LES INFIDÉLITÉS DE USETTE
Au Tond du cœur, je gage,
J’y penserai toujours.
La fleur de l'innocence D’vait parer mon corset,'
Mais à c’ie récompense Je r'nonce sans regret.
{Elle arrache le bouquet qu'elle porte à ton corsage , le jette par terre et prend la main de Cypricn.)
J'suis en votre puissance;
J'obéis aujourd’hui.
Partout, un* femm' je pense, ï \
Doit suivre son mari I ' *'•
Parlons, partoo», j .
Je suivrai mon mari | v '
J'suis en votre puissance, etc*
CYPRIIN.
Soyez en ma puissance, •
Et partons aujourd'hui.
Partout un' femme, je pense,
Doit suivre son mari.
Partons, partons,
Je suis votre mari.
{Il lui donne te bras ; ils s'éloignent par la gauche.)
js . r " •» N* i * s
■ SCENE VI. .sr
JEAN LENOIR, BERTRAND, Patsans, Paysannes, puis BERTRAND.
(Bertrand les précède en jouant du violon.)
CHŒUR. *
Air : Eh! gai, gai, gai, mon officier.
Eh! gai! gai! gai! nous venons tous Pour commencer la fête ;
A s'amuser qu'chacun s'apprête,
C'est ici l'rendea*voas.
durand, accourant. Me voilà !... me ▼oilà... grâce au ciel , j’ai réussi... j’ai conduit le curé à l’église , où il veUlc aux préparatifs ai nous attendant.
jean LENOIR. En ce cas, ne perdons pat de tenu.
FINAL de Beancouri.
JEAN LENOIR
Que 1 a cérémonie enfin soit commencée A l’instant même il faut partir.
Mais où donc est ma fiancée? {bis.)
durand , entrant che » lui.
Attendes, je vais l'avertir, {bis.)
JEAN LENOIR
Enfin (bis) la gentille Lisette Va donc m’accorder sa main.
Ah ! pour mon cœur c’cst une fête, (bis)
Car mon bonheur bientôt sera certain.
DURAND, sortant de chez lui d un air effaré.
Mais je ne puis trouver ma nièce ! (bis.)
Mes ainis, je o*y conçois rien.
JEAN LENOIR
Allons, vite, que l’on s'empresse I ✓». %
De tous côtés cherchons-la bien. ( ' *'
TOUS
Chcrchons-la bien.
(Appelant.)
Lisette !... Lisette !...
( Ici od aperçoit le coche d’eau qui desceud, emt portant Lisette cl Cypricn.)
Cyprien. La voici la voici, u’en
soyez pas inquiète , elle part avec utoi.
JF. AN lenoir. Que vois-je? ma Lisette sur le coche avec un étranger !
cyprien. Lisette ne veut pas de vous, c’est moi qu’elle aime... et je l'eminène à Paris pour l'épouser à Saint-Eustache...
adieu, tout le uioude.
JEAN LENOIR , criant, f e dèsespéranti Au secours!... au rapt... au voleur...
(Tableau.)
riN DO PREMIER ACTE.