‹ Les Infections Bronchiques Chez Le VieillardChapitre 35 sur 43 · Brousse, Th. Agrégation, Paris. E · texte numérisé non relu

Brousse, Th. Agrégation, Paris. E

A la partie antérieure au contraire les côtes s’allongent et portent le sternum en avant. De plus, toutes les pièces du sternum soudées entre elles, sont unies aux côtes par des cartilages ossifiès, de sorte que la cage thoracique se meut tout d’une pièce; enfin la colonne vertébrale est diminuée de hauteur par l’aplatissement des muscles intervertébraux; elle est souvent courbèe en avant. De tous ces changements il résulte :

1° Le rapprochement du bord inférieur de la cage thoracique et de la crête iliaque ; 2° Le rétrécissement des espaces intercostaux ; 3° La diminution de capacité de la couche thoracique. Les plèvres présentent souvent-une coloration blanchâtre, un aspect louche, dus à un épaississement plus ou moins marqué; d'autre part il existe des adhérences surtout dans les parties supérieures du poumon s’accompagnant le plus souvent de sclérose pulmonaire assez fréquente chez le vieillard. Les poumons proprement dits prèsentent une transformation typique : leurs cellules sont trés agrandies. Hourman et Dechambre distinguent trois types parmi les poumons des vieillards.

Le premier type étant celui de l'adulte ne nous intéresse pas. Le deuxième type est celui d’un poumon à forme irrégulière, mais petit, baigne de sérosité, contenu dans un thorax rétréci, les cellules au lieu d’être arrondies et régulières se présentent allongées en ellipse.

Enfin le troisième type comprend des poumons flètris, baignès dans une sérosité abondante et appliqués à la colonne vertébrale dans un thorax rétréci.

. Dans ce type les cellules pulmonaires n’offrent plus

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A EU TEE EL je, déterminent une tation ne ie le d

Ho

nes. Et ce n’est pas leur seule lésion ; trés souvent elles

se calcifient. Nous avons pu maintes fois observer parmi

les vieillards que nous avons soignés, une induration des veines périphériques, et en particulier de la saphène interne. PR

Artères. — Parmi les lésions les plus communes de la vieillesse on peut citer celles des artères, qui d’après Bichat, se rencontrent 7 fois sur 10. :

Ce n’est pas le nombre d’annéés - qui fait la sénilité, mais l’état de nos artères. On a l’âge de ses artères, a dit Cazalis. res

Il y a cependant des exceptions, on cite partout l’his-

toire de Thomas Parr qui mourut à 152 ans, et dont l’autopsie faite par Harvey ne révéla aucune lésion vascu- Jaire. Charcot, dans une communication de l’Acadèmie

de Médecine, cite le cas d’une femme de 103 ans qui n’avait pas d’athérôme.

Ces faits, très rares, d’ailleurs, prouvent une fois de

plus, que l’âge ne peut toujours, scientifiquement par-

länt, se mesurer au nombre des années.

l’altération sénile des artères est constituée par ‘les lésions anatomiques que lon désigne sous le nom d’athérome ou dartério-sclérose. .

Lorsqu'on -incise une artère athéromateuse, elle reste béante et présente. un épaississement et une consistance plus grande de ses parois. C’est la membrane interne qui

. est la plus altérée, elle est parsemée de plaques irrègu- liéres plus ou moins étendues et nombreuses. Ces plaques

de couleur variable, quoique généralement jaunâtres, ont

tantôt une consistance fluctuante et tantôt calcaire suivant que le foyer athéromateux s’est transformé en bouillie graisseuse ou qu’il s’est infiltré de sels calcaires. Si le vaisseau est de petit volume la plaque athéromateuse peut en faire le tour et transformer le vaisseau en un conduit ossiforme. Toutes les endartérites de longue durée s’accompagnent d’un épaississement de la tunique externe avec production de cellules nombreuses entre les faisceaux du tissu conjonctif. En un mot elles se compliquent

‘de péri-artérite chronique.

. Cœur. — Quant au cœur, loin d’être atrophié comme les autres organes, il est plutôt hypertrophié. Il arrive cependant encore assez souvent qu’il soit trouvé absolument sain. é | k Quoiqu'il en soit, cette hypertrophie porte sur les deux ventricules contrairement à ce qui se passe pour les cas pathologiques où c’est habituellement le ventricule gauche qui est hypertrophié. Quelle est la cause de ce dèveloppement exagéré du cœur? Lorsque l’hypertrophie est réellement active, qu’elle est due à une hypergénèse des fibres musculaires, elle indique une suractivité fonctionhelle due à un obstacle de la circulation. Et cet obstacle existe dans les artères devenues athéromateuses qui ont perdu leur élasticité et qui ne peuvent contribuer pour leur part au progrès de l’onde sanguine.

Dans d’autres cas, lhypertrophie du myocarde est due à une hyperplasie conjonctive. Cette myocardite sclé- | reuse affecterait une disposition en îlots irréguliérement disséminés. Ces ilôts sont constituès par une masse de

tissu conjonctif sclérosè au centre duquel se trouve une artériole présentant à un haut degré UOSUe de Pendopéri-artérite. .

Quant aux éléments actifs, aux fibres musculaires, elles sont atrophiées ou atteintes de dégénérescence graisseuse. has

Les organes digestifs présentent de nombreuses altéra= tions par atrophie, retrait, dénutrition, l'estomac, l’intestin grêle, sont amincis, diminués. Il y à atrophie du réseau vasculaire, des villosités et des glandes intestinales. Quelquefois, on voit, ainsi que l’a montré Barth, des hernies celluleuses de l'intestin formant des poches où s ’accumulent les fèces.

Enfin, les ganglions hérité diminuent de nombre et de volume.

Le foie est plus pâle et sa membrane d’enveloppe est épaissie. La vésicule biliaire contient souvent des calculs ; quant au pancréas, il est réduit de volume, ce qui expli. que pourquoi les vieillards digérent si mal les corps gras.

-Le squelette présente une atrophie marquée d’où : résulte le tassement, la diminution de la taille, la déformation, la voussure, la fréquence des fractures, les os

sont plus légers, plus friables. Les os plats s’amincissent,

le diploë disparaît. Les fibro-cartilages intervertébraux s’affaissent et la colonne vertébrale perd ses mouvements, elle s’ankylose.

La peau devient sèche, pauvre en capillaires, dépourvuê d’élasticité, © couverte d’un épiderme sec, écailleux, qui gêne LÉO et les fonctions des glandes sébacées.

De là résulte un état de sécheresse, d’icthyose, d’exan- -thèmes, de taches ecchymotiques, que nous avons eu Si souvent l’occasion d’observer à l’'Hospice Général.

Les sens s'émoussent. La surdité est fréquente, et tient, soit à l’ossification des osselets, soit à l'oblitération ou à . Vatrophie des artères qui s’y distribuent, soit encore à

Pinduration ou à la dégénérescence graisseuse du tym-.

pan.

L'œil est atteint également dans ses parties Hrntonides 2

et superficielles.

Le cercle sénile qui nait à Ja périphérie de la cornée, la cataracte, témoignent de la sclérose envahissante. Les organes génitaux présentent des modifications presque constantes. Chez les vieilles femmes il y a plutôt atrophie et resserrement que relâchement des ligaments. L'utérus est le plus souvent petit et dur, on y voit souvent de petites tumeurs fibreuses, le col est déchiré,

effacé ; les ovaires atrophiès, blanchâtres, parfois couverts

de petites vésicules, Chez l’homme les organes externes

sont flasques, sans élasticité, inaptes à l’érection, les testicules, la tête de l’épidydime réduits de volume. A la

coupe les tubes seminiféres et les canaux déférents sont

jaunes et.parsemés de granulations graisseuses. La sècrè-

‘tion spermatique est cependant conservée, mais elle est

amoindrie. Il y a plus de liquide dans les vésicules et rois de zoospermes. :

| nee S'il est vrai, comme le dit Pilliet (1) et ‘comme nous croyons que l'étude des lésions chez le

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