MARCS
Machines et wagons (Ateliers de construction de). ^ S* classe.
Les inconvénients do ces alelit^rs consistenl daiiA la fumée des forges, lo8 dangers d'incendie, le bruit des machines diverses, Tébranlement et le bruit des marteaux-pilons.
Conditions, — 1® Ventiler les ateliers ;
2<^ Recueillir au moyen de hottes spéciales les fumées des forges ;
3<> Construire la cheminée de telle façon qu'elle ait 5 mètres de plus que les cheminées voisines dans un rayon de 100 mètres ;
4^ Munir les cheminées de chicanes, ou de tout autre dispositif ayant pour effet d*empécher les flammèches de se répandre au dehors;
5<* Isoler le dépôt des vernis ;
6<* Construire les étuves en matériaux incombustibles ;
7® Prévoir un service spécial d'incendie ;
8<* Fermer les ouvertures sur le voisinage ;
9® Eloigner les machines, marteaux- pilons, etc. des murs mitoyens de manière à ne pas incommoder les voisins parle bruil ou par l'ébranlement.
Malteries. — 3« c/osse.
Imposer les mêmes conditions d^exploitation qu'aux Brasseries.
Marcs ou charrées de soude (Exploitation des] en vue d'en extraire le soufre^ soit libre^ soit combiné. — /'"^ classe.
Les marcs ou charrées de soude sont les résidus inFolubles obtenu» par la lixiviation de la soude brute. Ces résidus ont pendant longtemps été accumulés, sans aucun emploi, aux environs des fabriques de soude. Ils renferment 12 à 15 pour cent de boufreà l'état de sulfure de calcium qui, au contact de Tair^ s*oxyde et se transforme en poljsulfures solubles, en hyposulfite, sulfile et ûnalement en sulfate de chaux.
Les polysuHures de calcium se dissolvent au fur et à mesure de leur formation et, tout en dégageant des odeurs sulfureuses fort désagréablesy sont nuisibles aux végétaux et aux animaux et soulèvent les plaintes justifiées des voisins des fabriques de soude.
Depuis quelques années, on utilise les marcs ou charrées de soude pour rextrnciion du soulre par diiTéronls procédés parmi lesquels ceux
de Buquet> Hoffmann et Kopp« de Ifond, de Schaffner, de Lombard, qui permettent de fabriquer des composés sulfurés ou du soufre.
Le traitement des marcs de soade« en Tue de la récupération du soufre, consiste en général à oxyder le sulfure de calcium, à le irmnf former «a polysulfures et en byposulfitcs qui foumitsent une solution Jaunâtre, puis à décomposer cette solution par Tacide cbloriiydrique qui précipite le soufre. On lave ce dernier, on le presse, on le dessèche ou on le fond pour obtenir du soufre en canons.
Parmi les inconrénients de cette industrie signalons les productions d*odeurs et d*émanations dlijdrogène sulfuré, d*acide sulfureux, diacide chlorhjdrique, de chlore (lorsqu^on emploie des composés chlorés) et réitération des eaux. Ces inconvénients, qui peuvent être fortement atténués par les prescriptions imposées sux industriels, sont certainement moins graves que ceux causés par les marcs de soude euxmêmes.
Conditions. — 1<> N'autoriser qu'à une g^nde distance des habitations et à proximité des fabriques de soude ;
2^ Bien ventiler les ateliers et en rendre le sol imperméable ;
3** Construire les bassins en maçonnerie cimentée et parfaitement étanche ;
4^ Traiter les eaux jaunes concentrées au moyen des acides sous de larges hottes communiquant avec la cheminée de Tusine ;
5* Neutraliser les eaux avant de les déverser à Fégout, à la rivière ou à la mer.
Maroquineries. -- 3« classe.
Les ateliers où Ton fabrique le maroquin, à l^de de peanx de chè* vres le plus souvent, présentent les incouvénients suivants: odeur, eaux résiduaires insalubres provenant de la macération des peaux et de leur teinture, bniit des machines
Condiiions. — 1* Bien aérer les ateliers ;
2« Imperméabiliser le sol ;
3» Fermer les ouvertures sur les voisins ;
4? Pbœr des hottes au-dessus des cuves à teintare ;
ô' Elever la cheminée à la hauteur des cheminées voisines dans un ravon de 50 mètres ;
6^ Enlever tous les deux ou trois jours les débris et rognures de peaux;
7* Eloigner des murs mitoyens les machines à baure et à mamquiner de Ssçon à ne pas incommoder les voisins par le bruit ;
â*" Ne déverser les eaux à Tégout ou à la rivière qu après décantation, tiliration et traitement à la chaux ;