AR EE
protubérantielles pures ou même cérébrales avaient été observées. Netter et Ribadeau-Dumas avaient étudié les palaysies infantiles choréiques, et Marinesco avait insisté sur la localisation anatomique fréquente du virus sur les régions nigériennes et du tuber cinéreum.
Dans les formes hautes de la poliomyélite où les paralysies bulbaires s'associent à celles des membres, le diagnostic peut surtout se poser avec la forme périphérique de l’encéphalite épidémique.
Mais le début est plus brutal dans la poliomyélite, l’état infectieux plus sévère. En quelques heures, la paralysie s'établit. L’invasion dans l’encéphalite n’a pas ce caractère infectieux si marqué. Par contre, la somnolence est beaucoup plus fréquente.
Les caractères de la paralysie doivent être envisagés : celle-ci est plus complète dès le début dans la poliomyélite. Dans l’encéphalite épidémique, c’est plutôt une parésie. Au point de vue de l’évolution, dans la paralysie infantile, on voit se constituer une atrophie d’un groupe musculaire avec réaction de dégénére.cence tandis que dans l’encéphalite on assiste à un retour progressif des mouvements, pour tous les muscles à la fois, et il n’y a pas de réaction de dégénérescence,
Cependant, dans les cas d’atteinte mésocéphalique par le virus de la poliomyélite aiguë, seule la notion d’épidémicité viendra éclairer le diagnostic clinique.
Mais la grosse différence sera dans les examens histo-pathologiques.
en
Dans la paralysie infantile, les lésions du tronc © rébral ont la même structure que dans la moelle mêmes formations grises, mêmes nodules poliomyélitiques, avec mêmes polynucléaires et surtout même neuronophagie. Le processus déborde peu dans les régions blanches.
Dans l'infection encéphalitique : avant tout c’est un processus diapédétique, surtout dans la substance grise mais aussi dans la substance blanche avec manchons périvasulaires formés de lymphocytes. Les atieintes cellulaires sont discrètes, c’est un processus diffus, superficiel, non destructeur, « le feu de paille » de Bériel, susceptible ou de rétrocéder complètement ou d'entraîner ultérieurement un processus dégénératif chronique.
A la ponction lombaire, on trouve en général dans la poliomyélite, une leucocytose plus marquée.
Enfin, depuis les travaux de Levaditi, on sait que cette maladie est transmissible au singe à l’aide des centres nerveux ; dans l’encéphalite, les expériences sur cet animal ont été négatives. Par contre, pour cette dernière, la transmission est possible sur le lapin.