‹ Les infidelites de Lisette dramevaudeville en cinq actesChapitre 25 sur 40 · BERTRAND · texte numérisé non relu

BERTRAND

A nos per’ s ce jeu plaisait...

Lorsqu* Adam ht ce beau rêve,

El qu'il se rapprocha d'Éve,

C'est que l’serpcnt lui disait l Gai, gai, marions-nous, etc.

JEAN LENOiR.

Même air .

Chaqu' mariag' me paraît beau,

Mais, ici, je vous l’atteste,

Il en est un que j'dr'teste,

C’est l'raariag’ du vin et d’I’eaa.

CHŒUR

Gai, gai, etc.

JEAN LENOIR , qui vient de disposer la table. Allons, allons, à table... et qu’on boive ferme !... je ferai incarcérer le premier qui n'aura pas soif.

tocs. A table! à table!...

(Ils s’asseyent.)

Bertrand. Saperlotte ! v’Ià un fameux

dindon ! un gigot , un pâté et des

fruits qui vous ont uue mine

comment donc que tu fais pour avoir de si belles prunes de Monsieur ?

jean lenoir. Hein!... qu’est-ce que j ’entends-là ?. . . si tu voulais bien dire des prunes de citoyen.

BERTRAND. C’est juste... depuis qu’on a débaptisé les hommes , les rues , les fruits et les légumes...

jean lenoir. Silence, Horatius Codes... nous ne sommes pas ici pour parler

politique ( Tendant son 7>erre.) Verse-

moi à boire , et fais-eu autant à la citoyenne Spartacus.

Bertrand. Ca lui fera peut-être revenir ses couleurs , car elle est fièrement pale tout de meme.

jean lenoir. Ces diables de mariages , ça produit cet effet-là sur toutes les femmes... mais ça ne sera rien... demain elle n’y pensera plus...

(Cyprien entr’ouvre le rideau ; d’un geste Lisette

le contient.)

Air î Je p rai tant , tant t tant .

T’souvîens-tu qu’il y a six ans,

Ici noir’ noce était prèle,*

Je te dois, depuis ce teins.

Des intérêts, ma Lisette...

Je frai tant, tant, tant, tant, tant,

Que j’acquitterai ma dette,

Je fiai tant, tant, tant, tant, tant,

Que d’inoi tu seras content .

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