‹ Les Infections Bronchiques Chez Le VieillardChapitre 42 sur 43 · SAINS · texte numérisé non relu

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sembleraient relever, si l’on en juge du moins par l'odeur des cultures, de snicro-organismes spécifiques (eas de Rappin (1) et Lumitzer). ne

: 6° Le coli-bacille peut être la cause de la yhnybène \

pulmonaire et donner lieu dans ce cas, comme tout au moins dans un autre fait de bronchite à coli commune, aux manifestations cliniques et expérimentales propres à ce germe: hypothermie et algidité cholériforme: - 7° Les broncho-pneumonies du vieillard jusqu'ici étudiées atteignent le chiffre de 19; 7 eas de Netter; 10 de M. le D' Monnier; 1 de Massalongho; 1 personnel. Ge sont pour la plupart du temps des broncho-pneumonies à streptocoques. | |

Leurs caractères sont ceux que Netter a assignés à la broncho-pneumonie streptococcique, et remarquables ‘en particulier par les oscillations thermométriques auxquelles elles dennent lieu. | |

. Quant au seul. cas de bronc nn ue dû au bacille de Friedlander, le seul aussi qu’on ait observé dans le vieil âge, il confirme par la gravité du pronostic: les | ve 4 remarques si judicieuses et si vraies, faites par M. Netter 1 à propos des manifestations broncho-pneumoniques du pneumo-bacille.

L’êtude de nos observations nous autorise à distinguer au point de vue pathogënique et clinique deux classes de broncho-pneumonie chez le vieillard :

1 La br oncho-preumonie infectieuse aiguë ow simple.

Ce sont les CAS dont nous venons de parler à hsanes

14, Rappin, Gazette tit, ‘Nantes, 1894.

29 La broncho-pneumonie infectieuse infectante. on pyohémie d’origine bronchique qui n’est que la conséquence pathogènique de la précédente. Ses caractères cliniques sont ceux en grande partie de la broncho-pneumonie simple, L'apparition d’arthrites est peut-être le seul signe clinique évident que nous puissions noter ici. Quant au cas de pyocyanie généralisée d’origine bronchique dont M. Monnier a rapporté le premier exemple au Congrès de Bordeaux, nous n'avons ici.à en tirer aucune conclusion, et nous le rangeons parmi les autres cas si rares de pyocyanie humaine. |

8° Le pronostic des infections bronchiques du vieillard dépend comme toute infection du terrain .et du germe.

Si, biologiquement parlant, on peut être sènile sans être. un malade, on observe le plus souvent en clinique la sènilité morbide. Et à ce point de vue l'attention du clinicien, devra être constamment en éveil du côte de la fonction rénale.

9% I] découle immédiatement de l'insuffisance rénale, si frèquente chez le vieillard, la nécessité dans laquelle se trouve le médecin en présence d’un malade atteint de catarrhe chronique des bronches d’être exactement renseignè sur l’élat de la sécrétion rénale. La rigueur scientifique exigerait même la recherche du coefficient urotoxique du vieillard.

Nous inspirant de cette notion capitale à notre sens, nous déconseillons systématiquement l'emploi du vésicaloire chez le vieux bronchitique. |

L'usage de térébenthine intus et extra, et surtout les

toniques: phospho-glycérates, préparations de kola sont

AS = Ve des moyens qui nous Aie innocents d'abord el de.

plus capables d'améliorer, nous ne disons pre de guérir

le vieillard bronchitique. ï 40° Tout comme chez l'enfant et l'adulte les processus

bronchitiques séniles demandent une surveillance rigoureuse el permanente d’une part afin d'améliorer le malade, d'autre part, afin de prévenir l'extension de cette infection chronique et par suite contagieuse (surtont dans

les asiles) qui est le catarrhe chronique des bronches.

Aussi bien, avec tout autant de raison qu'on la fait £ jusqu'ici d’aprèsles doctrines pastoriennes pour l'enfant et > l'adulte, avec plus de raison même si lon envisage le vieillard comme un organisme peu résistant, devrait-on = chercher à faire bénéficier ce dernier d’une hygiène hospitalière telle qu'on est en droit de l'espérer de nos.

jours.

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