les moyennes des années 1864 à 1916, groupées par saisons, nous donnent ies chiffres suivants :
Hiver (décembre, janvier, février) Printemps (mars, avril, mai) Eté (juin, juillet, août) PR TE PERS LS AE ANS 1706 Automne (septembre, octobre, novembre)
Le nombre des jours où la température descend au-dessous de zéro est en moyenne de 40 par an. La température la plus basse a été observée au cours de l'hiver 1880 : —170C. ; les chaleurs les plus fortes ont été
de 330C.
La moyenne des précipitations est de 955 mm.
Moyennes mensuelles de pluie ou de neige de 1864 à 1916 :
AE de à 5 nee 55 mm. Fuite RErE 93 mm.
ME FÉVTEL TS TES 59 » AOÛT RES ER 10410) Mais LEARN 66 » Septembre ....... Le MAUR) Arles 69 » Oérobren tem 92 »
NAT Rs CERN Er 80 » Novembre ....... 80 »
Ds ee 10208) Décembre, L'HAPEN77RRS
1 Voir G. RITTER, La Raisse (Histoire del a formation de la Serrière) dans Bull. de la Société des Sciences Naturelles de Neuchâtel, t. X XIV, p. 88.