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OBSERVATION XXVIII (résumée).
(André THOMAS et SCHAEFFER.)
Paralysies oculaires, paralysie faciale bilatérale totale, paralysies pharyngées, parlicipation de la X° paire. C’est un homme de 50 ans qui présente soudain de la
diplopie, du nasonnement de la voix, des troubles de la
déglutilion, sans fièvre. Puis paralysie bilatérale de l’abduction, complète.
Elévation des globes oculaires insuffisante. Réflexes stylo-radial et olécranien abolis à droite. Les jours suivants, la paralysie des droits supérieurs est complète. La nuque est raide, La respiration lente. Le pouls est ralenti. Sous l'influence d’injections intra-veineuses de salicylate, d'huile camphrée et d’adrénaline, l’état s’améliore. Puis survient une paralysie faciale bilatérale totale. Mais la voix n’est plus nasonnée et les troubles de la déglutition ont disparu.
Le lendemain, la paralysie du droit interne regresse, mais la diplégie faciale s’accentue, le réflexe massetérin s’abolit. Deux mois après, tous les signes objectifs ont disparu.
OBSERVATION XXIX (résumée).
(GARCGIN et RENARD.)
Syndrome paralytique des nerfs craniens d’évolution subaïquë, anec paralysies oculaires, faciale droite et gauche, abolition passagère des réflexes tendineux, et guérison,
M”* L..…, 40 ans, se présente avec un syndrome paralytique caractérisé par la paralysie isolée des deux droits internes, du facial supérieur droit, du trijumeau droit avec atteinte labyrinthique certaine. Un mois après, atteinte des droits externes, des droits internes, supérieurs, inférieurs et obliques des deux côtés avec intégrité de la musculature irienne. Puis atteinte faciale gauche. Phé-
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nomènes d’'hallucinose. Un mois après, abolition complète, bilatérale, des réflexes tendineux en même temps que régresse la paralysie des deux droits internes. Un mois après, les droits externes retrouvent leur motilité, les réflexes tendineux réapparaissent, En quelques mois tout rentre dans l’ordre : la malade est guérie après 8 mois de maladie et ne présente plus qu’une discrète contracture faciale gauche. L’apyrexie fut toujours complète, pas de cortège infectieux, l'étude anamnestique n’a permis de trouver aucun élément susceptible d’être incriminé. L OBSERVATION XXX (résumée).
(BALDENWECK.)
L'auteur rapporte une observation de paralysie bilatérale des cordes, avec parésie bilatérale du voile, parésie dissociée du facial droit, parésie légère de l’hypoglosse droit, hypoexcitabilité vestibulaire gauche et troubles de l’accommodation. L'évolution se fit sur deux ans.
3° Formes polioencéphalomyélitiques :
OBSERVATION XXXI (résumée).
(BARBIER et CHAPUIS.)
Ptosis double, Paralysie faciale bilatérale. Paralysie linguale et pharyngée. Atrophie des deux mains, de type Aran-Duchenne. Troubles de l'équilibre et perte pres-
ue complète de l'audition.
C'est un jeune soldat qui a présenté un petit épisode infectieux après lequel on a vu apparaître :
Un ptosis par paralysie des releveurs des paupières, un faciès figé par paralysie faciale bilatérale. A l’examen oto-rhino-laryngologique, on constate :
Au pharynx : hypoesthésie surtout marquée au niveau des piliers antérieurs, ébauche faible du réflexe nauséeux, parésie bilatérale des constructeurs.
Au larvnx : immobilité et hypoesthésie, les deux cordes sont en position intermédiaire.
Au point de vue auriculaire : surdité bilatérale du iype oreille interne.
L'examen vestibulaire a montré une inexcitabilité labyrinthique bilatérale.
La langue est paralysée et atrophiée.
Les mains présentent une atrophie du type Aran-Duchenne. Il y a abolition des deux réflexes rotuliens et de l’achilléen droit. Peu à peu, l’état général s’est amélioré et le malade a récupéré un peu de force dans les mains.
OBSERVATION XXXII (résumée) (BARBIER et CHAPUIS)
Parésie pharyngée, atrophie de la langue, parésie laryngée, paralysie du diaphragme. Atrophie des muscles de l'épaule et du cou.
Jeune homme qui a eu une angine en janvier 1932. Trois semaines après, installation progressive d’une gêne de la parole et difficulté pour avaler. En avril, son médecin constate une paralvsie du voile et des trémulations fibrillaires de la langue. On ne trouve pas de bacilles de Loeffler dans da gorge. Cependant, an août, on fait trois injections de sérum antidiphtérique et de la strichnine.
A l’examen, en décembre, on constate :
Une paralysie du diaphragme, des réflexes rotuliens et achilléens vifs. Pas de clonus de la rotule ni de trépidation épileptoïde du pied. Pas de signe de Babinski. Réflexes vifs, aux membres supérieurs. Amaigrissement considérable de l’épaule et du cou. La sensibilité est normale.
A l’examen oto-rhino-laryngologique : atrophie de la langue, le voile du palais est paralysé, hypoesthésie. Parésie des dilatateurs de la glotte. Pas de dyspnée. Pas de diplopie. Le fond d’œil est normal. En mars l’état est stationnaire.
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OBSERVATION XXXIII (Inédite)
Service de Neurologie du Dr DEVIC Malade ayant présenté d'abord tous les signes d'une polivencéphalite et chez lequel on a vu se constituer une utrophie musculaire progressive au niveau des membres.
Jean B.., 42 ans, ne présente rien à signaler dans ses antécédents héréditaires. Marié, sa femme est bien portarte, n’a pas eu de fausses couches ; pas d'enfants. Il nie la syphilis, avoue un éthylisme de deux litres par jour. Dans les antécédents personnels de ce malade on relève : une angine diphtérique pendant la guerre ;ila été gazé et il présente depuis des signes de sclérose pulmonaire pour lesquels il est pensionné. Les examens de crachats ont toujours été négatifs.
L'affection pour laquelle le malade est vu a débuté en juin 1928 par des troubles de la vue, Le malade voit mal de l'œil gauche, il a une impression de brouillard, En outre, vers la même époque a débuté une tendance à somnoler et de l'asthénie, sans céphalées. Il est soigné à ce moment pour une sinusite chronique.
Les troubles oculaires augmentant, le malade va trouver un spécialiste en octobre 1928, qui lui trouve les signes suivantes
Double ptosis. Motilité diminuée sur le territoire du M. O. C. Au verre rouge : diplopie croisée par paralysie du droit interne, pas de iroubles pupillaires, ni du fond d'œil. Pas d'hémianopsie.
Le malade entre dans le service le 25 octobre 1928. On constate à ce moment : un double ptosis, complet à droite, en voie de régression à gauche, Une diplopie croisée.
Il n’y à aucun signe de la série pyramidale. Les réflexes rotuliens et achilléens sont normaux. Ses cutanés plantaires se font en flexion, les abdominaux sont nets. L'examen viscéral est négatif.
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La ponction lombaire faite à cette époque montre
Tension : 13. Queeckenstedt libre. Lymphocytose : 10 - z élfments. Albumine : 0 g. 60. Bordet-Wassermann : négatif.
Quelques jours après le malade se plaïnt de céphalées frontales l’empêchant de dormir. En outre il accuse de la faiblesse dans les jambes. On lui commence un traitement mixte arsénobenzol+cyanure.
À un nouvel examen en décembre 1928, 2 mois après son entrée dans le service on note :
La persistance des signes oculaires et l’apparition de symptômes nouveaux :
1) Des troubles de la marche, plus spasmodique qu'’ataxique, aucun symptôme d’incoordination n’est noté. Les réflexes sont obtenus. Il n’y a pas de signe de Babinski. Les cutanés abdominaux ne sont pas obtenus.
2) Au niveau de la langue on note une atrophie marquée sans perte de la motilité, sans contractions fibrillaires.
Les lèvres présentent une légère parésie empêchant le malade de siffler. Le voile se relève bien
Le 15 février 1929, persistance des mêmes signes ; en outre, apparition d’une paralysie dans le domaine du facial inférieur.
L'examen des réflexes reste le même. Les cutanés abdominaux sont obtenus. La sensibilité est normale. On note l’apparition de secouses fibrillaires légères au niveau de la cuisse.
Aucun trouble de la série cérébelleuse.
P. L. : albumine 0,40. Cytologie : 4 à 5 éléments. Bordet-Wassermann : négatif.
En mars 1929, à la suite de plusieurs séances de radiothérapie, le malade quitte le service un peu amélioré.
2° séjour : février 1930.
Disparition presque complète du syndrome oculaire le ptosis a disparu, les mouvements des yeux et des paupières sont tous possibles. Il pers'ste un !éger signe de Ch. Bell, seul témoin de la paralysie faciale gauche.