‹ Les Infections Du Premier AgeChapitre 10 sur 58 · LS SES · texte numérisé non relu

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favoris des enfants consiste à faire des pâtés avec un seau ef une pelle ; le jeu de la balle, le saut à la corde, le jeu de billes, etc., sont autant de moyens qui favorisent la pénétration des poussières dans les voies respiratoires. Or, les poussières des promenades publiques et celles de tous les lieux où séjournent des tuberculeux renferment des Bacilles provenant des crachats desséchés.

Une autre cause de contamination se trouve dans les sgouttelettes liquides projetées dans l'air par les tuberculeux, lorsqu'ils toussent, éternuent ou même simplement lorsqu'ils parlent. Les enfants avec qui on joue et qu'on embrasse volontiers sont particulièrement exposés à être atteints par ces projections virulentes.

Les poussières et les gouttelettes ainsi ingérées sont le point de départ d'une infection qui peut débuter par le rhino-pharynx, mais plus fréquemment encore au niveau des bronches. La tuberculose larvée des amygdales palatines et pharyngées est bien connue depuis longtemps, mais beaucoup d'auteurs nient encore qu’elle soit primitive. Quoi qu’il en soit, cette localisation peut devenir le point de départ de lésions généralisées, par pénétration des Bacilles à Ce niveau dans les voies lymphatiques. Il semble que la tuberculose bronchique, spéciale à l'enfance, soit beaucoup plus fréquente ; elle est le point de départ de la tuberculose ganglionnaire trachéo-bronchique, qui l'accompagne toujours. C’est ce que démontrent les autopsies, dans lesquelles on trouve le tubercule pulmonaire isolé, accompagné du tubercule ganglionnaire trachéobronchique correspondant.

La contamination des voies digestives peut être produite soit par la déglutition des poussières bacillifères, soit par l’ingestion d'aliments contaminés. Ces derniers sont surtout le lait et la viande.

De nombreux travaux ont été faits sur la transmission de la tuberculose par le lait des Vaches contaminées. Gerlach, qui le premier s’est occupé de la question, à montré la possibilité de cette transmission de la tuberculose par le lait.

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Martin, Bang, Nocard ont reproduit expérimentalement la tuberculose en injectant dans le périloine du lait acheté au hasard à Paris, sous les portes cochères. Bang à montré également qu'il n’était pas nécessaire que les Vaches eussent des lésions aux pis pour transmettre la tuberculose par leur lait. Gerhardt pense que le lait provenant de Vaches tuberculeuses et dilué dans 40 à 100 volumes de lait non infecté perd sa virulence; c'est du moinscequirésultedesexpériences qu'il a faites à Munich.Illenconclut que,ce mélange s'opérantnaturellement dans les vacheries, la contamination devient par ce fait plus rare.

Les recherches concernant la transmission possible de la tuberculose de la mère à l'enfant par l'allaitement sont coniradictoires. Escherich ne parvint pas à déceler des Bacilles dans le lait de Femmes tuberculeuses; Fede à injecté du lait de Femmes tuberculeuses à des Lapins et à des Cobayes dans le tissu cellulaire sous-cutané, dans le péritoine ou la chambre antérieure de l'œil, sans jamais observer le développement de la tuberculose. Roger, au contraire, cite le cas d’un enfant né d'une mère tuberculeuse et mort tuberculeux au bout de six semaines: sur deux Cobayes inoculés avec du lait recueilli aseptiquement au sein de la mère, il y en eut un qui contracta une tuberculose généralisée et mourut au bout de trente-trois Jours.

Il résulte de ces recherches que le lait peut servir de véhicule au Bacille de Koch, mais que la contamination par l'allüuitement maternel ou par le lait de Vaches tuberculeuses est relativement peu fréquent. On doit en conclure à la rareté de la contamination intestinale primitive.

D'autres faits non moins certains plaident en faveur de la rareté de la contamination intestinale. D abord les expériences comparatives faites sur des animaux de divers âges, notamment sur les Chèvres et les Chevreaux, démontrent la dificulté qu'on éprouve à infester les jeunes sujets, dont les sanglions mésentériques présentent une grande activité défensive. Les expériences ne reproduisent pas les lésions de

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tuberculose bronchique et ganglionnaire, si caractéristiques dans les autopsies d'enfants.

Le plus souvent, la tuberculose intestinale est consécutive à la tuberculose pulmonaire et l'infection de l'intestin se produit par la déglutition des crachats chargés de Bacilles tuberculeux. Or, ceux-ci ne sont éliminés que lorsqu'il existe des lésions pulmonairés ulcéreuses; mais ces lésions n’existent guère avant l’âge de deux ans; aussi la tuberculoseintestinale est-elle exceptionnelle avant cet âge. Enfin, ilestdémontré aussi que la tuberculose intestinale, chez le nourrisson, est presque toujours d'origine vasculaire

La principale voie de contamination est donc,chez l'enfant, la voie respiratoire; le virus y pénètre soit avec les poussières, soit sous la forme de gouttelettes expectorées par les tuberculeux de son entourage. La contamination est done ici surtout familiale. Nous trouverons d’autres exemples de ce mode d’infestation dans une maladie non microbienne: la dysenterie amibienne.

Nous devons signaler en outre la possibilité de la contagion par un Oiseau d'appartement très dangereux à ce point de vue, le Perroquet. Les recherches de Roger, Cadiot et Gilbert ont montré que cet Oiseau s’infecte facilement au contact de l'Homme et que les Bacilles acquièrent chez lui une très grande virulence. Les lésions du Perroquet sont d'autant plus dangereuses pour l’enfant qu'elles sont souvent culanées et très riches en Bacilles; ceux-ci sout abondants encore dans la salive et les sécrétions nasales. On voit done avec quelle facilité l'enfant peut se contaminer en jouant avec un de ces animaux tuberculeux. Ce mode de contagion rentre indirectement dans la contagion familiale, puisque cet Oiseau s’infecte le plus souvent au contact d'une grande personne. Lorsque l'animal n’est atteint que de lésions cutanées et qu'il n’a pas de troubles fonctionnels, il supporte très bien sa tuberculose et peut vivre fort longtemps: il n’en est pas moins porteur et disséminateur de Bacilles. Il faut donc considérer comme très dangereux les Perroquets porteurs de végétations et de

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