‹ Les infections du tronc cérébral: à virus neurotrope indéterminéChapitre 36 sur 40 · MÉNINGITES SYPHILITIQUES BASILAIRES · texte numérisé non relu

MÉNINGITES SYPHILITIQUES BASILAIRES

Il y a également dans celles-ci, à côté des paralysies multiples étendues des nerfs craniens, une absence complète de toute séméiologie sensitivo-motrice du côté des membres.

Quand les paralysies des nerfs craniens s’associent à un syndrome tabétique, le diagnostic est aisé, mais dans nombre de cas la méningite syphilitique se cantonne à la base du cerveau, lésant exclusivement les nerfs craniens. Ce fait a bien été mis en évidence par Clovis Vincent dans sa thèse inaugurale, en 1910. Dans ce tabes supérieur, selon la dénomination de Charcot, les nerfs le plus souvent touchés sont la racine motrice du trijumeau, les moteurs oculaires et l’hypoglosse. En règle générale, cette atteinte est bilatérale.

La plupart du temps, l’aveu de la syphilis, la constatation d’une lymphocytose avec hyperalbuminose du liquide céphalo-rachidien, les résultats positifs de la réaction de Wassermann joints aux signes cliniques, font faire le diagnostic. Cependant, il faut savoir que dans certains cas de méningites syphilitiques non évolutives ou de tabes fixés, le liquide céphalorachidien perit être en tout point normal.

Et c’est dans ces formes-là que le diagnostic se posera surtout avec les tumeurs de la base et les polioen-

céphalites. Dans le premier de ces deux cas, on constatera l’évolution lente et le caractère stationnaire des accidents, qui contrastera avec le caractère extensif des néoplasies. La radiographie sera alors d’une grande utilité.

Dans le deuxième cas on se souviendra du caractère superficiel, regressif et capricieux des paralysies dues à l'infection polioencéphalitique.

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