‹ Les Infections SanguinesChapitre 28 sur 37 · HOUR · texte numérisé non relu

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ayant déterminé une infection sanguine plus ou moins passagère.

Nos ensemencements furent faits selon la méthode de Castellani, diluant, dans une grande quantité de bouillon, le sang prélevé (en moyenne 1 centimètre cube de sang pour 200 centimètres cubes de bouillon).

Nous ne reviendrons pas sur les avantages de ce nouveau procédé d’hémoculture, qui a remanié si profondément les statistiques des infections san-

guines.

Enfin, il nous a paru intéressant de rechercher l’influence des causes secondes sur les bactériémies.

Une infection, en effet, est la résultante de deux facteurs, d’un côté l’agent microbien, de l’autre un milieu favorable à son développement : si le germe introduit ne peut se développer, la maladie n’existe pas.

Nous montrerons ainsi l'importance de conserver intacts nos moyens de défense dans la lutte contre les microbes.

Héréditairement l'espèce animale peut être prédisposée ou réfractaire à certaines infections. L'homme ne peut contracter le choléra des poules ou la peste: bovine ; mais il deviendra facilement tuberculeux ou paludéen.

Nous avons eu soin de choisir des animaux sensibles aux germes expérimentés.

Enfin, en dehors de cette réceptivité A due

multiples sont les causes secondes qui peuvent faire

= IOI —

Varier la résistance du terrain et favoriser l’un ou

l’autre facteur d'infection.

Au cours de ce sujet nous étudierons successivement l'influence de l’âge, du froid, de la chaleur, des injections hyper ou hypotoniques, des injections de toxines microbiennes.

L'âge a une influence très grande dans les septicémies qui ont pour point de départ le tube digestif. Témoins les récentes communications de Behring, Ficker, Calmette et Guérin, Vallée. |

Nous connaissons l'importance du refroidissement dans la plupart des infections ; elle est de notion populaire et presque tous les malades de nos salles de clinique accusent à tort ou à raison Qun chaud et froid » comme cause initiale d’une affection pulmonaire, aiguë ou chronique. On connaît, au point de vue expérimental, la célèbre expérience de Pasteur qui rend une poule sensible au charbon en lui tenant les pattes immergées dans l’eau courante.

La chaleur est moins souvent incriminée dans nos contrées. Vincent a montré son rôle important dans l’étiologie de certaines bactériémies ;

Il injecte sous la peau d'un cobaye une culture tétanique sporulée, chauffée à 85 degrés et place l’animal dans une étuve à 40-42 degrés.

Le cobaye prend alors un tétanos parfois suraigu, alors qüe le témoin non mis à l’étuve demeure indemne,

L'exposition au soleil pendant deux à trois heures lui donne des résultats analogues.

Loiseleur

Un certain nombre d'auteurs (Bouchard, Maurel, Vincent, Gilbert et Carnot, Lafforgue, etc.) ont également démontré la toxicité du chlorure de sodium en solution hypertonique chez les animaux de laboratoire ; ils sont arrivés, de la sorte, à exalter la virulence des microbes pathogènes, voire même des germes saprophytes.

Enfin dans ces dernières années, le professeur Roger a nettement mis en relief l'influence des toxines microbiennes sur le développement de certaines infections.

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