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LES ENTITÉS MÉTAPIIYSKJUES ANTHROPOÏDES

mentaire chez les animaux muets ; comme nous n'avons aucun moyen de le savoir, il est plus sage de nous borner à l'espèce humaine pour apprécier les conséquences de la naissance des Dieux.

L'une des plus immédiates de ces conséquences a été le développement des idées métaphysiques.

L'expérience des hommes s'est, en elTet, toujours bornée à des constatations de l'ordre suivant :

Dans telles conditions, telle chose se passe.

En d'autres termes :

Dans tel ensemble, dontje connais tels éléments, tel état succède à tel état précédent, résulte de tel état précédent; donc, étant donné que toute mon expérience, tant personnelle qu'ancestrale, m'a enseigné le déterminisme, j'en conclus que si, dans un ensemble identique au premier, se produisent une seconde fois des conditions identiques, il eu résultera le môme phéno.nène que la première fois ; voilà, en bonne logique, à quoi se réduit la notion humaine de relation de cause à effet : tel état succède à tel autre état.

Une série d'expériences analogues permet à l'homme de savoir que, parmi les éléments humains do la description d'un ensemble de corps, tels et tels éléments peuvent se modifier sans entraîner de changement appréciable dans le résultat produit; il est donc possible de ne tenir compte que des éléments dont la connaissance précise est indispensable à la prévision du phénomène ; ce sont les éléments réels ou essentiels du cas étudié; les autres sont indilTérents.

Une description étant réduite aux éléments essentiels d'un phénomène, on dit que cette description est la description des causes d'où résulte l'eff'et produit.

En réalité, dans les phénomènes naturels, il y a rarement simplicité (j'entends simplicité au point de vue de la description humaine i), et c'est par un artifice peut-être dangereux que l'on isole, dans un ensemble de manifestations concomitantes, un fait particulier qiii n'est cependant pas indépendant des autres. C'est ainsi que si, dans l'ensemble des corps en mouvement, intervient un animal, on a l'habitude de raconter ses déplacements et ses déformations, comme s'il constituait une unité indivisible, invariable et libre du monde qui l'entoure.

Et il se trouve que, précisément, le langage des hommes ayant pour objet la aarration de l'histoire des hommes, est particulièrement simple quand on l'applique à des animaux analogues à des hommes. Cependant, si l'on voulait scientifiquement analyser les déformations de l'ambiance, on ne trouverait nulle part une complication analogue à celle qui se manifeste dans la moindre opération animale. C'est donc avec raison que j'ai spécifié, tout à l'heure, qu'il faut parler de simplicité, au point de vue de la description humaine ; en dehors de cette acception, le mot simplicité ne signifie rien.

Voici donc, par exemple, un cheval qui fait

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