‹ Les industries monopolisées (trusts) aux États-Unis;Chapitre 92 sur 99 · Id., ibùl., p. 3Q · texte numérisé non relu

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tout élevés qu'ils soient, ne pourraient pas servir de base au calcul d'un tarif moyen par kilomètre, f;

Enfin M. Gunton ajoute que le bon marché apparent des télégrammes anglais est compensé par le déficit annuel du service des postes et télégraphes, couvert par l'impôt et supporté par le contribuable. Et il publie ces déficits s'appliquant in gloho à deux services distincts pour en faire supporter la responsabilité au seul service télégraphique ^ Des preuves aussi peu acceptables émanant d'un écrivain sérieux et généralement bien documenté indiquent suffisamment la faiblesse de la thèse défendue par lui.

On ne gagne rien h enlever ou h refuser au pouvoir public un service qui relève normalement de lui. Sans doute, il faut se défier de ses envahissements — nous en savons quelque chose en France, — mais on n'évite pas l'inévitable et si l'on confie à l'initiative privée une entreprise rentrant dans les attributions de l'Etat ou des municipalités sous prétexte d'éviter leur tyrannie, on aboutit tout simplement à créer un tyran de plus. C'est ce qui est arrivé aux États-Unis pour les télégraphes sur toute l'étendue du territoire comme pour les services municipaux dans un très grand nombre de villes.

En plus, la tyrannie des compagnies particulières échappe beaucoup plus facilement que celle des pouvoirs publics élus au contrôle de la nation. Elle se couvre des apparences du droit commun; elle invoque des droits acquis réellement existants; on

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