‹ Les infections du tronc cérébral: à virus neurotrope indéterminéChapitre 20 sur 40 · ES PE · texte numérisé non relu

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Par contre : la langue conserve une atrophie très marquée, prédominant aux bords, elle est le siège de contractions fibrillaires fréquentes.

D'autre part le syndrôme moteur des membres inférieurs s’est aggravé, La spasticité est de plus en plus nette : exagération des réflexes, apparition d’un signe de Babinski bilatéral. Pas de troubles de la sensibilité.

Le malade reçoit une série de piqûres d’urotropine et quitte le service un peu amélioré en avril 1930.

3° séjour : mai 1935.

Depuis quelques mois le malade accuse

Une aggravation des troubles au niveau des membres inférieurs empêchant la marche et l’apparition de troubles au niveau des membres supérieurs.

L'examen montre des atrophies des membres inférieurs, des mains, des avant-bras. Il y a abolition de tous les réflexes tendineux sauf des rotuliens et du tricipital droit. On trouve un Babinski bilatéral, sans autres signes spasmodiques. On ne voit pas de secousses fibrillaires. Au point de vue sensitif on relève une thermoanesthésie des extrémités qui semble pouvoir être mise sur le compte des troubles sympathiques avec acrocyanose constatés à ce niveau, Le malade présenterait de temps en temps ne légère incontinence.

Le 14 mai 1935 : examen oculaire (Dr Bussy).

Appareil visuel normal à part une légère parésie du M. O. C. gauche apparaissant seulement aux verres de couleur.

On fait un traitement à la Naiodine : 18 piqûres, radiothérapie : 4 séances. Novarsenobenzol : 4 injections de 0,15 à 0,45.

En juin 1935 le Docteur Device notait :

Le malade présente actuellement un tableau typique de sclérose latérale amyotrophique, abstraction faite de l’évolution. Il a débuté il y a 6 ans par des phénomènes de polioencephalite qui ont à peu près complètement régressé et dont il ne garde qu’une atrophie incomplète de la langue, une légère parésie du voile se traduisant par

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un léger déplacement vers la gauche, de légers troubles oculaires. Mais depuis 4 à 5 mois les accidents ont repris touchant les cornes antérieures de la moelle et le faisceau pyramidal.

On trouve actuellement : Une atrophie des membres supérieurs occupant l’avant-bras et la main surtout. Aux cuisses quelques secousses fibrillaires. Il y a atrophic marquée des muscles de la jambe. Le malade ne peut relever le pied droit, il ne peut décoller le talon à droite, à gauche il arrive jusqu’à 45°,

Le réflexe tricipital gauche est aboli, il est faible 2 droite.

Le réflexe rotulien est vif à gauche, normal à droite.

Les achilléens sont plutôt vifs. Les cutanés abdominaux varient d'un examen à l’autre. Pas de troubles de la sensibilité. L'examen ©. R. L. du Dr Rebattu montre :

Une parésie du larynx marquée pour la corde vocale gauche : en outre l’arythénoïde gauche aurait tendance à basculer en avant. Rien au niveau du cavum.

Le 27 novembre 1935, l’état du malade est stationnaire.

On commence un traitement au Muthano!.

Le 7 janvier 1936 le malade est renvoyé par mesure disciplinaire.

En somme le malade présentait quelque chose qui ressemblait à une sclérose latérale amyotrophique mais avec une évolution absolument différente et presque inverse.

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