SCÈNE X
Les mêmes j BLANCHE'*.
BLANCHE , avec joie.
Déjà de retour, mon ami, ah! vous m’avez tenu parole, c'est bien.
RAOUL
•Phrdon, ma chère Blanche, mais je ne suis pas encore parti, au contraire, j’étais en route, quand j’ai rencontré un de mes
athis.
Monsieur de Miremont. • '
RAOUL
Justement! Il m’a dit que notre cousin avait l’intention de venir me prendre pour aller ensemble, vous savez bien, au ministère des affaires étrangères.
' * ALBERT, à part.
Ah ! c’est comme ça qu’on appelle l’Opéra-Comique. (il remonte.)
RAOUL
Alors, vous comprenez... Mais vous. Blanche... comment se fait-il que vous reveniez si tôt?
BLANCHE
Madame d’Orly est souffrante et ne reçoit pas "*.
ALBERT
Je le savais, ma cousine, et j’étais venu aussi pour vous en prévenir et vous épaigner une course inutile.
RAOUL
Ab ! c’était pour cela que.. .
* Albert, Raoul.
'* Albert, Blanche, Raoul. . :
'*' BlanchB, Albert, Raoul.
ALBERT
Parbleu ! je Toulais tous le dire, mais vous m'en avez empêché !
I RAOUL, avec joie.
Oui, c'est vrai! (Respirant.) Ah!
ALBERT
Quoi donc? .
RAOUL
Rien. i. ••
ALBERT, à part, regardant Blanelie *.
Ah! je savais bien, moi, que ce n'était pas pour Léona que nous nous battions. Je comprends tout. Raoul soupçonne sa femme!... Oh! mais je ne dois pas souffrir. >
BLANCHE, qui s’est approchée du guéridon, apercevant les papiers, à part. Qu'est-ce que cela? l’écriture de Raoul ? (Avecuacride surprise.)Ah!
RAOUU
Qu’y a-t-il?... i.ü < ■ .. >
BLANCHE, très-calme et masquant la table.
Mon ami, vous allez me trouver bien tenace dans mes caprices, mais...
• RAOUL
Mais... ,
^ BCANCHK* ’i • * î ■ * î
DéciilémenI, je désire aller au bal des artistes.
Encore? oh ! Blanche, mais je vous le .répète, c'est impossible.
BLANCHE
Est-ce qu’il n’y aurait pas une place pour moi dans la
loge n° il, (EUe montre les papiers.)
RAOUL, k part.
Ma lettre...
ALBERT, à part.
Oh! je l'avais oubliée.
BLANCHE
Mais non, je voulais rire, Raoul, je reste; mademoiselle Léona vous attend, vous pouvez partir... (Elle tombe assise.) .
RAOUL, courant à. elle.
Blanche ! mon amie... , . , •>
BLANCHE. ,
Eh bien!
RAOUL, à part.
Oh ! je n'en sortirai pas cette fois.
ALBERT, après un signe d’intelligence A Raoul.
Pardon, ma cousine, mais je comprends l’embarras de Raoul, il ne sait comment vous dire que sou amitié pour moi l’a poussé à faire une i.éniarche un peu légère pour un homme aussi grave que lui, puisqu’il s’agissait de... me.s amour.*.. . pardon... voici
* Albert, Blanche.
** Albert, Blanche, Raoul.