‹ Les inhalations carboniques dans la pratique chirurgicaleChapitre 17 sur 65 · PLUS TARD AU COURS DE L’ANESTHÉSIE · texte numérisé non relu

PLUS TARD AU COURS DE L’ANESTHÉSIE

L'anesthésique lui-même va ajouter ses effets dépresseurs à ceux de l’acapnie. Le centre respiratoire moins excitable n’est plus stimulé par un taux d’acidité suffisante et la respiration se ralentit.

Ces notions sont mises en évidence par Yandell Henderson : « Au cours de l’anesthésie, écrit-il, CO? joue un rôle très important. Il n’est pas rare d’observer des syncopes respiratoires graves au cours d’une anesthésie qui avait marché à souhait, mais où le malade avait été profondément endormi. L’incident s’observe dordinaire dans les conditions suivantes : l’opération étant terminée, le chirurgien demande qu’on cesse l’anesthésie. L’anesthésiste enlève le masque, le sujet fait quelques respirations à l’air libre, puis tout-à-coup s'arrête de respirer ; on pratique alors la respiration artificielle ; on donne de l’oxygène et on ramène plus ou moins difficilement le malade à la vie ».

Ce n’est pas comme nous le verrons, de l'oxygène qu’il faut faire inhaler dans ces cas de syncope, mais du CO?. Ces faits nous montrent l'importance que les déficiences du CO? peuvent avoir dans la marche de l’anesthésie et justifient à eux seuls l'indication des inhalations carboniques.

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