CHAPITRE V
LES FORMES BRONCHO-PNEUMONIQUES D’INFECTIONS BRONCHIQUES CHEZ LE VIEILLARD.
“Nous n'avons s pas À À ä insister ici sur la pathogénie de la | broncho-pneumonie en général, nous av ons dit déjà à diverses reprises que. l'anatomie pathologique démontre 5 nettement son origine bronchique. ù
Ajoutons d ‘ailleurs que nous n ‘avons en vue ici que les broncho-pneumonies descendantes comme on les appelle, | et non celles qui peuvent être la conséquence d'infections ‘sanguines primitives. Les broncho-pneumonies du vieil lard n’ont jusqu'ici donné lieu qu’à des travaux en nombre restreint. I n existe" guère dans la littérature médicale qu’un cas de Massalongo, sept de Netter auxquels “ajouterons dix cas dus à M. U. Mounier, et une observation personnelle. | hrs
Les conclusions qui ressortent des travaux de M. Monnier sur les infections chroniques du vieillard sont : que les broncho-pneumonies doivent être pathogèniquement et peut-être cliniquement parlant divisées en deux grands groupes. = ie
-1° La forme broncho-pneumonique simple ; Fe NET forme broncho-pneumonique infectante ou < forine pyohèmique.
1° Za forme. broncho-pneumonique simple.
Au point de vue cliniqué nous ne saurions mieux faire que de rappeler ici en résumé les travaux de Netter sur ce point. Ce sont des conclusions aux quelles M; Monnier
s’est rallié lui-même après les études on nous avons parlé.
: Nous nous bornerons a un aperçu c'inique: sur - la broncho pneumonie du vieillard en adoptant la division - que donne Netter(1) : forme asphyæique, sujfocante, ou subaiguë.Gette division on le voit est purement clinique, et ces à
trois aspects que peut présenter la broncho-pneumonie chez le vieillard pourraient s’appliquer d’une façon générale,
à toutes les formes bactériologiques. Nous devrons donc donner ensuite les symptômes se rapportant plus particu=
lièrement à certaines formes bactériologiques de bronchopneumonie. |
La forme aiguë débute assez soudainement par dés :
frissonnements où même par un frisson vrai. ; Le malade se plaint de céphalalgie, de sècheresse de la
gorge. Il y à un peu de dyspnée. La respiration est brève, :
la toux violente, les crachats abondants, surtout muqueux, quelquefois mélangés de pus et même de sang.
La percussion montre des zônes multiples, limitées, de submatité ou de matité vraie, et dang les parties correspondantes on entend du souffle bronchique ou de la brocho-phonie. Dans le reste de la poitrine il ya des râles