PUCHE
Hémiplégie alterne supérieure, syndrome de Weber, traduisant une localisation lésionnelle au niveau du pied du pédoncule cérébral droit.
Enfant de 3 ans 1/2 amené à l’hôpital le 24 juin 1926 pour hémiplégie gauche. A partir de novembre 1995, somnolence par accès irrésistibles, adiposité bientôt considérable, sans phénomène infectieux.
En avril 1926, la mère remarque que l'enfant fait des chutes fréquentes. La jambe gauche traîne un peu. La bouche paraît déviée, la somnolence persiste,
À l'entrée, on constate la somnolence invincible, l’adiposité et, du côté du système nerveux : une paralysie du moteur oculaire commun droit avec ptosis et regard en Cehors, une hémiplégie totale intéressant la face et les membres gauches. La paralysie faciale est du type central. Au membre supérieur gauche la contracture l’emporte sur la paralysie, les réflexes sont vifs ; pas de troubles sensitifs. Au membre inférieur gauche, jambe en extension et rotation externe, force diminuée, contraclure des extenseurs. Marche en fauchant. Réflexe rotulien poiycinétique, achïlléen vif. Babinski positif. On ne trouve ni troubles sensitifs ni troubles trophiques.
La température ne dépasse pas 37°8. Le pouls la suit. Pas de signes méningés. L. C. R. normal. Au bout de 8 jours la somnolence s’accentue. Vomissements bilieux, accès convulsif de la moitié droite du corps. La fièvre monie à 40°6 et mort dans le coma.
L’autposie n’a pas pu être pratiquée.
OBSERVATION IX (résumée).
(BRIAND et ROUQUIER.)
Syndrome de Weber. Localisation du processus encéphalitique duns le pied du pédoncule.
Malade de 30 ans qui entre au Val-de-Grâce pour fièvre et mouvements myocloniques. Le début remonte à 8 jours. A son entrée, tableau classique de l’encéphalite myoclonique bilatérale généralisée. Le malade est très agité. Diabète insipide, Apparition d’une hémiplégie alterne à type Weber qui rétrocède en 10 jours. Plus tard on constate des mouvements choréo-athétosiques.
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OBSERVATION X (résumée).
(ACHARD et PAISSEAU, 1904.)
Ce cas fut. à son époque, pris pour une hémorragie méningée avec ictus suivi d’une paralysie de la III° paire, et plus tard il fut rattaché par les auteurs à l’encéphalite épidémique.
C... Lucien, 18 ans, entre à l’hôpital, dans le coma, le 1‘ janvier, Il s’est affaissé sans connaissance dans le tramway.
Il présente des crises convulsives de la face et du membre supérieur avec morsure de la langue. La temptrature est à 36°4.
Le lendemain, somnolence invincible. Céphalée. Kernig. Réflexes rotuliens vifs. Babinski positif des deux côtés. Incontinence d'urine, Pas d’albuminurie.
A la ponction lombaire : liquide rose foncé donnant un culot rouge à la centrifugation. Ensemencement négatif, inoculation négative. La somnolence, le signe de Babinski et le Kernig persistent pendant six jours. Le pouls est à 50. La température ne dépasse pas 37°6. A partir du 7 janvier l’état semble s'améliorer ; le 9 janvier, apparition d’un ptosis de l’œil gauche, avec mydriase accentuée et inégalité pupillaire, baisse de la vision, et d'une hémiparésie droite à la face et au membre supérieur.
Le 10 janvier le malade se lève, mais état vertigineux. Le Kærnig diparaît, le Babinski persiste,
Le 24 janvier. la ponction lombaire donne un liquide jaune avec hématies et lymphocytes. L'état du malade s'améliore. Le 6 février, le L. C. R. est normal et le malade part sans Kernig ni Babinski. Revu en mars, il présente de la diplopie dans certaines positions du regard. Pas de ptosis mais parésie de l’accommodation. Paralysie du petit oblique et peut-être du droit supérieur. Donc, la paralysie du IIT° est en régression.
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OBSERVATION XI (résumée).
(ABBRUZZETTI.)
Syndrome de Bénédikt typique. La lésion affecte la calotte du pédoncule.
Jeune garçon de 12 ans qui se présente avec un peu de fièvre, un ptosis gauche, une paralysie faciale supérieure et inférieure, des secousses musculaires dans les membres du côté opposé. Etat de somnolence se prolonge pendant plusieurs jours, à type intermittent. Les pupilles sont en myosis léger des deux côtés. Le réflexe à l’accommodation est aboli. Phénomène de l’éventail au pied gauche, L. C R. : légère lymphocytose et légère hyperalbuminose. Guérison un mois après.
4° Formes étendues à une grande partie du tronc cérébral ou à sa totalité :
OBSERVATION XII (résumée).
(RATHERY et KOURILSKY.)
Sundronie bulbo-protubérantiel d’origne encéphalitique.
Le 12 décembre 1923, une femme de 38 ans vient consulter pour une paralysie faciale droite, apparue récemment.
A première vue, tous les signes d’une paralysie faciale périphérique typique du côté droit. Il n’y avait pas de troubles sensitifs ni vaso-moteurs. Depuis quinze jours elle était gènée pour marcher par des sortes de crampes dans les jambes. Puis des phénomènes douloureux s'étaient produits dans les membres supérieurs, avec une violente céphalée, de Ia diplopie et de la surdité de l’oreille droite, Enfin, brusquement, paralysie faciale.
A l'examen, on constate : un affaiblissement musculaire des membres, surtout au niveau du membre infé-