‹ Les industries insalubres; établissements classésChapitre 71 sur 153 · CENDRES · texte numérisé non relu

CENDRES

d"* Installer à proximité des locaux une ou plusieurs prises d'eau sous pression pour manches à incendie ;

lOo Toujours dispos»:r d*une provision de sable meuble et d'une pelle pour le manipuler.

Celluloïd an dissolution [Dépôt de). — »" classe.

Les dissolutions du celluloïd dans l*ah*.ool et l'éther, racétone, Téiher acétique sont employées, comme nous Tarons to, au coUngo du celluloïd. Ces solutions sont dangereuses, autant par le celluloïd qu'elles contiennent que par le dissolyaut qui peut émettre des vapeurs inflammables. Les ateliers qui en contiennent plus de 20 litres sont compris dans la deuxième classe.

Condition i . — 1^ Autant que possible, construire les ateliers en matériaux incombustibles :

2<^ Faire la dissolution de celluloïd dans un local séparé des ateliers et placer les récipients bien bouchés dans une armoire avec porte en fer fermant à clef ;

3^ Conserver les objets en celluloïd dans les conditions prescrites aux dépôts de cette matière ;

4® Disposer d*une provision de sable m<^uble pour parer à tout commencement d*incendie.

Cendres d'orlôvre [Traitement des) par le phmb. —

Dans le« ateliers d*orfèvrerie« on recueille toutes les pous«ière3,tous les ré!<idu8, chiffons, etc , ayant servi à frotter les métaux précieux. Ces différents objets sont brûlés^ puis soumis à la coupellation avec du plomb pour en retirer le métal.

Conditions. — 1^ Fermer toutes les ouvertures donnant sur la voie publique et sur les propriétés voisines ;

2^ Bien ventiler les ateliers ;

3** Placer les fourneaux et les coupelles sous des hottes conduisant les fumées dans une cheminée à tirage puissant ;

4^ Construire les fours de façon que la chaleur ne puisse incommoder les voisins.

Cendres gravelées.

1« Avec dégagement de la fumée au dehors. — Z^* classe ;

2^ Avec combustion ou condensation des fumées. -• J2* classe.

La combustion de matières organiques, telles que les sarments de la

Tigoe, des lies de vin, vinasses de betterayes^ etc., employés dans la fabrication des cendres gravelées formées de carbonate de potasse impur, produit de^ fumées Acres, épaisses, piquantes, désagréables et fort incommodes pour le voisinage . Ces fumées ont également une action nuisible sur la végétation environnante.

Conditions. — \^ N'autoriser les fabriques de première classe qu*à une grande distance des habitations ;

2<* Lorsqu^on fait la calcination dans des fours fermés, les disposer de manière à diriger les gaz et vapeurs dans les foyers ou établir des dispositifs spéciaux ayant pour objet la destruction des

30 Elever la cheminée de 30 à 40 mètres, selon la position de l'usine, par rapport aux habitations les plus rapprochées ;

40 Recueillir la masse incandescente de carbonate de potasse dans un appareil spécial construit de telle sorte que les gaz puissent être dirige sur les foyers ou dans les appareils servant à les brûler ;

&> Surmouter de hottes les chaudières à évaporation lorsqu'il en existe dans la fabrique ;

6« Déverser les eaux k Tégout ;

1*^ Enlever fréquemment les résidus qui peuvent être utilisés comme engrais.

'Cendres de varechs (Lessivage des) pour ^extraction des sels de potasse. — 3« classe.

Les cendres de varechs s'obtiennent parla combuslion de diflérontes plantes marines désignées vulgairement sous le nom do varechs. Ces plantes, rejelées au rivage ou récoltées à marée basse sur les côtes de i*(>céan ou de la Manche, sont d*abord mi«es à sécher au soleil, puis incinérées dans des fosses garnies d'un revêtement en briques réfractaires.

Le produit do la combustion, qui constitue les cendres do varechs, se présente fous forme de blocs solides, compacts, dont ou extrait les sels de potasse par lessivage. Les blocs sont broyés, puis placés dans des appareils spéciaux où on le^^ épuise méthodiquement avec de l'eau. On concentre la solution dans dos chaudière<( en fer jusqu'à ce qu'elle marque 3« Baume à chaud ; on la verse alors dans des bacs, où après refroidissement, le chlorure de potassium se dépose on cristaux, purifiés ensuite.

Conditions. -^ l'^ Imperméabiliser le sol des ateliers et cimenter les murs jusqu'à un mètre au-dessus du sol ;

GÉRUSB 535

Oo Placer au-dessuâ des chaudières des hottes perm''ttant de diriger les vapeurs daus la cheminée ;

3^ Elever cette dernière à la hauteur des souches des cheminées voisines ;

4® Fermer toutes les ouvertures donnant sur la voie publique ou sur les propriétés voisines ;

5<> Ne déverser les eaux à Tégout ou à la rivière qu'après neutra* lisation.

Céruse ou blanc de plomb [Fabrication de la). — 3« classe.

La céruso ou blanc de plomb est le carbonalo do plomb 9\ u^ilé en peinture malgré sa toxicité. On robtient industriellement par plusieurs procôdé». Lo procédé de Clichy. ou procédé français^ le plus ancien, consiste à diriger un cpurant diacide caibonique dans une di«8olutioa d'acétate basique de plomb et à recueillir le précîpii4 qu'il suffit de laver à Teau et de desséchar.

Dans le procédé dit hollandais^ on iniroduit des lame^^ de plomb, roulées en spirales, dans des pot< de grès au fond desquels on verse une petite quantité de vinaigre. Ces pots, recouverts d*u3 disque do plomb, sont placée ]es uns à côté des autres dans des chambres en maçonnerie, où on les superpose en nombreuses rangées séparées par des couches do fumier. La fernacntation du fumier produit un dégagement diacide carbonique et une élévation de température à la suilo de laquelle Tacide acétique ou vinaigre Jissout le plomb pour former un acétate qui est lui- même transformé en carbonate de plomb |'ar Fucide carbonique dégagé. L'opéraion demande deux à trois mois.

lyyns' \\ méthode autrichienne^ des lames de plomb sont introduites dans des caisses en bois étanches avec un mélange «le vinaigre eldemarc du raisins. Les caisses sont placées dans des chambres chauffées à des températures variant entre 25 et 45 à 50 degrés centigrades. L'opération dure 30 à 3-) jours.

Quel que soit le procédé employé, la céruse obtenue est séparée du métal non décomposé dans des appareils hermétiquement clos. Le broyagp, le bluta»fe do la céruse doivent également être pratiqué^ dans des appareils clos de façon à empêcher la dispersion de ces poussières dangereuses.

Voir à la 3« partie, chapitre V, page 229 Tirstruction rédigée par le Conseil d'hygiène de la Seine relative à la fabrication et à la manipulation des composés du plomb

Conditions. — 1<> Ventiler très énergiquement les ateliers ; 2^ Se conformer aux prescriptions précitées du Conseil d'hygiène de la Seine ;

3^ Laver à grande eau et très fréquemment le sol, les murs, les charpentes des ateliers ;

40 Obliger les ouvriers à changer de vêtements avant de pénétrer dans les ateliers, à porter des gants et à se munir d*un masque pendant toutes les manipulations ;

5* Exiger d'eux qu*à la sortie de l'atelier, ils se lavent soigneusement les mains, le visage et même le corps, lorsqu^on pourra disposer d*une douche ou de baignoires ;

6<» Placer au-dessus de la chaudière servant à la fusion du plomb une hotte communiquant avec une cheminée à tirage puissant ;

7<> Prescrire, lorsqu'il sera possible, de faire toutes manipulations en milieu humide.

Chairs, débris et issues (Dépôts de) provenant de Vabatage des animaux, — /*"* classe.

Conditions imposées dans le département de la Seine par la Préfecture de police. — l^ Le sol des dépôts sera imperméable avec pente convenable pour le facile écoulement des eaux résiduaires ou de lavage ;

2^ Les murs seront cimentés jusqu'à une hauteur de 1 m. 50 audessus du sol ; au-dessus ils seront blanchis à la chaux au moins une fois par an, au mois de mai ;

3*^ Les bois apparents seront, tous les ans, le même mois, peints

rhuile ou enduits de goudron ;

4*^ Les cours seront pavées avec rejointement en ciment ;

5* Les dépôts seront ventilés énergiquement nu moyen de lanternons à lames de persiennes disposés au sommet du toit;

6<> Les eaux résiduaires seront écoulées sou terrai nement à Tégout ; un robinet fileté, branché sur un tuyau de conduite amenant les eaux de la ville, sera installé dans le dépôt même ;

8^ En outre des lavages à grande eau, on fera tous les jours des lavages à leau chlorurée, préparée le jour même ;

9<> Le local et li cour seront maintenus en parfait état de propreté et de bon entretien.

Chaxnoiseries. — 2^ classe.

Les cbamoiseries sont des usines où Ton chatnoise les peaux, c'est-àdire où on les rend souples et moelleuses. Les peaux sont lavées à Teaii courante, traitées par la chaux, débarrassées des poils, de Tépiderme et des chairs, en trois ou quatre opérations successives, puis foulées et enduites d'huile de poisson, enfin dégraissées et séchées

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