‹ Les infections du tronc cérébral: à virus neurotrope indéterminéChapitre 14 sur 40 · LORIE · texte numérisé non relu

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rieur droit. Les réflexes sont normaux. Pas de signe de Babinski. Sensibilités normales, sauf une douleur vive à ia pression des masses musculaires. Les nerfs cràniens, sauf ie facial, semblent normaux. Pas de troubles cérébelieux. Etat général satisfaisant. L. C. R. un peu hyperalbumineux.

Le 18 décembre : paralysie faciale gauche. Trismus bilatéral surtout marqué à droite. Puis parésie de la langue.

Le 22 décembre : rejet des aliments par le nez, voile flasque.

Le 29 décembre : abolition des réflexes tendineux des membres,

Ponction lombaire montre un liquide normal.

A l'examen du larynx : paralysie récurentielle complète à gauche, paralysie du voile peu marquée, anesthésie complète du pharynx dans le territoire du pneumogastrique.

Le 28 décembre : accidents pulmonaires : bronchopreumonie.

Le malade meurt le 11 janvier 1924, après un traitement de quinze jours à l’urotropine.

À l’autopsie, on trouve un cerveau congestionné « horiensia ». Aucune lésion macroscopique du bulbe, de la protubérance, des pédoncules et des noyaux gris centraux.

OBSERVATION XIII (résumée).

(LABOUGLE.)

Syndrome bulbo-profubérantiel encéphalitique avec parésie du type alterne inférieur avec hypoesthésie superposée.

Le 9 janvier 1924, diagnostic de grippe avec bronchite légère. Soudain, céphalée violente, dyspnée et spasme laryngé, sensation d'engourdissement de la jambe et du pied gauche. En même temps, névralgie de type inter-

No

costal. Douze jours après, s'établit une somnolence enirecoupée de crises d’agitation. Puis survient une paraiysie incomplète du membre supérieur droit, avec tremblement des mains et de la langue, secousses myocloniques dans les deux bras, hoquet persistant.

Le 30 janvier, paralysie faciale et de la paupière supérieure gauche, gêne de la mastication, de la déglutition et de la parole.

Le 16 février, après une période d'amélioration, le malade entre à l’hôpital de Troyes, très gêné par le tremblement du bras et de la langue, et par sa déglutition défectueuse. II n’y a plus de somnolence.

Du côté de la sensibilité : la piqûre et le tact sont très diminués au membre supérieur droit et au côté gauche de la face. La sensibilité thermique est égale des deux côtés. Du côté du système musculaire : à la face : tressaillement très net et continu de la lèvre inférieure. Tremblement manifeste du membre supérieur droit et de la langue, sans propulsion de celle-ci. Il n’y a pas de nystagmus, de troubles de l’équilibre, d’adiadococinésie.

Au point de vue moteur : force musculaire diminuée au bras droit.

Aux membres inférieurs : la force semble normale, le 1éflexe rotulien est exagéré des deux côtés. Le signe de Babinski n’existe pas. Le réflexe cutané abdominal n’est pas trouvé. La ponction lombaire n’est pas pratiquée.

Le malade part en convalescence le 2 mars avec seuiement une légère trémulation de la langre. Il à été {traité par l’urotropine et la scopolamine.

OBSERVATION XIV (résumée), (LAIGNEL, LAVASTINE et J. RAVIER.)

Paralysie alterne du type Millard-Gubler à type de Bénédikt, dans laquelle l’hémiplégie est en partie masquée par un hémitremblement choréo-athétosique. Hémiatrophie linguale, hyperhydrose de l'hémiface paralysée, parésie du voile et légers troubles psychiques.

Charlotte O.., 22 ans, sans antécédents pathologiques notables.

En janvier 1920, brusquement : céphalée, somnolence diurne, diplopie passagère, paralysie faciale droite. Rien du côté des membres à cette période,

En juillet 1921, nouvel épisode avec somnolence, hypersalivation, augmentation de poids. Troubles du caractère.

En 1923, somnolence, parole difficile ; un tremble-

noaraît progressivement du côté gauche.

Actuellement : tremblement à grandes oscillations unilatéral gauche au tronc et à la tête, de type choréiforme.

La paralysie faciale droite a beaucoup régressé.

Le réflexe rotulien gauche est plus vif que le droit.

Pas de signe de Babinski ni de réflexes dé défense. Pas de troubles cérébelleux. La force musculaire est diminuée à gauche. Hémiatrophie linguale droite avec secousses fibrillaires, Parésie du voile cependant symétrique. Hyperexcitabilité électrique du nerf facial droit. Sudation exagérée de la face à droite. Température plus élevée à la jambe gauche qu’à droite. De temps en temps spasme des oculogyres, avec déviation en haut et oblique.

OBSERVATION XV (résumée).

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