‹ Les Infections Bronchiques Chez Le VieillardChapitre 23 sur 43 · Netter, Traité de médecine Charcot et Bouchard · texte numérisé non relu

Netter, Traité de médecine Charcot et Bouchard

| — 67 — secs et humides. Souvent le malade se plaint de douleurs “dans le dos et lesmembres. La peau ést chaude, brûlante, . l'urine rare et chargée, le pouls modérément accélèré 96 à 108 pulsations. La fièvre présente des exacerbations vespérales et généralement se maintient entre 39, et 40°.

La durèe dé la maladie est plus longue que dans la pneumonie ordinaire, et le catarrhe bronchique survit aux signes d’induration pulmonaire.

La forme suffocante à un aspect plus outiéant. Le sujet est obligé de rester sur son séant. La respiration est brève, fréquente et la toux ést quinteuse, L’expectoration est visqueuse et absolument privée d’air. L’auscultation fait entendre dans toute la poitrine des râles de bronchite. Le pouls est petit, très fréquent, le visage pâle, les lèvres cyanosées : les forces déclinent très rapidement, la respiration devient trachéale, les extrémités se refroidissent, il survient du coma dans lequel succombe le malade.

Dans les cas les plus favorables les signes de bronchite capillaire disparaissent les premiers ne laissant après eux que l’inflammation des grosses bronches.

La broncho-pneumonie subaiguë, complique surtout le catarrhe chronique des bronches. C’est certainement la forme la plus frèquente, et celle que nous avons le plus souvent observée. Il y à une augmentation progressive de la dyspnée qui apparaît surtout à la suite des mouvements et qui est toujours plus marquée la nuit. Les crachats sont très épais muqueux ou purülents, nonaëérès. L'expectoration est pénible et ne procure aucun soulagement. Le malade ne se plaint guère, il reste tranquille dans son lit, la fièvre est modérée, les pommettes sont lègérement

ue

colorées. On entend dans les deux bases des râles souscrépitants fins qui s'accompagnent plus tard de respira= tion soufflante et de souffle bronchique ; le souffle estau reste fugitif, passager et il peut disparaître pour reparaitre en un autre point. Il y a aussi une lègère submatité. Les symptômes sont plus marquès le soir. Cette forme se

termine génèralement au bout de 3 semaines.

Les différences qui existent entre les diverses broncho-

pneumonies au point de vue bactériologique ont permis à Netter de créer des variétés cliniques ae ces affections, d’après le germe causal. | :

Ainsi, dans la broncho-pneumonie, au streptocoque

pyogène, on remarque au début plutôt des frissonne—

ments qu’un frisson véritable. La dyspnée est très notable, la toux est peu marquée et l’expectoration est souvent peu abondante. Les signes physiques présentent une grande variabilité et sont moins accusès que dans la

pneumonie lobaire. La durèe de ces broncho-pneumonies

estau moins de quatre à cinq semaines, le thermomètre présente pendant le cours de l'affection de grandes oscillations, et la terminaison se fait d’une facon lente...

I est un cas dans lequel on pourra & priori prévoir la nature streptococcique de la broncho-pneumonie, quels que soient d’ailleurs ses symptômes cliniques, celui dans lequel la maladie succède à un érisypèle de la peau ou des muqueuses. AE

On admet en effet aujourd’hui l'identité du streptoco-

que broncho-pneumonique et du streptoco que de lérisypêle.

ne.

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