‹ Les infidelites de Lisette dramevaudeville en cinq actesChapitre 15 sur 40 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

Les Mêmes, CYPRTEN.

Cyprien , paraissant dans le fond. Que vois-je! (// laisse tomber son cœur par terre.) Coquette, perfide, scélérate! c’est donc ainsi que vous tenez vos sermens ? ' ■ Lisette. Ecoute-moi donc , Cyprien...

Cyprien. .Je n’écoute rien.. •ejc’est à ce beau inonsieur-là que je veux parler} l’officies. Là? là!... tout doux, JUOnsieur l’amoureux , ne vous emportez pas pour un baiser.

Cyprien. Un baiser!.!, quand elle m’avait promis de n’en donner qu’à moi... de m’aimer toute la vie... ah!

Lisette! Lisette!...

L’officier. Allons donc, mon ami...

être égoïste à ce point... et vouloir garder pour vous seul une aussi jolie conquête...

vous n’y pensez pas.

CYPniEN , marchant sur lui. Monsieur, j ma colère ne connaît plus de bornes... je vous provoque... je vous insulte...' je vous outrage. . .

LISETTE, voulant te retenir. Cyprieu,je t’en conjure...

* l’officier. Laissez-le donc , sa colère

: méfait rire... ne voyez-vous pas que c’est un fou ?

cyprien. Ah!... je suis fou!... et vous, vous êtes un lâche.

L’OFFICIER , mettant la main à la garde de son épée. Ah ! c’est trop fort !

Cyprien , prenant une des épies qui se trouvent sur un meuble. Ça sera bientôt fait ?

L’omcita et ctprien.

Ala: Ah ! jamais mitant de rage. ( Pré aux Clerc» )

Ah! c’est piir trop (l’insolence ,

Vous venez de m’outrager,

El d’une pareille oITense Je saurai bien me venger*

LISETTE. 4

Quel tourment ! quelle souffrance Ils vicnnnenl de s’outrager ,

Et d’une pareille oITense Ils vont , he'las ! se venger ,

( Ils sortent tous les deux par le fund.)

LISETTE, appelant. Arrêtez!... Cyprien!... Cyprien !... au secours!

TOUT LE MONDE, accourant. Qu’y a-t-

il?

Lisette. Cyprien!... un duel... courez... courez donc...

( Deux hommes sortent. ) TOUS. Ali ! mon Dieu !

LE COMMIS , allant à la fenêtre. Les voilà en bas!... ils se battent.

LISETTE, courant à la croisée. O ciel !...

S On entend le cliquetis des épées.) Il se déeud... à peine si l’on distingue..! ali !

l’uti des deux recule... Dieu !... il tombe!... il est blessé!... mort peutêtre!... mouCyprien...

( Elle s’e’vanouit et tombe sur une chaise auprès de lacroisre. Tous scs amis l’entourent cl lui donnent des soins. La toile tombe.)

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