‹ Les industries monopolisées (trusts) aux États-Unis;Chapitre 37 sur 99 · Voir le Monde économique du 3 juillet · texte numérisé non relu

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2. Voir dans Le Temps du 17 janvier 1897 la lettre de M. Têtard, président du syndicat des fabricants de sucre de France.

ne le verraient pas disparaître sans regrets. C'est lui, en effet, qui, en nous isolant, en créant un marché français aussi strictement clos que le marché d'une ville au moyen âge, leur a permis l'entente qui supprime pratiquement la concurrence entre eux.

Devant la commission d'enquête du Sénat des Etats-Unis, M. Havemeyer reconnaissait le 15 juin 1894 que le tarif douanier américain donnait aux raffineurs une marge de profits plus large K II aurait pu dire aussi que le tarif, agissant comme isolateu?', était une condition indispensable à l'existence du Trust.

Au surplus, son aveu n'aurait rien ajouté à la leçon très claire des faits qui se passaient précisément à la même époque. C'était pendant la discussion du bill Wilson; les Démocrates victorieux cherchaient à adoucir les rigueurs du tarif Mac Kinley et on parlait de nouveau — comme on le fait toujours à chaque changement de législation douanière — de rendre libre la table du déjeuner, free hreakfast tahle, notamment de permettre à tout citoyen américain de sucrer son thé ou son café sans acquitter un impôt. Emus de ce danger, les principaux actionnaires de V American Sugar Reflning Company — c'est le nom officiel du Trust — s'empressèrent de vendre en sous-main une grande partie de leurs actions, sachant bien que du jour où le marché américain serait ouvert, le règne du

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