‹ Les infections du tronc cérébral: à virus neurotrope indéterminéChapitre 12 sur 40 · ROGER, PRÉVOT, ALBERT-CRÉMIEUX · texte numérisé non relu

ROGER, PRÉVOT, ALBERT-CRÉMIEUX

Poliobulbite avec quadriparésie spasmodique chez une enfant porteuse de bacilles diphtériques, mais où il y eut action probable d’un virus du type encéphalitique. An. F.. 33 mois, présente fin décembre 1934 des trou-

bles de la parole et de la marche.

En novembre, diphtérie qui fut diagnostiquée tardivement et traitée par sérothérapie intensive. Parésie vélopalatine apparaît puis phénomènes parétiques dans les membres.

A l’entrée : Troubles de la parole : seule la voyelle A est émise.

Parésie du voile, de la langue, du pharyÿnx. Les autres nerfs crâniens sont normaux.

Maladresse des membres supérieurs. Une certaine contracture. Réflexes normaux et égaux. Réflexes des membres inférieurs : rotuliens vifs. Légère contracture. Signe de Babinski positif,

Marche difficile. Pas de syndrome méningé. Pas de secousses myocloniques. Température subfébrile.

Puis en quelques jours, aggravation : somnolence, engouement à la moindre alimentation liquide. Dyspnée nocturne, suffocation, tachycardie.

Situation critique pendant un mois : anti-infectieux, oxygène, toni-cardiaques.

Peu à peu amélioration jusqu’en juillet 1935. Voile du palais, pharvnx, langue, fonctionnaient à peu près normalement.

L'adresse manuelle revenait, Les membres étaient plus souples. La parole était encore très en retard.

Brusquement, fin juillet, nouvel épisode bulbaire : tachycardie, dyspnée, Cheyne-Stokes et mort.

2° Formes protubérantielles :

OBSERVATION III (résumée).

(CI. VINCENT et DARQUIER.)

Hémiplégie alterne à laquelle est superposée une hémianesthésie alterne du type dissocié. Hémiplégie droite sans participation de la face à gauche. Raïdeur non douloureuse du tronc, des cuisses, à caractères parkinsontens.

Marie T.., 22 ans. Bien portante jusqu’au milieu de décembre 1923.

Après une rhino-pharvngite, fourmillements et faiblesses dans les jambes avec chutes. Puis maladresse du bras gauche. Diplopie. Maladresse du bras droit.

Le 5 janvier 1924, à son entrée à l'hôpital, elle présente :

Une paralysie alterne se manifestant par une paralysie faciale périphérique droite associée à une paralysie ces membres supérieurs et inférieurs gauches. Le réflexe cornéen est aboli. Il y a aussi parésie de la VI° paire droite. Le territoire du trijumeau ne perçoit pas du tout le froid ; il sent le tact et la douleur. Au membre supéricur gauche : mouvements volontaires possibles mais

ou

sans force ni étendue normale, Réflexes tendineux exagérés du membre inférieur gauche ; raideur marquée. Réflexe rotulien polycinétique. Signe de Babinski positif.

A cette paralysie alterne se superpose une hémianesthésie alterne à type syringomyélique.

Du côté droit : le membre inférieur est raide et ne peut exécuter que quelques petits mouvements des orteils. Réflexe rotulien polycinétique. Signe de Babinski positif.

Au membre supérieur mouvements affaiblis, réflexes vifs.

La motilité volontaire de la moitié gauche de la face cst normale. il n’y a aucun trouble sensitif au niveau des membres à droite ou de la face à gauche,

Il existe, en plus, une hypertonie non douloureuse de certains muscles des membres inférieurs et de la nuque. Pas de Kernig.

L'état général est bon. L. C. KR. : normal.

Le 21 janvier 1925, état amélioré excepté la raideur. Plus de diplopie. Il persiste : une légère paralysie faciale droite, sans trouble de la $ensibilité, et les troubles moteurs et sensitifs des membres inférieurs. Les réflexes abdominaux sont abolis. Le L. C. R. montre 12 lymphocytes par millimètre cube. Puis l’impotence des membres inférieurs s’est accentuée et la paralysie des membres supérieurs s’est réinstallée. La face et les globes oculaires sont jusqu'ici respectés par la nouvelle vague de paralysie. Rétention d’urine.

Le 28 janvier, la malade est emmenée par sa famille.

OBSERVATION IV (résumée).

(HAUTTEMENT.)

Syndrome de Millard-Gubler, atteinte de VIII‘ paire dans ses deux branches acoustique et labyrinthique, raideur du tyve parkinsonten.

M"° B... 34 ans, entre à l’hôpital le 23 février 1924 pour dérobement des jambes, d’apparition progressive et maladresse de la main droite.

EC. 5 ee

A l'entrée : hémiplégie droite avec, au membre supérieur, de la faiblesse et de la maladresse. Réflexes vifs. Sensibilité normale. Au membre inférieur : mouvements volontaires difficiles, ccntracture du jambier antérieur. Réflexes polycinétiques. Ebauche de cionus de la retule. Signe de Babinski positif. Sensibilité normale au tact et à la douleur, abolie pour la température. A côté : hémiparésie faciale gauche du type périphérique. Enfin raideur diffuse de la nuque, des membres et du tronc des deux côtés,

La température ne dépasse pas 38°. L. C. R. : albumine : 0,50, lymphocytes : 10, BW.: négatif.

Le 3 avril, la température monte à 38°4, bourdonnements de l'oreille gauche, nystagmus, vertiges, paralysie de la VI* paire et diplopie, exagération de la paralysie faciale.

Pas d’altération de la sensibilité faciale. Réflexe cornéen présent. Aux épreuve de Barany et du vertige voltaique on constate une hypoexcitabilité à gauche,

Puis régression de tous les symptômes, sauf la raideur et les troubles labyrinthiques. La malade part le 15 juin 1924, parkinsonienne.

OBSERVATION V (résumée).

(SICARD et KUDELSKI.)

Localisation nette protubérantielle inférieure à bascule du type Millard-Gubler.

Jeune fille de 20 ans, sans antécédents bacillaires ou spécifiques, après quelques jours de courbatures et d’asthénie, est prise en octobre 1919 de diplopie et de somnolence invincible. Ces symptômes persistent pendant 20 jours puis disparaissent. Après deux semaines de vie normale, la diplopie et la somnolence réapparaissent, associées à des phénomènes parétiques d'abord, pendant une dizaine de jours, hémiparésie faciale gauche et parésie des membres droits, puis, après

cons

une franche amélioration de ces réactions motrices, une parésie en sens inverse : hémiparésie faciale droite et parésie des membres gauches.

Progressivement, amélioration globale : la somnolence disparait, puis la diplopie, enfin récupération motrice après quelque temps de maladresse et de démarche hésitante. Le L, C. R. a toujours été normal. A l’examen cculaire on a trouvé une parésie des deux droits externes. Pas de lésion du fond d’œil, pas de nystagnus. Réflexes tendineux normaux pour les rotuliens, diminués pour les achilléens.

Pas de Babinski ni de troubles de la sensibilité objective ou subjective. Pas de modification des sphincters.

OBSERVATION VI (résumée).

(AUSSETr et BRASSART,)

Syndrome incomplet de Millard-Gubler avec atteinte du trljumeau, à évolution subaiguë, terminée par la guérison et paraissant devoir se rattacher à l’encéphalite léthargique.

Malade âgé de 10 ans. Sans antécédents pathologiques. En avril 1920, fièvre, délire disparaissant en quatre jours. Somnolence invincible. Hémiparésie des membres droits et parésie de tout le nerf facial gauche. Quelques mouvements sont encore possibles dans le domaine du facial inférieur. Aucune paralysie oculaire nette. Les mouvements du bras droil sont imprécis, lents, sans force. Le malade marche en trainant la jambe. Le bras est animé d’un tremblement à grandes oscillations dans le mouvement. Le réflexe rotulien droit est exagéré. Pas de Babinski. Pas de Kernig. Maïs hypoesthésie marquée à la piqûre dans tout le territoire du trijumeau gauche et le côté droit du corps. Le pouls est calme et régulier.

A la ponction lombaire on trouve 7 leucocytes au millimètre cube, surtout des lymphocytes. Urée à 0 gr. 31. Sucre 0 gr. 86. Albumine 0 gr. 45. Examen bactériologique négalif.

Quatre mois après, l’enfant est redevenu normal.

NO) Le

OBSERVATION VII (résumée).

(ROGER et AYMÈS.)

Syndrome hémimyoclonique alterne, séquelle d’encéphalomyélite.

Soldat de 22 ans, sans antécédents pathologiques, fait un syndrome infectieux suivi d’un syndrome convulsif et d’hémiparésie et d’hémimyocionie droite. Un mois après, syndrome hémiparétique des membres supérieurs et inférieurs droits, dans lesquels les troubles de la coordination l’emportent sur le déficit moteur : réflexes plus vifs a droite. Babinski intermittent. Au membre supérieur droit, véritables secousses myocioniques, Ebauche de inouvements analogues du membre inférieur. À la face : paralysie faciale droite, hémispasme facial gauche (côté opposé à l’hémimyoclonie).

3° Formes pédonculaires :

OBSERVATION VIII (résumée).

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