ORDURES MÉNAGÈRES
xée, qu*il est difficile dV retrouver la trace dos éléments primordiaux des corps divi>>és ; elle subit un tassement qui en réduit le volume de moitié environ, en sorte que le mètre cube atteint le poids de 1100 à 1200 kilogrammes, alors qu'il n'était que de 600 kilogrammes avant le traitement
a Le phénomène de non fermentation tient à une double cause : d'abord la poudre subit une oxygénation en se mélangeant à une quantité d*air considérable, projetée avec force, au moment de la tritura* tion, par rbélice fixée sur l'arbre et à Taxe même de Tapparoil, de façon à faire aspirateur et ventilateur. D*autre part, les molécules des corps inertes, intimement mélangées à celles des substances organiques, en absorbent Thumidité en les désinfectant à la façon des cendres ou des poudres de charbon de bois, mises en contact avec des matières infectées ou en putréfaction. Les liquides étant absorbés, les fermentations putrides disparaissent
c( Au mojen d'un agencement mécanique très simple, les ordures sont manipulées automatiquement dans des ateliers clos et couverts, depuis la fosse où on les déverse à Tétat brut, jusqu'à leur arrivée, une fois traitées, dans les véhicules destinés à les transporter sur les lieux d'emploi. *
Ajoutons que ce système do broyage des ordures ménagères a été adopté par la ville de Toulon dont la Municipalité assurera ainsi la remise des gadoues inertes à l'usine de traitement, avant le milieu do la journée et leur broyage immédiat dans les cinq heures après leur arrivée à l'usine, c'est-à-dire bien avant le moment où commence la fermentation.
Conditions, - l*^ Les tombereaux chargés d'immondices ne pourront pas stationner aux alentours de l'usine ;
2^ Les matièreâ broyées seront enlevées quotidiennement ;
3^^ Les charpentes et bois apparents seront peints à l'huile afin de ne pas s'imprégner d^odeurs ;
40 Une pente suffisante bora donnée au caniveau qui conduit les eaux résiduaires k Tégout ;
ô® Clore le mieux possible, en n*y laissant que les ouverture* nécessaires au service, le hangar où est déchargée la gadoue ;
6® Ne laisser séjourner dans les véhicules, ni en tas, les débris destinés à être incinérés, mais les verser au fur et à mesure de leur arrivée dans les foyers ;
1^ Utiliser si possible des fours [système anglais) incinérant, en vases clos et brûlant leurs fumées ;
8<* En cas d'impossibilité, organiser le tirage de ce four spécial de façon que les fumées ne puissent incommoder le voisinage ;
9<> Stipuler en outre dans les arrêtés d'autorisation que les wa«
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gons chargés de gadoues seront saupoudrés de chaux afin d^éyiter en cours de transport des émanations ou des odeurs.
Oraeille {Fabrication de F). —4^ei3* classes.
L'orseille est une matière colorante extraite de certains lichens par Taction simultanée de l'air, de Peau et de Tammoniaque. On fidi sécher les lichens, on les pul?érise et on les fait macérer plus ou moins longtemps stcc de Turine ou de Tammoniaque.
Les usines où cette fabrication 8*opère en vases ouTcrts sont comprises dans la /^^ elassi^ de la nomenclature. Celles où les opérations se font en vases clos et en employant l'ammoniaque à Texclusion de l'urine sont rangées dans laP* clatse.
Conditions, — l^ N'autoriser les fabriques de la première classe que loin des habitations ;
2^ Recevoir et conserver les urines dans des récipients étanches et hermétiquement clos à Fexception d*un tuyau de dégagement permettant aux gaz odorants d'aller se brûler sous les foyers ;
3<> Cimenter le sol des ateliers et les ventiler énergiquement ;
4<» Disposer au-dessus des cuves à fermentation de larges hottes à bon tirage et amenant les g^z dans une cheminée très élevée ;
&> Pulvériser les lichens en vases clos à cause des poussières ;
&^ Enlever les résidus très fréquemment dans des tonneaux fermés.
Os frala (Dépôts d^) en grand. — ^'« classe.
Conditions, » 1® N'autoriser ces établissements que très loin des habitations ;
29 Imperméabiliser le sol des locaux et des cours et revêtir les bois apparents de plâtre ou de chaux ;
39 Ventiler les ateliers au moyen de cheminées d'appel ;
4^ Laver fréquemment le sol des locaux avec de Teau chlorurée ou formolée ;
5<» A l'époque des chaleurs, répandre sur les os de l'eau additionnée de chlorure de chaux ou de formol déhyde.
Os secs en grand [Dépôts cf.) — 7« classe.
Conditions, — 1^ Fermer toutes les ouvertures des constructions donnant sur la voie publique ou sur les propriétés voisines ;
2^ Ventiler les magasins par des cheminées d'appel et cimenter le sol pour Je rendre imperméable ;
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30 Enduire de plâtre les bois apparents ;
4P Laver fréquemment, surtout en été, le sol et les muni à Peau chlorurée ou formolée ; 5^ Ne recevoir au dépôt que des os parfaitement secs.
Os [Torréfaction des) pour engrais. — /"^ e/ 3« classes.
Ces établissements sont compris dans la première classe lorsque les gaz produits ne sont pas brûlés ; ils sont rangés dans la deuxième doue quand les gaz sont brûlé».
Les inconvénients de ces établissements étant exactement les mêmes que ceux causés par les fabriques de noir animal et les usines où Ton distille les os, on n*aura qu'à se reporter à Tarticle Noir (Pivoire^ pour voir les conditions d'exploitation qu'il y a lieu d'exiger de la part de ces établissements.
Ouates {Pabricalion de). — 5* classe.
Conditions. — !<> Construire les ateliers en matériaux incom* bustibles et fermer les ouvertures donnant sur la voie publique et sur les propriétés voisines ;
2<> Enfermer les batteuses et les effilocheuses dans des tambours pour éviter la di£Fusion des poussières et des filaments de coton ;
30 Bien ventiler les ateliers et diriger au moyen d'un ventilateur les poussières et filaments de coton dans une chambre de condensation ;
49 Chauffer les séchoirs par la vapeur et les construire en matériaux incombustibles avec portes en fer ;
&» Eclairer les ateliers avec la lumière du jour ou au moyen d'appareils placés à Textérieur et séparés par des glaces dormantes.
Pailles et autres libres végétales {Blanchiment des). — â« classe.
Ce blanchiment s'obtient en exposant les pailles ou autres fibres vé« gétales aux vapeurs d'anhydride sulfureux.
Conditions. — l*' Les étuves de soufrage ou soufroirs seront construits en matériaux incombustibles, avec portes en fer permet* tant une fermeture parfaite pendant les opérations de soufrage ;.
6i6 ODCSTans
'l" Les wfJxrja% %erjoi M^oon ptei» ft fc
3» Ik •«roat i&saj* c'ob Pffîliffar <pi t/x r^^nt/zo :er::;i.fi«e. de r'iingr k gis salfaivax dbas k €b»> m;ttM fta iDoreo d'osé umppe maooBOYTBat de Fesiénear ;
4"^ Il T fturm ârm&tege » ârofr one &jmrfiét trè» élevée et à eoii- 4«Dier ks T»peari dau l'cfto aiv&t de ki diriger dias k die-
5^ A k eortie du 10011», ke pailkt oa sutrei objcii ÉtroDi espoiés pecdani 24 heoree ao boûm daae m eounat d'air à rextérieor des ateliers, afin qoe Taeide soUàrBox M*i»ni—ods pas ks oorrieff ;
6* Bandre k sd des ateliers imperméabks ;
7* Ne dérerser ks eaox de kvage à Fégoiit qo^apiès oaamlisatioo avec un kit de chaox.
Papier IFabricaUon du). — > doue.
ÏAs pspier est fsbriqaé avec dîflërentes sobstanoes — chifToos, pailles, etc. — triées et divisées, brojées ensuite, dont on forme une pâte s?6c de Teau et qu<$ I'od réduit en feuilles minces qui constituent k papier.
CanditUmê. — !« Construire autant que possible ks ateliars en matériaux incombustibles et en imperméabiliser k sol ;
2'» Absorber les vapeurs et buées à l'aide d*un aspirateur Faroot (voir paf^ 226) ;
3* Chauffer les séchoirs à k vapeur ;
4" Déposer les produits fabriqués dans des magasins éloi|^éa des générateurs ;
t^ Instalkr des bouches d*incendie.
Parchemineries. — 2* classe.
C*esl dans les parchemineries que Ton prépare le parchemin à Taide des poauz de mouton, de chèvre, de veau, etc. Les opérations préliminaires étant à peu près les mêmes que celles employées dans les ChamoiaerUi et dans les MégUierUi^ on se reportera à ces deux études pour les conditions techniques à imposer.
PAta A papier {Préparation de la) au moyeik de la faille ei autrsB matières combustibles. — 5^ classe,
La préparation do la pâte à papier avec la paille et autres matières combustibles est à peu près la même que celle employée pour fabriquer la pâte à papier avec des chiffons.
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Conditions. — l^ Les salles affectées au dépôt de la paille ou des vieux papiers et à leur triage mécanique ou à la main seront bien ventilées ;
2o Le sol des ateliers sera cimenté et muni de rigoles pour Técoulement des eaux ;
3» Les ateliers ou magasins ne seront éclairés qu*à la lumière du jour. A défaut^ il ne pourra être fait usage que de lumières protégées par des verres dormants ;
40 On fermera les ouvertures sur la voie publique ou sur les propriétés voisines ;
5<> Inscrire en caractères apparents et en différents points de l'usine qu*il est interdit de fumer ;
6® Placer des hottes sur les chaudières à cuisson des pites ;
70 Construire les séchoirs en matériaux incombustibles ;
8® Les eaux résiduaires seront rejetées avant qu'elles aient subi un commencement de fermentation. Elle seront largement diluées, ou mieux épurées par décantation et filtration à travers du mâchefer, avant d'être déversées à la rivière ou à Tégout ;
9<* Avoir un approvisionnement d*eau pour le cas d'incendie, ou mieux disposer d*un certain nombre de bouches d'eau sous pression.
Peaux, étoffes et déchets de laine {Dégraissage par les huiles de pétroles et autres hydrocarbures). — 4^^ classe.
Conditions. — l^ Construire les ateliers en matériaux incombustibles et bien les ventiler ;
2^ Lorsqu'on fera le nettoyage en trempant les objets dans de la benzine ou tout autre hydrocarbure, placer les cuves sous de larges hottes et les couvrir hermétiquement dès que les opérations seront terminées ;
3* Ne jamais pénétrer dans les ateliers avec une lumière ; interdire d'y fumer ;
4® Faire les distillations ou rectifications par chauflage à la vapeur, la chaudière et le foyer étant placés en dehors de l'atelier ;
ô<> Se conformer au décret du 19 mai 1873 pour le dépôt des hydrocarbures ;
6® Imposer des conditions analogxies aux usines où l'on emploie le sulfure de carbone pour le dégraissage ;
70 Disposer à tout instant d'une provision de sable meuble à utiliser en cas d^incendie.
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2^ ^.a*«œr fe iol de* *ieLier* ; te
3^ Tr*.>r te '/ok-Ài, te lei.- *rr.T«ie a Tasoe :
4'' ^>xi»tniire :«Ji oi ieox bftsûiii mank ie grilte dpssûné» à r^ti^cur te «lébni o j décîi«u ^ paux. te pMls et à déeuiter te éA'iz r*:%kiiMn% ^rknl leur 6&>.ilemeat a Fégoai ;
f/- I>» p/oiaf es te bauiai a iéeanutioa teroot carte ei kYès t/>iiii te jouni après une déeinfectioii préalable :
f/» I>!9« ^Iks ieroDt également fré:iiieiiuiieQt nettoTéet el désiiifertéea ;
7^ Conatruire le féeboir en matériaux inoombostibte a?ecporiea en fer ;
H^ Utiliser pour Tépuration te procédée biologique» coanua (é|;uration bactérienne de préférence;, lorsque la choae poiMiUe.
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Peaux de moutons [Séchage des). — 5^ classe.
Conditions. — !<> Fermer les ouvertures de Tatelier donnant sur la voie publique ou sur les propriétés voisines ; ventiler largement rétablissement ;
2^ Faire le séchage dans des locaux dont le sol sera imperméabilisé et dont les bois apparents seront recouverts de chaux ou de plâtre ;
3^ Opérer le battage des peaux dans des tambours fermés pour empêcher la dispersion des poussières qui devront être aspirées et dirigées soit sous les foyers de la chaudière» soit dans une chambre de condensation ;
4<* Ecouler les eaux résiduaires à Tég^ut.
Peaux salées non séchées (Dépôts de). — 5* classe. Voir ; Cuirs verts.
Peaux sèches [Dépôts de) conservées à taide de produits odorants. — 5* classe.
Il 8*agit en Tespèce de peaux de lapin et de lièvre conservées au moyen de naphtaline ou de tous autres produits odorants.
Conditions. — 1® Etablir des cheminées d'aération élevées ju»qu*à la hauteur des cheminées voisines pour assurer une ventilation énergique des magasins ;
2^ Fermer les ouvertures donnant sur la voie publique ou sur les propriétés voisines ;
3<> Munir toutes les ouvertures de rétablissement de toiles métalliques à mailles serrées destinées à empêcher la dispersion des poils et des poussières ;
4<» Laver les peaux souillées dans TateUer et conduire les eaux de lavage à Tégout ;
&> Laver fréquemment le sol et les murs des locaux avec de Teau chlorurée ou formolée ;
6o Ne jamais brûler les déchets et débris de peaux, mais les enlever deux ou trois fois par semaine ;
70 Interdire Temmag^inement des peaux fraîches.
Perchlorure de fer par dissolution du peroxyde de fer [Fabrication du). — 3« classe.
Dans ce procédé, on dissout Thydrate de sesquioxyde de fer ou
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rhémalitofinemeot pulvérisée dans de Tacide chlorhjdrique. On obtient ain^i un percblorure do fer tenant toujours en dissolution un excès de sesquioxyde de fer.
Conditions, — 1*^ Les ateliers doivent être bien ventilés ;
2^ L*opération doit se faire en vases clos, sous une hottd à bon tirage ;
3^ L*acide cblorbydrique sera condensé dans une solution alcaline ;
4^ Les eaux résiduaires devront être neutralisées avant d*étre déversées à Tégout ou à la rivière ;
b*^ La cheminée devra toujours être au moins aussi élevée que celles des maisons voisines dans un rayon de 100 mètres.
Phellosine. — /" c/a5«e.
Le produit, fabriqué sous le nom do phellosine, est de la poudre de liège pressée et agglomérée au moyen de nitrocellulose humide dissoute dans l'acétoQO.
La préparation de la matière comprend la trituration du liège, la dissolution de la nitrocellulose dans Tacétone et le mélange de la poqdre de liègo avec cette dissolution.
Le liègo, imprégné de la dissolution acétonique de nitrocellulose, est comprimé dans des moules , puis desséché dans une étuve close communiquant avec un serpentin refroidi où se condensent les vapeurs d'acétone. On obtient ainsi un liègo aggloméré, d*un grain très fin, applicable à tous les us^ages du liègo ordinaire.
La phellosine ne contient, selon la qualité, que 10 à 15 pour 100 de nitrocellulose. Elle n*est guère plus combustible que le liège ordinaire. Elle ne présente donc, dans son maniement et dans ses applications, pas plus de dangers que le liège. Mais sa préparation exige l'emploi: 10 r>e la nitrocellulose qui, bien quo contenant 50 pouc 100 d^eau, peut, dans certains cas, offrir des dangers sérieux ; 2^ de Tacétone qui, bien que moins volatile que Téther, est encore éminemment inflammable et combustible .
Conditions, — !<> L'atelier de fabrication de la nitrocellulose devra être isolé ; il sera constitué par un hangar bien ventilé ;
2^ On ne péfiétrera et ou ne travaillera dans cet atelier qu*À la lumière du jour ;
3* On limitera la quantité de nitrocellulose fabriquée journellement ;
4' Le sol de l'atelier sera imperméable et fréquemment lavé ;
5^ Les eaux acides seront neutralisées avant d*être déversées à Tégout ou au ruisseau ;