CYANURE
29 L'opération du dérochage devra toujours se faire sous des bottes à tirage puissant ;
4^ Les eaux résiduaires ne devront ôtre ôcoulées à l'égou qu'après neutralisation complète.
Cuivre \Trituration des composés du). — 5« classe,
CondiVtof». — P Fermer toutes les ouvertures donnant sur la voie publique ou sur les propriétés voisines ;
2® Eloigner les moteurs, broyeurs, pilons, bluteurB, etc., des murs mitoyens afin d*empècber Tébranlement et les trépidations de se transmettre aux maisons voisines ;
3^^ Effectuer toutes les opérations en vases clos ;
40 Munir les ouvriers de masques et de lunettes afin de les préserver de Taction des poussières cuivreuses.
Cyanure de potassium et bleu de Prusse [Fabrica-tion de),
\^ Par la calcina tion directe des matières animales avec la potasse : /'• classe ;
2o Par l'emploi de matières préalablement carbonisées en vases clos: i<* classe.
Cyanure de potassium, - Le cyanure de potassium se fabrique dans rindustrie en calcinant des matières organiques (cnatièrds animales) avec du carbonate de potasse. On le prépare dans les laboratoires en chauffant dans des creusets jusqu'à fusion complète le ferrocjauure de potassium qui se décompose en cyaoure de potassium, charbon et carbure de fer.
Ferrocyanure de potassium. — Le ferrocyanure de potassium (prussiate jaune de potasse) s'obtient par le premier procédé décrit pour la fabri* cation du cyanure de potassium, mais en ajoutant du fer aux produits soumis à la calcination.
La masse obtenue est broyée et épuisée par do l'eau bouillante. Le sel cristallise par refroidissement.
Bleu de Prusse, — Le bleu de Prusse ou ferrocyanure ferrique se prépare industriellement en calcinant dos matières animales avec du carbonate de potasse et en traitant le produit de la calcination par de l'alun et du sulfate de fer au contact de Pair.
Cette matière colorante s'obtient plus facilement en précipitant une solution de sulfate ou de chlorure ferrique par du ferrocyanure de potassium qui produit un précipité de ferrocyanure ferrique ou Bleu de Prusse,
Les ateliers où se fabriquent ces produite ont, comme principaux inconvénients, les odeurs des matières animales employées et des fumées produites^ ainsi que des eaux résiduaires très insalubres.
S58 mDUSTRIBS INSALUBRES
Conditions. — l^ Pour les usines où Ton carbonise les matières animales, se reporter aux conditions imposées à la CarbonistUion des matières animales en général ;
2^ Pour les établissements où ne s^eflTectue aucune carbonisation des matières animales :
a) Ventiler énerjçiquement le? ateliers ;
b) Imperméabiliser le sol et le disposer de telle sorte que les eaux puissent s*écouler naturellement à Tégout ;
c) Brûler les gaz et vapeurs produits dans les fours et cornues ; (/] Munir de couvercles les cbaudières et placer au-dessus des
hottes dirigeant les g^az et buées dans la cheminée de Tusine ;
«) Ne jamais conserver de résidus dans l'usine; employer les matières dès leur arrivée et se débarrasser chaque jour des résidus de la fabrication ;
f] Mettre en garde les ouvriei*s contre la toxicité de quelquesuns des produits fabriqués.
Cyanure rouge de potassium ou prussiate rouge de potasse. — 5« classe.
Le cyanure rouge de potassium [forrocjanure de potassium) se prépare en général par l'action du chlore sur le lerrocjanare de potassium. L*opération se fait Foit par voie sèche, soii par voie humide.
C'est ce dernier procédé qui est le plus souvent employé. Il consiste à faire passer un courant de chlore gazeux dans une solution d^ ferre cyanure jusqu'à ce que celle-ci ne précipite plus les sels ferriques.
Cette industrie a comme inconvénients les dégagoments de chlore, dangereux à respirer comme on le sait, et la production do buées ou vapeurs pendant la concentration des solutions.
Conditions. — 1<> Ventiler les ateliers;
2° Imperméabiliser le sol ;
3^ Avoir toujours à sa disposition une bonbonne d*ammoniaque pour se pré&erver d'un dégagement fortuit de chloro ;
4° Faire le dégagement de chlore sur le ferrocjanure sous des hottes à tirage puissant ;
ô^ Effectuer la concentration des solutions dans des chaudières placées sous des hottes ;
6® Déverser les eaux résiduaires à Tégout,
DÉQRAS 559
Déchets des filatures de lin, de chanvre et de jute
[Lavage et séchage en grand des), — i^ classe.
Ces décheU 8iibi8s;ent parfois des fermentations dégageant des odeurs très désagréables. D'autre part^ les déchets gras peuvent s^enflammer spontanément et être la cau^e d'incendies Enfin les eaux de lavage de ces déchets sont toujours trè<% insalubres.
Conditions, •— \^ Imperméabiliser le sol des ateliers de lavage;
2^ Construire les chambres de séchage et de dépôt en matériaux incombustibles ;
3^ Bien ventiler tous les locaux ;
4® Placer les foyers et les appareils d'éclairage à rextérieur des ateliers ;
5^ Fermer toutes les ouvertures donnant sur la voie publique ou sur les propriétés voisines ;
6<* Conduire les eaux de lavage dans des bassins à décantation et les traiter par un lait de chaux avant de les déverser à Tégout ou à la rivière ;
'70 Utiliser les boues comme engrais.
Déchets de matières filamenteuses (Dépôts de) en grand dans les villes. — 5« classe.
Ces établissements présentent des dangets d'incendie dus à J'accumulation de matières combustibles.
Conditions. — l^' Les magasins seront largement aérés ;
2^ Ils seront construits en matériaux incombustibles ou lorsqu'ils auront des charpentes en bois, elles seront recouvertes d'une couche de plâtre ;
3<> Toutes les ouvertures [fenêtres et cheminées d* aération) seront garnies de fines toiles métalliques ;
4^ Il sera interdit de pénétrer dans les magasins avec une lu* mière quelconque.
Dégras ou huile épaisse à Tusage des chamioiseurs ou corroyeurs [Fabrication de). — ^'° classe.
Les principaux inconvénients do cette industrie sont les dangers d'incendie, les odeurs produites parles matières grasses emmagasinées
(huile de poisoon, suif brun, etc.] et les vapeurs et buées dégagées des chaudières.
Conditions. — 1° Ventiler les ateliers et rendre leur sol imperméable ;
2^ Les constructions seront en matériaux incombustibles ou, tout au moins, on revêtira do plâtre tous les bois apparents ;
3^ Placer au-dessus des chaudières des hottes conduisant les vapeurs ou buées dans une cheminée qui devra être très élevée ;
4® Ne brûler dans les foyers aucune matière grasse, ni aucun tonneau en ayant renfermé ;
ry^ Enlever chaque jour tous les résidus de la fabrication ;
6» Conserver les matières premières et les produits fabriqués dans des locaux éloignés des ateliers ; ^
1"^ Disposer d*un service spécial d'incendie.
Distilleries en général, eau-^d&^vie, genièvre^ kifsch, absinthe et autres liqueurs alcooliques. — 3* ciasse.
Ces établissements présentent des dangers d'incendie.
Conditions. — 1^ Le laboratoire sera isolé et éloigné des magasins ;
2^ Il sera largement ventilé et construit en matériaux incombustibles ;
3^ Le sol sera rendu imperméable et disposé en cuvette assez profonde de manière à pouvoir recueillir les liquides répandus accidentellement ;
4* L'ouverture des foyers sera toujours placée en dehors du lal>onitoire ;
5'' Les magasins seront construits en matériaux incombustibles ou aui\>nt tout au moins tous les bois apparents recouverts d'une couche vie plâtre ;
6^' Ils seront éclairés à la lumièi^e du jour ; il sera défendu d'y pénétrer avec une lumière quelconque ;
"i^ Il sera également interdit de fumer dans toutes les parties de l'établissement ;
8* Les résidus de la fabrication seront fréquemment enlevés et employés comme engrais ;
^^ Les eaux rési.iuaires seront conduites souterrainement à l'égout ;
UV On devra toujours disposer d'une provision de sable meuble proportionnée il Timportance de l'établissement.
BAUX QRASSBS 561
Dorure et argenture sur métaux. — 5« classe.
La dorure ^i Targenture Fur métaux occasionnent des émanatioDS nuisibles dues à des Yapeurs nilreuses produites par les opérations du dérochage et à des vapeurs mercurielles lorsqu^on dore au mercure. Ces opérations s*accompagnent d'écoulements d'eaux acides.
Conditions, — 1^ Ventiler convenablement les ateliers et en rendre le sol imperméable ;
2^ Fermer toutes les ouvertures de manière à ne pas incommoder les voisins par les émanations nuisibles ;
3<* Ne déverser les eaux à l'égout qu'après neutralisation par un lait de chaux ;
A. Dérochage. — Faire cette opération sous une botte qui pourra être fermée et dont le tirage sera activé par la cheminée de Tusine ou par un aspirateur ;
B. Dorure au mercure. — Placer au-dessus des fourneaux d'amalgamation et de volatilisation du mercure une hotte à ch&ssis mobile et à tirage très puissant ;
C. Emploi des piles. — Placer les piles souh une hotte fermée ; même précaution pour les cuve*} de trempage.
N.B. - Rappeler aux industriels qu'aux termes de l'i>rdounance du 29 octobre i84G, ils doivent tenir sous clé les 8ubstances toxiques et mettre en garde les ouvriers contre les dangers des différents produits chimiques employés dans cette industrie.
Eaux grasses {Extraction pour la fabrication du savon et autres usages, des huiles contenues dans les).
1<> En vases ouverts. — /'« classe ;
2<^ En vases clos. - 2* classe.
L'odeur des eaux grasses, Técoulement d'eaux insalubres, la production de vapeurs ou buées sulfureuses, malodorantes, les dangers d'incendie sont les principaux inconvénients de cette industrie. Ces inconvénients sont très atténués dans les fabriques où les opérations s*effectuent en vases clos.
Conditions. ^\^Le^ usines où onn^opère pasen vases clos devront être établies à une grande distance des habitations et construites en matériaux incombustibles ;
2^ Les ateliers seront largement ventilés et le sol rendu imperméable ;
362 ODCsnns voiucwmms
4* Lei ecAol^ére» Km: ;
ciieau:^ treièûeTée ; 5* Oa iiiçiofter» l'oamtore i» £>Tcn a Fcsainear àa ftieiïera : 6r^ On &e dem brûjer Ihmê \bê hr^n m réâisi. mi débris de
Sr L^rb^/J a'ftx«*:erft pM î'égtK::, iet calrrcr soaiki joon,
ICf* Cocj^rrer dkxu l't^bLjéeoMfit v^at provisiai ie aUe Ue et iD*!m^>r ua Krri:» ipéû! «Tineeiiiie :
Echaodoir*.
1* Poor U prépaniioo iiduAhcUc des débm d'awmam. — /'^ cluse ;
2* Pour U prépantion des pitiés d^aniiMin propres à ralÛBeBUUoa. — 5* doue ;
Le^ éckamdoirt \ sool les êUblissemeQU oè fool soqbîs à rectioB de r<au ehaade î«« animaax abatias, le« peities d^amnevx propres à radimeoUtioD et les débris d^animaux desUnés à des prépumtiou industrielles.
Ces établiuemenu soot partie al ièremenl inalalires à cuse de« odeurs iua«éaboiides dé^gêes par remmairariQeaieoi de débris animaux plus ou moins altérés .os, pieds, léief. peaux, corocs, etc.). La production de Tapeurs et buées malodoraotes ei d*eaiix récîduaires très putrescibles sont é|i^alement les plus sérieux des incooTénienis pré»enlé< par ce« industries.
A. — Conditions à prescrire aux échaudûirt destinai à la préparation industrielle des débris dasùmaux^
1^ Installer cet établissements aussi loin que poeaible des habitations ;
2" Ventiler énergiquement les ateliers ;
3"» Rendre le sol imperméable et cimenter les mura jusqu'à 1 m. aO ou 2 mètres au-dessus du sol ;
4l^ Faire bouillir les matières dans des chaudières surmoniéea de
(I) Otiu le eoiDinerce de U bottcberie, on eppelle improprement étkmàéwif les CftMDes semAl à TAbatife des animaai.
ÉCHAUDOIRS ^63
larges hottes entraînant les vapeurs et buées à une cheminée très élevée ;
5® Traiter les matières premières dès leur arrivée à rétablissement ;
6^ Sécher à Tétuve, de préférence qu'à Tair libre, les os, la laine et autres produits sortant des chaudières ;
'7** Déposer les os, cornes, etc , dans des locaux bien sebs et les recouvrir de chaux éteinte ;
8^ Enlever fréquemment les viandes cuites, les os, les cornes, etc ;
9^ Employer les eaux résiduaires directement comme engrais ou les épurer soigneusement avant de les déverser à Tégout ;
10^ Toujours disposer de grandes quantités d'eau qui permettront des lavages fréquents du sol, des mui*s et des appareils ;
li<^ Désinfecter au moins une fois par semaine tous les locaux avec de Teau chlorurée ou formolée.
N.'B — En Allemagne, on traite les débris animaux dans dos appareils spéciaux où loules les opérations 9e font en vases clos. Les appareils le» plus employés sont coux do Venulelh et Ellenbergor de Darmstadt qui suppriment les inconvénients ?érieux occasionnés par cette industrie insalubre.
. — Condilions imposées par la Préfecture d'S police aux édiaudoirs pour la préparation des parties d'animaux propres à V alimentation .
P Le sol des diver.< ateliei*s sera rendu imperméable, disposé avec pentes convenables pour faciliter l'écoulement des eaux résiduaires et de lavages et toujours maintenu en bon éUit d*imperméablité ;
2® Les ateliers seront largement ventilés ;
3<> Les murs des ateliers seront revêtus de ciment sur une hauteur d'au moins 1 m. 95 à partir du sol ;
4^ Les bois apparents seront enduits de plâtre ou peints à rhuilfc ;
5<^ Les planchers hauts des ateliers seront également hourdés en plâtre ;
6<^ Les chaudières seront munies de couvercles et surmontées de hottes suffisamment débordantes pour capter les buées ; elles seront en relation avec une cheminée qui sera maintenue en contre-haut des souches des cheminées des maisons voisines, duns un l'a j on de 50 mètres ;
'7'' Les panses et abats ne seront reçus dans rétablissement que débarrassés des matières impropres à l'alimentation ;
HG^k INPUSTRIBS INSALUBRBS
8* Les décheit et enuz grasies seront reçus dans des réeipiento
éiaiichcB ot enlevée, ainsi que les os, tous les jours ;
9" Ln fonte des graisses et la fabrication des eng^ia sont for* in(*ll4*mciit intonlites ;
1(H' I/i^lBblisseraent sera pourvu d*eau sous pression, en abondiiiire, nv«c robincti» filetés pour les lavages :
1 1'» Les tavx de cuisson et de lavages seront écoulées à Tégout pnr uiio ciuuiiistitiou soutermine amorcée en siphon dans l'atelier d« culsHon.
Email (Application de T) sur les métaux. — 5« claue.
LVninillngû doi métaux consiste à déposer des émaux en poudru ou ( u pâte «iir les pièces à décorer et à soumettre ces pièces à iino tcinpiMaiuro «ulfi^omment élevée pour fondre ou ramollir Témail qui udli^ro alors foriomcni au métal. L'opération se fait dans des fours ou mou Ilot cliMuflrt.^A nu boi» ou au charbon qui ont Tinconvénient de pioduiro beaucoup do fuméo.
CoHiittioH^, — 1'' Munir les fours ou moufles de cheminées dont la linutour soni su|H^ncure de 3 à 4 mètres aux cheminées voisines dnnH uu ra\on de W) mèti>es ;
'l' rr\'»criiT« lo cas éohéant, le chauffage au coke des fours ou liunirtoH ;
:i' So 0\U)formor aux prcsoripitons spéciales relatives aux fumées et imrùouhC'iYnuMit à rordounance du Préfet de police du 22 juin
Emaux ,F<i6riV(U40M %r a\yec fourt mm fumivores. —
0<'t*o iivhii^^r:c ,\ c^^mmo princi^vius înconréDieiits : les fumées, les dAi^iixT^ «r iu'^n^iu\ V» |sv«;«)^ne^ <i le bruit des meules ou pilons ^'lvp^\\o^A,; b'oxA^ ^ie.< nuuo^^<^. Oer;a;ns emiax sent en oatvs très
to\ ^; o>.
r. i^;.*;.v. . l Kn \ue .^e 7Y^3»^.lser «ox iocoiiPéttîeQts dos aux ...n ^x^ ;i\.;;;»:rK.«c« v;\v!u;:e:^« :c:rose7 les menas cooditMOS
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