BERTRAND
A nos per’ s ce jeu plaisait...
Lorsqu* Adam ht ce beau rêve,
El qu'il se rapprocha d'Éve,
C'est que l’serpcnt lui disait l Gai, gai, marions-nous, etc.
JEAN LENOiR.
Même air .
Chaqu' mariag' me paraît beau,
Mais, ici, je vous l’atteste,
Il en est un que j'dr'teste,
C’est l'raariag’ du vin et d’I’eaa.
CHŒUR
Gai, gai, etc.
JEAN LENOIR , qui vient de disposer la table. Allons, allons, à table... et qu’on boive ferme !... je ferai incarcérer le premier qui n'aura pas soif.
tocs. A table! à table!...
(Ils s’asseyent.)
Bertrand. Saperlotte ! v’Ià un fameux
dindon ! un gigot , un pâté et des
fruits qui vous ont uue mine
comment donc que tu fais pour avoir de si belles prunes de Monsieur ?
jean lenoir. Hein!... qu’est-ce que j ’entends-là ?. . . si tu voulais bien dire des prunes de citoyen.
BERTRAND. C’est juste... depuis qu’on a débaptisé les hommes , les rues , les fruits et les légumes...
jean lenoir. Silence, Horatius Codes... nous ne sommes pas ici pour parler
politique ( Tendant son 7>erre.) Verse-
moi à boire , et fais-eu autant à la citoyenne Spartacus.
Bertrand. Ca lui fera peut-être revenir ses couleurs , car elle est fièrement pale tout de meme.
jean lenoir. Ces diables de mariages , ça produit cet effet-là sur toutes les femmes... mais ça ne sera rien... demain elle n’y pensera plus...
(Cyprien entr’ouvre le rideau ; d’un geste Lisette
le contient.)
Air î Je p rai tant , tant t tant .
T’souvîens-tu qu’il y a six ans,
Ici noir’ noce était prèle,*
Je te dois, depuis ce teins.
Des intérêts, ma Lisette...
Je frai tant, tant, tant, tant, tant,
Que j’acquitterai ma dette,
Je fiai tant, tant, tant, tant, tant,
Que d’inoi tu seras content .