CHAPITRE VI
Deux éléments peuvent faire varier d’une façon trés sensible le pronostic de ces affections dont nous venons de donner l’histoire : |
Ces éléments sont :
A 1° Le terrain ; , © 29 Le germe.
C est ce que nous allons étudier dans les pages qui suivent :
4° Ze vieillard.
Il nous paraît rationnel dans une thèse ayant pour objet un chapitre de la pathologie de la vieillesse de donner -quelques notions sur cet âge de la vie. Elles nous permettront d’ailleurs de mieux comprendre les affections du vieillard. |
Nous traiterons donc successivement dans les -pages “qui suivent :
-1° Du HabIars sain; 2° du vieillard re à D Do — La vieillesse d) est A dècadence, l’amoindrissement partiel de l’organisme. C'est une
4, Dechambre, Dictionnaire, Art. Viéillard,
transition dont les limites sont mal déterminées au début et dont le terme fatal peut être avancé suivant le hasard de certains accidents locaux qui précipitent la chute de l’organisme tout entier. Rarement la mort est la suite d’une altération d'ensemble. |
Dire où commence la vieillesse est impossible à moins qu'on ne consente à donner des chiffres arbitraires comme soixante ans par exemple. Rien n'est moins scientifique que ces distinctions.
La vieillesse d'ensemble est beaucoup moins fréquente
que la vieillesse partielle, cependant il y a quelques
caractères physiques qui marquent un âge avancé et la décadence de l’organisme. C’est sur ces caractères anatomiques et physiologiques que nous allons insister.
Poumons. — C’est peut-être dans cet organe que les lésions causées par l’âge sont le plus importantes. Elles ont êtèé signalées dès le commencement du siècle par Magendie. Puis Hourman et Dechambre dans un célèbre mémoire en firent une étude détaillée, enfin Brousse (1) dans sa thèse dagrègation vient encore complèter les notions que nous possédions.
La déformation du thorax a sur la disposition et le fonctionnement des poumons une grande importance.
La courbure postérieure des côtes est augmentée et fait une forte saillie de chaque côté de la colonne vertébrale, cette saillie est quelquefois plus considérable d’un côté que de l’autre, presque toujours du côté droit: