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Chapitre IV

Hémoculture chez des animaux bien portants mis dans des conditions de moindre résistance (glace, chaleur, solutions

hyper ou hypotoniques, injections de toxines microbiennes après ingestion microbienne).

1° Glace

Si nous considérons nos tables, 6 cobayes, 7 lapins et 5 rats ont été soumis à l'influence de la glace après ingestion des divers microbes expéri-

mentés. | g. Fer HS Le Ace G live €

ÉoeL

Ingestion Eberth. . ARS NEM 1° Cobayes » para-typhique ptite 2 » pyocyanique. + + : 3

Sur ces 6 cas, un résultat positif pour le para-

typhique B.

Loiseleur ÿ

Ingestion Eberth. I

cree » para- yphique B. 2 Pr pra » pyocyanique. . 3 » pneumocoque. I

4 fois nous retrouvons le germe ingéré I S: $ I Eberth - Para B 3 Pyocyanique =:

pour le pneumocoque, l’hémoculture donne un coccus indéterminé qui n’a pas présenté les caractères

du pneumocoque.

| Ingestion Eberth. . . OR ER 3° Rats » para-ty phique 54" ES » pyocyanique. Louer

Les résultats furent constamment positifs pour l’'Eberth et le para-typhique, négatifs pour le pyocyanique.

Il ressort de cette série d'expériences que le froid humide est un facteur important d'infection. C’est d’ailleurs un fait depuis longtemps connu, tant au point de vue clinique qu’expérimental.

Nous savions également, et nos résultats le comfirment, qu’il existait des divergences d’après les animaux employés et les germes ingérés.

Les cobayes ont été moins sensibles au refroidissement que les lapins et les rats, 1/4 seulement accuse une bactériémie ; pour les autres animaux nous donnons au contraire les chiffres de 6/7 pour les lapins, et de 5/6 pour les rats.

De même les septicémies, constamment positives

chez le lapin et le rat après ingestion du bacille d’'Eberth et du para-typique, ont été inconstantes pour le bacille pyocyanique.

Mais il est un résultat que nous avons étudié avec soin chez tous nos animaux, c’est l’évolution de la bactériémie.

Tout d’abord nous nous sommes assuré que la présence des germes dans le sang était bien due à l’influerice de la glace, chez 2 lapins et 2 rats, une ponction fut pratiquée avant le refroidissement et l’ensemencement demeura stérile, tandis que, chez les mêmes animaux, Phémoculture faite à la sortie de la glacière était positive et présentait le germe ingéré.

Enfin dans tous les cas positifs ou non, nous avons contrôlé le lendemain la ponction faite la veille et dans tous les cas nous pûmes constater l'absence de de toute bactériémie et nos cultures restèrent constamment stériles.

Ainsi chez l’animal de nouveau placé dans des conditions physiologiques, l'organisme s'était vite ressaisi, ses moyens de défense étaient revenus au complet, et en moins de vingt-quatre heures il avait éliminé du torrent circulatoire le nouvel arrivé qui avait profité d’un moment de torpeur.

Ce résultat fut d’ailleurs confirmé dans la suite chez plusieurs animaux, par de nouvelles ponctions

après trois et cinq jours.

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