‹ Les industries insalubres; établissements classésChapitre 94 sur 153 · ORDURES MÉNAGÈRES · texte numérisé non relu

ORDURES MÉNAGÈRES

3^ Cimenter et paver le sol des coars et autres parties de l'usine ;

49 Peindre à Thuile les murs et les plafonds ou les badigeonner à la chaux ;

b^ Limiter la quantité de matières à recevoir dans l'établissement ;

6® Interdire le chiffonnage ;

1^ Traiter les matières dès leur arrivée à l'usine ;

8^ Faire l'extinction des cendres dans un espace clos, afin d'empêcher la dispersion des poussières ;

9^ Construire les fours de manière qu'ils ne laissent échapper ni gaz odorants, ni oxjde de carbone, dangereux pour les ouvriers et pour le voisinage ;

IQo Tenir les locaux en grand état de propreté.

Ordures ménagères {Broyage et trituration des).

Depuis quelques années, on a autorisé dans le département de la Seine, aprèf avis du Conseil d'hjgiène, de véritables usines où les ordures ménagères sont triées, broyées, puis transportées dans les localités où elles sont employées comme engrais. Ces établissements sont compris dans la \^ classe, sous la rubrique: c Dépâts de àaueê et immondices et voiries • .

Voici comment fonctionne à Saint-Ouen l'usine de trituration de la a Société anonyme des engrais complets» autorisée (1) en 1898 :

Le conteou des tombereaux est déposé le long d'un quai d'une longueur de 50 mètres et bordant deux grandes fosses cimentées rectangulaires. Au milieu de chacuue des fosses circule une large courroie sans fin, en coton, sur laquelle des ouvriers placent une couche de 10 à 15 centimètres de gadoues. Ces deux courroies marchent à une vitesse de 40 centimètres à la seconde et passent devant un groupe d'ouvriers qui, munis de gants très épais, opèrent le triage des objets nuisibles tels que débris de verre, de vaisselle, chiffons^ tapis, métaux, etc.

Les ordures ménagères triées sont dirigées sur des appareils broyeurs composés de disques, armés de dents d'acier, se faisant opposition el ayant pour effet de transformer les gadoues en une matière semblable à du gros terreau. Cette matière est immédiatement chargée sur viragons au moyen d'appareils automatiques et transportée aux champs où elle est employée plus volontiers que la gadoue brute non soumise au triage et au broyage.

Parmi les autres procédés de broyage employés pour la trituration des gadoues, citons encore le broyeur Cléro, utilisé par la société a La

(i) Compte-rendi» des séances du Gonsall d'hygiène pobUqoe et de ttlubrité dtt dé pertement de la Seine — 1901 — p. 88S etsnlfantei.

Salubrité urbaine ». Le broyage des ordures méaagères 8*effectue afee cet appareil au moyen de percuteurs dits vilbrequins articulés, Tenant frapper la gadoue pour la diviser et la réduire en particules jusqu^à ce qu'elle puisse passer au travers d*un crible.

D*un rapport sur le traitement des ordures ménagères présenté au Congrès national d'bygièue et de salubrité publiques, tenu en octobre 1906, a Marseille, il résulte qu'avec le nouveau broyeur*malaxcur Schœller, de la maison Weidkneicht frères et Scbœller, on arrive, non seulement à la pulvérisation complète des gadoues, mais encore à la suppression totale de leur fermentation.

Le broyeurmalazeur Schœller, adopté par la a Société parisienne des Engrais urbains », est basé sur le principe du cassage à la volée par des marteaux mobiles articulés, fixés sur un arbre tournant, à la vitesse de 1600 à 1800 tours à la minute, dans un coffre en fonte hépatite irès résistant, garni intérieurement d'un blindage en acier au manganèse.

<c La gadoue collectée en ville, par des voitures spéciales, fermées hermétiquement, est amenée à Tusine de traitement par ces voitures, qui viennent déverser leur contenu dans un long récipient, à parois maçonnéefi, construit soit en contre-bas du sol de l'usine, dans une tranchée creusée à cet eflct, soit en élévation au-dessus du sol, suivant les cas particuliers d'établissement de Tusine.

« De là, la gadoue est reprise automatiquement, par des élévateurs inclinés ou par des transporteurs horizontaux, pour être portée dans des trémies, disposées exactement au*dessus des broyeurs-malaxeurs.

a Les matières introduites dans la trémie sont aussitôt saisies par une hélice de forme spéciale qui les projette violemment dans Tintérieur du coffre, à portée des marteaux ; ceux-ci, dans leur mouvement giratoire, les frappent à la manière des fléaux employés en agriculture ; si une résistance trop grande vient à se présenter, ils cèdent, c'est-à-dire oscillent simplement sur leur axo, ce qui évite absolument tout danger do rupture.

« En une seule opération, on obtient ainsi le déflbrage, la désagrégation ou la pulvérisation, suivant les éléments de densité et de coniexture différente dont se composent les ordures ménagères. Cette opération est combinée avec un malaxage qui, se produisant dans certaines conditions, joue un rôle à la fois mécanique et chimique des plus im« portants.

« Le travail est constant et la sortie d'autant plus rapide, que les matières sont rejetées directement à l'extérieur, sans être interceptées par aucune grille de tamisage.

(c Les matières sortent du broyeur à l'état de poudre fine, uniformément noirâtre comme du terreau; eu môme temps les corps extrêmement légers et par cela même irréductibles^ tels que les menus papiers, plumes, feuilles sèches, sont refoulés à part, sous l'action du courant d^air et recueillis à l'aide d'un dispositif spécial.

« La poudre, ainsi expurgée, est tellement homogène ei bien mala*

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xée, qu*il est difficile d'y retrouver la trace dos éléments primordiaux des corps divi>«és ; elle subit un tassement qui en réduit le volume de moitié environ, en sorte que le mètre cube atteint le poids do 1100 à 1200 kilogrammes, alors qu'il n'était que de 600 kilogrammes avant le traitement

a Le phénomène de non fermentation tient à une double cause : d'abord la poudre subit une oxygénation en se mélangeant à une quan* tité d'air considérable, projetée avec force, au moment de la tritura* tion, par rhélice fixée sur l'arbre et à Taxe même de Tapparoil, de façon à faire aspirateur et ventilateur. D*autre part, les molécules des corps inertes, intimement mélangées à celles des substances organiques, en absorbent Thumidité en les désinfectant à la façon des cendres ou des poudres de charbon de bois, mises en contact avec des matières infectées ou en putréfaction. Les liquides étant absorbés, les fermentations putrides disparaissent

a Au moyen d'un agencement mécanique très simple, les ordures sont manipulées automatiquement dans des ateliers clos et couverts, depuis la fosse où on les déverse à l'état brut, Jusqu'à leur arrivée, une fois traitées, dans les véhicules destinés à les transporter sur les lieux d'emploi. »

Ajoutons que ce système de broysm^c des ordures ménagères a été adopté par la ville do Toulon dont la Municipalité assurera ainsi la re* mise des gadoues inertes à l'usine de traitement, avant le milieu de la journée et leur broyage immédiat dans les cinq heures après leur arrivée à Fusine, c'est-à-dire bien avant le moment où commence la fermentation.

Conditions, - l'^ Les tombereaux chargés d'immondices ne pourront pas stationner aux alentours de l'usine ;

2^ Les matières broyées seront enlevées quotidiennement ;

3^ Les charpentes et bois apparents seront peints à l'huile afin de ne pas s'imprégner d*odeurs ;

40 Une pente suffisante bera donnée au caniveau qui conduit les eaux résiduaires k Tégout ;

ô* Clore le mieux possible, en n*y laissant que les ouverture* nécessaires au service, le hangar où est déchargée la gadoue ;

6^ Ne laisser séjourner dans les véhicules, ni en tas, les débris destinés à être incinérés, mais les verser au fur et à mesure de leur arrivée dans les foyers ;

70 Utiliser si possible des fours [système anglais) incinérant, en vases clos et brûlant leurs fumées ;

8<* En cas d'impossibilité, organiser le tirage de ce four spécial de façon que les fumées ne puissent incommoder le voisinage ;

90 Stipuler en outre dans les arrêtés d'autorisation que les wa«

4» Construire entre les fours et la cheminée deux ou trois chambres (le condensation permettant do recueillir le plomb entraîné ;

5*^ Surmonter les portes des fours de hottes pour aspirer les vapeurs dans la cheminée qui devra être élevée de 3 à 4 mètres uudessus des souches des cheminées voisines dans un rayon de 50 mètres ;

6<* Fermer les ouvertures donnant sur la voie publique et sur les propriétés voisines ;

'7'' Faire récaillag^c du plomb et l'écrasage sous Teau ou sur des matières fortement imprég^nécs d'eau ;

8<* Faire mécaniciuement et en vases clos toutes les opérations de broyage, de blutage, etc. ;

9* Eloigner de* murs mitoyens les appareils de broyage, de blutage, etc., afin de ne pas incommoder le voisinage par le bruit ;

10'' Munir les ouvriers occupés à ce travail de lunettes et de masques-respirateurs ;

11*^ Disposer des lavabos dans une pièce située à c6tc des ateliers afin (|ue les ouvriers puissent se l&ver soigneusement aussitôt leur travail terminé ;

12** Avoir un vestiaire muni de vêtements de travail que les ouvriers doivent cidevcr dès la sortie des ateliers.

Miroirs métalliques [Fabrique de) et autres aldiers employant des moulons .

1° Où Ton emploie des marteaux no pesant pas plus de 2o kilogrammes, et n'ayant que 1 mèlre au plu3 de longueur de chute. — 3* classe;

2° Où Ton emploie des marteaux ne pesant pas plus de 25 kilogrammes, et ayant plus de 1 mètre do longueur de chute. - 2^ classe;

30 Où Ton emploie des marteaux d'un poids supérieur à 25 kilograirmes, quelle que soit la longueur do chute. — 2'^ classe.

Les inconvénients de ces établissemonls sont le bruit et Tébranlement. Imposer les conditions d'exploitation prescrites aux Forges et Chaudro/inertes de crosses œuvres.

Morues [Sécherirs des). — '2" classe.

Les inconvénients de ces établissements proviennent principalement des mauvaises odeurs qu'ils dégagent et dos eaux putrescibles qu'ils produisent.

Condilions. — 1'^ Eloigner ces établissements le plus possible des habitations ;

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