MODO
20 Eluve
Les expériences portèrent sur 3 cobayes, 5 lapins, 10 rats blancs.
Les hémocultures demeurèrent constamment stériles pour les cobayes et les lapins ; nous enregistrons 4 résultats positifs sur 10 rats blancs expérimentés.
Eberth : para-typhique =. pyocyanique :
Les rats se sont donc montrés assez sensibles à la chaleur. Toutefois nousrappelons qu’au chapitre précédent nous avons cherché si le fait de mettre l’animal à l’étuve sans ingestion microbienne suffirait à faire passer les germes de l'intestin dans le sang. Sept rats furent expérimentés dans ces conditions, un seul donna une culture de streptocoque. Nous atiribuons ce cas positif à une septicémie antérieure.
Nous avons en effet signalé dans les ingestions simples chez un animal pris dans la même cage une septicémie également streptococcique.
3° Etuve. Glace
Les recherches faites en petit nombre ne font que. confirmer les paragraphes précédents.
Deux cobayes n’accusèrent aucune septicémie,
2 lapins et 2 rats blancs donnèrent des cas positifs. Là encore nous pûmes suivre la marche de la bartériémie qui ne fut que passagère.
Une deuxième ponction pratiquée le lendemain, dans tous les cas, demeure stérile.
4° Injections hypertoniques de NaCI en solution stérilisée au 1/10
Dans cette série d'expériences le cobaye se montre particulièrement sensible à l’influence de cette cause seconde.
Trois sur 5 animaux injectés ont accusé une septicémie, 2 d’entre elles (septicémie éberthienne et para-typhoïde) ont été mortelles.
Sur les deux cas négatifs, l’un des cobayes qui avait ingéré du para-typhique B donne une hémoculture positive à la troisième ponction pratiquée qua-
* rante-huit heures après l'injection de NaCI. Il mourut quatre jours après d’une septico-pyohémie. A lautopsie, pratiquée dans des conditions d’asepsie rigoureuse, le sang du cœur, des fragments du foie, de la rate et du rein, les urines donnèrent des cultures de para-typhique.
Les deux expériences faites avec des cultures de bacille pyocyanique occasionnèrent dans l’un des cas une sépticémie bénigne. Une ponction pratiquée trois jours après fut négative, l’autre cobaye n’accusa
à aucun moment de bactériémie.
Les lapins se montrèrent moins sensibles : 1 cas positif sur 5 et 2 rails ponctionnés après ingestion de bacille paratyphique donnèrent dans tous les cas une hémoculiure négative. Il en fut de même avec le bacille pyocyanique. Les doses de NaCI injectées ne dépassèrent pas il est vrai, 4 ce. de la solution au 1/10, cobayes et lapins avaientreçu 10 à 15 ce. Il ressort donc que le cobaye semble plus sensible que le lapin aux solutions hypertoniques, réagit moins au contraire sous l'influence du refroidissement.
5v Injections hypotonique d'eau distillée, stérilisée
Deux lapins, 2 cobayes, 2 rats blancs furent mis en expérience, les hémocultures furent constamment négatives, le Jour même etles jours suivants.
6° {njections de toxines microbiennes. — Culture filtrée de coli-bacille.
Nous avons recherché chez 4 rats blancs l'influence des toxines microbiennes signalées par le Pr Roger : 4 centimètres cubes d'une culture de coli-bacille datant de quatre jours, filtrée sur filtre Chamberland stérilisé, furent injectés aux animaux après ingestion de culture paratyphique, une seule fois l’hémocul-
, ture fut positive.
L'animal mourut aussitôt après la ponction et
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