‹ Les industries insalubres; établissements classésChapitre 96 sur 153 · OLIVES · texte numérisé non relu

OLIVES

2^ Construire les ateliers en matériaux incombustibles ; en cimenter le sol et les ventiler énergiquement ;

30 Faire toutes les opérations en vases clos et brûler sous les foyers ou dans des appareils spéciaux les gaz et les vapeurs ; les diriger ensuite dans une cheminée très élevée ;

49 Pratiquer également en vases clos le broyage, la pulvérisation et le tamisage du noir ;

ô<> Employer des os secs et ayant subi au préalable Topération du débouillage ; calciner au plus tôt les os frais, si Ton en reçoit.

Noir minéral (Fabrication du) par le broyage des résidus de la distillation des schistes bitumineux. — 5* classe.

Conditions. — 1^ Ventiler les ateliers et éviter les ouvertures sur la voie publique ou sur les propriétés voisines ;

2^ Lorsqu'on calcine le noir, opérer en vases clos ; broyer en vases clos également.

Oignons {Dessication des) dans les villes. — • H* classe.

Conditions. — !<> Dessécher les oignons en vases clos ou dans des fours fermés ;

2® Diriger les gaz ou vapeurs vers une cheminée à bon tirage ;

30 Fermer les ouvertures donnant sur la voie publique ou sur les propriétés voisines ;

49 Ventiler les ateliers ;

5® Revêtir de plâtre ou de chaux tous les bois apparents.

Olives [Confiserie des). ^ 3« classe.

On confit les olives en les faisant .macérer pendant quelques Jours avec une lessive plus ou moins concentrée de soude ou de potasse obtenue avec de la chaux et du carbonate de soude ou dépotasse. Lorsque, grâce à ce traitement, les oli?es ont perdu leur amertume, on les lave et on les conserve dans une dissolution de sel marin que Ton a préalablement fait bouillir avec des plantes aromatiques.

Conditions. — 1® Cimenter le sol des ateliers et les ventiler;

29 Enlever les résidus tous les 2 ou 3 jours dans des tonneaux et les transporter aux champs où ils seront utilisés comme engrais ;

3^ Neutraliser les eaux alcalines avant leur déversement à Tégout ou à la rivière. «^^

610 INPUSTRIBS INSALUBRES

OrdureA ménagères (/ncîfi^ra/ûm ou carbonisation des). a) Queli que soient rétat et la quantité traitée Joarnellement :

h) A l*état Tert, sUl en est traité au plut 150 tonnes par jour et ti leur traitement est opéré sans triage et exécuté dans les yingt-quatre heures de leur apport: i« cUsss.

L*incinération des ordures ménagères est le meilleur mojen de se débarrasser de ces résidus essentiellement insalubres. Ce procédé a des tendances à se généraliser un peu partout, sauf en France, où il rencontre des résistances inexplicables.

L^opération se Cait dans des fours spéciaux parmi lesquels nous citerons ceux de Horsfall, Frjer, Beaman et Dear, Womer, Heenan, Meldrum, etc. et Pappareil Tobianski dont un essai a été autorisé à Saint- Mandéen 1903.

La plupart des fours sont disposés de manière à dessécher les ordures ménagères, puis à les brûler, sans addition de combu^ible, car la plupart des gadoues sont auto-comburantes lorsqu'elles ne sont pas mélangées aux boues et aux poussières des rues. La température atteinte dans ces fours est en général très éleyée et la chaleur produite par la combustion est le plus souTent emplojée à la production de Tapeur ou d'électricité.

Les établissements où Ton incinère les ordures ménagères ont ou peuTent avoir TinconTénient de dégager des odeurs désagréables, des fumées, des gas tels que Tacide carbonique et Toxjde de carbone, des poussières.

Ces inconvénients sont très atténués, pourne pas dire presque annihilés, dans les fours dont le fonctionnement est bien réglé et dont la construction ne laisse rien à désirer, c*est-è-dire dans ceux qui répondent aux conditions suivantes posées en 1896 par Pingénieur anglais Ma« cadam:

lo Brûler toute la partie combustible des gadoues, sans émiasion d'odeurs et de gaz nuisibles : le résidu ne doit dès lors plus contenir de carbone et les gaz doivent être complètement brûlés ;

2<> Laisser sur les cendres une bonne cendre brillante et claire, naos mauvaise odeur ;

30 Produire finalement une scorie vitrifiée, inodore, utilisable pour Tempierrement des routes, la fabrication du ciment, etc.

Nous avons pu nous convaincre personnellement que les fours Horsiall (12 fours) installés à Bruxelles, prosque dans Tagglomération, ne présentaient aucun inconvénient sérieux.

Conditions, — 1^ Eloigner des habitations les établissements de 1^ classe ;

2^ Disposer les fours sous de grands hangars ouverte de tons côtés ou tout au moins très largenient aérés ;

ORDURBS MÉNAGÈRES 611

30 Cimenter et paver le sol des cours et autres parties de Tusine ;

40 Peindre à Thuile les murs et les plafonds ou les badigeonner à la chaux ;

b^ Limiter la quantité de matières à recevoir dans l'établissement ;

6<» Interdire le chiffonnage ;

1^ Traiter les matières dès leur arrivée à 1* usine ;

8^ Faire Textinction des cendres dans un espace clos, afin d'empêcher la dispersion des poussières ;

9^ Construire les fours de manière qu'ils ne laissent échapper ni gaz odorants, ni oxyde de carbone, dangereux pour lea ouvriers et pour le voisinage ;

IQo Tenir les locaux en grand état de propreté.

Ordures ménagères [Broyage et trituration dss).

Depuis quelques années, on a autorisé dans le déparlement de la Seine, après avis du Conseil d*hjgiène, de véritables usines où les ordures ménagères sont triées, broyées, puis transportées dans les localités où elles sont employées comme engrais. Ces établissements sont compris dans la \^ classe, sous la rubrique: < Dépâts de boueê et imr mandices et voiries » .

Voici comment fonctionne à Saint-Ouen l'usine de trituration de la a Société anonyme des engrais complets» autorisée (1) en 1898 :

Le contenu des tombereaux est déposé le long d'un quai d'une Ion* gueur de 50 mètres et bordant deux grandes fosses cimentées rectangulaires. Au milieu de chacune des fosses circule une large courroie sans 6n, en coton, sur laquelle des ouvriers placent une couche de 10 à 15 centimètres de gadoues. Ces deux courroies marchent à une vitesse de 40 centimètres à la seconde et passent devant un groupe d'ouvriers qui, munis de gants très épais, opèrent le triage des objets nuisibles tels que débris de verre, de vaisselle, chiffons^ tapis, métaux, etc.

Les ordures ménsgèros triées sont dirigées sur des appareils broyeurs composés de disques, armés de dents d'acier, se faisant opposition et ayant pour effet de transformer les gadoues en une matière semblable à du gros terreau . Cette matière est immédiatement chargée sur wagons au moyen d'appareils automatiques et transportée aux champs où elle est employée plus volontiers que la gadoue brute non soumise au triage et au broyage.

Parmi les autres procédés de broyage employés pour la trituration des gadoues, citons encore le broyeur Cléro, utilisé par la société « La

(1) Compte-rendu des sé&nces du (Conseil d'hyfçièoe publique et de tilabrlté du d4 pertement de la Seine — IfKtt — p. iS) eisuifantee.

612 INDUSTBIBS INSALDBRBS

Salubrité urbaiae >. Le broyage des ordures ménagères s*eflreciue avec cet appareil au moyen de percuteurs dits vilbrequins articulés. Tenant frapper la gadoue pour la diviser et la réduire en particules jusqu*à ce qu'elle puisse passer au travers d'un crible.

D'un rapport sur le traitement des ordures ménagères présenté au Congrès national d'hygiène et de salubrité publiques, tenu en octobre 1906, a Marseille, il résulte qu'avec le nouveau broyeur-malaxeur Scbœller, de la maison Weidkneicht frères et Schœller, on arrive, non seulement à la pulvérisation complète des gadoues, mais encore à la suppression totale de leur fermentation.

Le broyeu^malazeur Scbœller, adopté par la « Société parisienne des Engrais urbains », est basé sur le principe du cassage à la volée par des marteaux mobiles articulés, fixés sur unarbretournant, à la vitesse de 1600 h 1800 tours à la minute, dans un cofTre en fonte hépatite irès résistant, garni intérieurement d'un blindage en acier au manganèse.

(c La gadoue collectée en ville, par dos voitures spéciales, fermées hermétiquement, est amenée à Tusine de traitement par ces voitures, qui viennent déverser leur contenu dans un long récipient, à parois maçonnées, construit soit en contre-bas du sol de l'usine, dans une tranchée creusée à cet eilet, soit en élévation au-dessus du sol, suivant les cas particuliers d'établissement de Tusine.

c De là, la gadoue est reprise automatiquement, par des élévateurs inclinés ou par des transporteurs horizontaux, pour être portée dans des trémies, dispos^écs exactement au-dessus des broyeurs-malaxeurs.

c( Les matières introduites dans la trémie sont aussitôt saisies par une hélice de forme spéciale qui les projette violemment dans Tintérieur du cofTre, à portée d(is marteaux ; ceux-ci, dans leur mouvement giratoire, les frappent à la manière des fléaux employés en agriculture ; si une résistance trop grande vient à se présenter, ils cèdent, c'est-à-dire oscillent simplement sur leur axe, ce qui évite absolument tout danger do rupture.

« En une seule opération, on obtient ainsi le défibrage, la désagrégation ou la pulvérisation, suivant les éléments de densité et de coniexture différente dont se composent les ordures ménagères. Cette opération est combinée avec un malaxage qui, se produisant dans certaines conditions, joue un rôle à la fois mécanique et chimique des plus importants.

« Le travail est constant et la sortie d'autant plus rapide, que les matières sont rejetées directement à Textériour, sans être interceptées par aucune grille de tamisage.

a Les matières sortent du broyeur à l'état de poudre fine, uniformément noirâtre comme du terreau; en môme temps les corps extrêmement légers et par cela même irréductibles^ tels que les menus papiers, plumes, feuilles sèches, sont refoulés à part, sous Taction du courant d*air et recueillis à l'aide d'un dispositif spécial.

« La poudre, ainsi expurgée, est tellement homogène et bien mala*

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