III. — Commissionnaires
(t Los commissionnaires qui ne seraient pas classés ne pourront avoir de celluloïd à nu do quelque nature qu*il soit. Ils n*auront que le droit d'ouvrir chaque paquet pour en vériûer le contenu.
'< Ces règles sont données à titre d'indication et peuvent être remplacées par des mesures équivalentes appropriées aux diverses circonstances d^installation. >•
Celluloïd ou produits nitrés analogues (Fabrication
du), — i^^ cla8.se.
Conditions, — 1® Eloigner les usines des habitations ;
2" Construire les ateliers et magasins en matériaux incombustibles ou, en cas d'impossibilité, recouvrir de plâtre tous les bois apparents ;
3<» Ventiler énergiquement les ateliers et magasins et en imperméabiliser le sol ;
4** N'écouler les eaux résiduaires h Tégout qu'après neutralisation complète ;
5" Effectuer le mélange des acides nitrique et sulfurique à l'avance et ne pas dépasser la température de 25 à 30 degrés ;
6" Pratiquer Topération précédente et le traitement de la cellulose sous une hotte disposée de manière que les vapeurs acides soient dirigées dans la cheminée île l'usine ou condensées ;
7» Autant (^u'il sera possible, la préparation et la conservation de la nitro-cellulose devront avoir lieu dans un local séparé ;
8^ Le séchage do la nitro-cellulose, opération très dangereuse et qui n*e8t pas toujours nécessaire, devi'a se faire dans un séchoir 8}iécial, chauffé à Peau chaude ;
9° Lorsqu'il n'y a pas lieu de sécher la nitro-cellulose, on l'essore; elle contient encoie après essorage 40*/o d'eau, proportion convenable pour lu préparation du celluloïd. On ne doit, autant que possible, préparer que la quantité nécessaire au travail de la journée. Quand on en fabriquera davantage, il faudra la conserver dans un récipient en bois parfaitement fermé et étanche, de ma* nière quo l'humidité de la nitro-cellulose se maintienne à 40 pour cent;
10'' Le chauffage des laminoirs, de la presse hydraulique, do l'étuve devra être pratiqué à Peau chaude circulante. On devra veiller à ce que les températures prescrites ne soient jamais dépassées ;
11^ Les chaudières et les foyers devront être dans des locaux séparés et éloignés des ateliers et des magasins de dépôt ;
12<* Limiter la quantité de matière à traiter et à conserver en dépôt;
13® Limiter également la quantité d'alcool ou de toluène emma-
14® Disposer d'un service spécial d'incendie au moyen de bouches à eau et d'un approvisionnement de sable meuble.
Celluloïd [Ateliers de façonnage).
Les ateliers de façonnage du celluloïd sont classés ainsi quMl suit : Lorsqu'ils renferment plus de 5 kilogrammes et moins do 200 kilogrammes de celluloïd : 2^ Classe^.
Quand ils en renferment 200 kilogrammes et plus: /^^ Classe.
Le façonnage du celluloïd consiste dans la transformation du produit brut en produit ouvré. Cette tiansformation comporte des opéra* tions nombreuses, variées et nécessitant l'emploi de la chaleur et d'outils divers. La chaleur peut amener une élévation de température sufûsante pour faire enflammer et exploser le celluloïd. Les manipulations auxquelles est soumis ce produit qui a besoin d'être découpé, scié, rogné, frotté, etc., pour être façonné comme l'industriel le désire, peuvent également occasionner une élévation de température et produisent, en tout cas, des rognures, poussières, déchets et débris dangereux .
Dans certains ateliers de façonnage, les opérations que l'on fait subir au celluloïd sont lellemont in^^iguifiantcs qu'il ne peut se produire ni chaleur, ni débris ou poussières. Ces établissements, en généfal
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peu importants, ne fauraienl être traités comme les premiers au point do Tue de» conditions d^autorisation à prescrire.
Le f<«çonnage du celluloïd a attiré à plusieurs repri*es Fattention do Conseil d*hjgiène de la Seine qui a désigné, dans une séance du 8 juillet 1904, une Commission spéciale [1) chargée d*étudier celte question et particulièrement de taire connaître comment il fallait interpréter c-stto expression <( façonnage du celiuioid ».
Au nom de cette Commission, M. Paul Adam a déposé, le 19 août 1904, un rapport très intéressant dont les conclusions sui?antes ont été appi ouTées par le Conseil d'h vgiène :
<i Ilp a façonnage el par conséquent classement :
1<» Quand on emploie li chaleur ;
^ Quand on emploie des machines-outils produisant des déchets, telles que 5cies, tours, emporte pièces, molettes, tampons à poncer, ou produisant une déformation générale de lubjet (estampage) :
3* Quand ou emploie des outils à la main, permettant de scier, de découper, de rogner ou do limer le celluloïd, ou qu*on change la forme générale de Pobjet (gaufrage, plissage, confection do récipients] :
(( ^'e sont pas considérés comme étant du façonnage :
1<> Le simple polissage, quand il ne prciduit pas de poussière ;
2p Le simplj découpago, sans déchets (à l'exclnsion du sciage), lié nécesftaircment à la vente au détail du celluloïd brut [on prccrira que ce découpage se fasse en dehors du dépôt] ;
3<» Le soudage à froid et sans opération mécanique produisant des déchets ;
40 L'adaptation, à froid, sans déchets appréciables, de matières autres que le celluloïd, à un objet, déjà ouvré, en celluloïd.»
Conditions. — A. Pour les ateliers d^une certaine importance ;
lo Eloigner les ateliers des habitations et les construire en matériaux incombustibles ;
2^ Le dépôt de cdllaloïd brut sera également construit en matériaux incombustibles, avec portes en fer ; il sera, autant que pos* Bible, isolé et éloigné des ateliers et autres bâtiments de Tusine ;
do Le local du dépôt sera éclairé à la lumière du jour ou avec des lampes à incandescence ; on ne devra jamais y pénétrer avec une lumière nue ;
4<^ Limiter la quantité de celluloïd emmagasinée qui sera dispo* Bée comme il est indiqué aux dépôts de cette matière ;
5<> Les ateliers de façonnage proprement dits seront bien éclairés et bien ventilés ;
(1) Cette Commission éUit composée de Iflf . Linder rprésldent), Ptul Adam (rapporteur). Vieille, JuDfleiteh, Hanriot et Pray.
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6<» lU seront fermés par des portes battantes ouvrant iau de* hors ;
1^ On placera près de ces portes, à Textérieur -dés. ateliers, des prises deau munies de tuyaux flexibles avec lance et capables Ain servir immédiatement à Textinction d'un commencement d'incendie ;
8^ On disposera toujours d'un approvisionnement de sable meuble proportionné à Timportance de rétablissement ;
9^ Le chauffage des ateliers et des machines se fera au moyen d'un courant d'eau chaude :
lO'^ L'éclairage devra être fait au moyen de lampes à incandescence; éviter Tusage du gaz et ne jamais se servir de lampes à pétrole ou à ei^sence ;
11 <" On ne transportera dans les ateliers que les quantités de matières qui pourront être aussitôt traitées ;
12o Les machines à découper, les tours, les fraises et tous autres instruments seront disposés de telle sorte qu'il ne puisse se produire d'inflammation du celluloïd. A cet effet, des filets d'eau con« tinus arroseront les parties de matière où se produisent des frottements susceptibles d'élever la température ;
I2i^ Les débris et poussières du celluloïd seront toujours recueillis dans de Teau ;
14<> Des balayages humides fréquents du sol des ateliers empêcheront les poussières de se répandre;
15^ Les produits fabriqués seront enlevés tous les jours ou tout au moins placés dans le magasin de dépôt du celluloïd brut ;
16o Le générateur de vapeur, les machines motrices et les foyers seront isolés et séparés complètement des ateliers et du dépôt ;
n^ Interdire de fumer dans toute l'enceinte de l'établissement.
B. Pour les ateliers peu importants :
1® Quand on ne pourra pas construire les ateliers en matériaux incombustibles, on revêtira de plâtre tous les bois apparents;
S° Le celluloïd brut sera conservé dans un local séparé de l'atelier proprement dit ;
3<> On se débarrassera chaque jour des produits façonnés ;
49 On éclairera l'atelier au gaz ou avec des lampes à incandescence. Les becs de gaz seront entourés d'un manchon de verre et mieux encore d'une toile métaUique;
5<> On ne se servira ni de pétrole, ni d'essence pour l'éclairage ;
6<> Les tables de travail seront éloignées le plus possible de l'appareil de chauffage ;
iS32 INDUSTRIES INSÀLUBRBS
7* II devra y avoir un récipient plein d*eau aous chaque appar^l ou instrument ;
8^ On recueillera lee débris, rognures ou pousaièrea du celluloïd dans un seau d*eau ;
9* On devra toujours disposer dans Tatelier même d*un ou plusieurs seaux toujours pleins d*eau, pour parer à tout commencement d'incendie ;
Vy* Les ateliers seront toujours entretonus dans un g^rand état de propreté au moyen de balayages humides ou de lavages à grande eau.
Celluloïd brut ou façonné {Dépôts de).
Les dépôts de celluloïd brut ou façonné sont rangés : 10 Dans Idi première classe, lorsqu'ils en contiennent 800 kilogrammes et au-dessus :
29 Dans la deuxième classe^ lorsqu'il on existe de 200 à 800 kilogrammes ;
30 Dans la troisième classe^ quand ils en renferment plus de 10 kilogrammes et moins do 200.
Conditions. — 1<> Construire les magasins en matériaux incombustibles ; en cas d'impossibilité, recouvrir de plâtre tous les bois apparents ;
2^ Limiter la quantité de celluloïd à conserver et exiger Tisolement des locaux, lorsqu'il s'agit de dépôts importants ;
29 Ne jamais chauffer les locaux au mojen du chauffage direct, mais employer Tair chaud ou la circulation d'eau chaude en limitant la température ;
4^ Ne jamais pénétrer dans les locaux avec des lumières nues ; employer pour l'éclairage les lampes électriques à incandescence ; les interrupteurs et les coupe-circuits indispensables seront placés à l'extérieur des locaux ;
ô<> Interdire Téclairage avec des huiles ou des essences minérales ;
6<> Interdire de fumer et afficher cette interdiction sur le parement extérieur de la porte d'entrée des dépôts ;
1^ Disposer le celluloïd en plusieurs petites masses indépendantes, placées sur des étagères et séparées par des cloisonnements ;
S^ Interdire d'emmagasiner dans les locaux toute matière inflammable et principalement les liquides employés dans le travail du celluloïd et pouvant renfermer de l'alcool, du collodion, etc.