Voir von Halle, p
contre-coup toutes les secousses d'un pays en formation, puis par l'inégalité des exportations.
En 1878, à la suite des désastres rapides du phylloxéra, l'Europe demanda aux Etats-Unis quarante millions de gallons d'alcool * (un million six cent mille hectolitres); mais ce n'était là que l'effet d'un premier moment de surprise, il devait être passager. Les distillateurs français et allemands trouvèrent bien vite le moyen de compenser par l'augmentation des alcools de pommes de terre et de topinambours la diminution des alcools de vin, et eurent de moins en moins recours à l'alcool de grains des Etats- Unis. Dès l'année 1879 l'exportation américaine diminuait de moitié, dix ans après, en 1888, elle tombait au chiffre insignifiant de 250 000 gallons (10 000 hectolitres).
Les Etats-Unis devaient désormais compter à peu près exclusivement sur leur propre marché pour la consommation de leurs alcools. Et comme les tarifs douaniers réservaient ce marché aux producteurs nationaux, comme c'était un marché fermé, les distillateurs américains se réunirent à plusieurs reprises pour l'exploiter à leur aise. De 1881 à 1887, une série de pools dont le premier et le plus puissant portait le nom de Western Export Association, tentèrent d'organiser un monopole du whiskey. Comme dans l'industrie du fer et de l'acier, comme dans celle de l'anthracite, ces pools eurent une existence éphémère, et pour les mêmes raisons. Le lien entre