‹ Les inhalations carboniques dans la pratique chirurgicaleChapitre 18 sur 65 · RE · texte numérisé non relu

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La méthode du « rebreathing » n’évite pas touiours les alertes et les accidents.

Pour Fruchaud, la production de-CO? par le malade n'est ni régulière ni toujours suffisante. En effet, sous ’influence de l’acapnie du début de la narcose, le malade cesse d'éliminer par ses poumons des quantités suffisantes de CO?. S'il trouve dans une atmosphère confinée comme celle de l’appareil d'Ombrédanne des quantités supérieures à ses besoins d’hématose (lPhémoglobine est saturée d'oxygène quand le sang est au contact d’une quantité suffisante d’air à 13 % d’oxygène ; l’air atmosphérique en contient 20,9 %), il n'utilise pas toujours bien cet oxygène, pas plus que l’'éther de l'appareil. Par suite de l’inhibition du centre respiratoire dû au manque de CO* :

__ Je malade respirant superficiellement, asphyxie parce qu’il n’absorbe pas assez d'oxygène ;

__ ne dort pas parce qu'il n’absorbe pas assez d’éther.

Alors, dans l'intention louable de faire dormir |: patient, l’anesthésiste monte la manette de l'appareil; il réussit seulement à augmenter la quantité d’éther qui stagne dans le poumon, d’où irritation des muqueuses des voies respiratoires, encombrement des bronches par les secrétions, augmentation des phénomènes asphyxiques. « L’absorption de l’éther par les poumons qui ne respirent pas, par conséquent la narcose, n’augmente pas comme la quantité d’éther don-

née, au contraire » (Fruchaud).

Il ne faut pas toutefois discréditer une une

Pro

qui donne entre de bonnes mains des résultats le plus souvent satisfaisants. Sans doute elle n’est pas exempte d'incidents et la discussion reste ouverte pour fixer la part exacte de la médication carbonique pendant l’anesthésie en examinant les modalités de son action

au cours de la narcose.

Indications des inhalations carboniques pendant l’anesthésie.

« La méthode de Yandell Henderson se classe, écrit Forgue, comme une des acquisitions essentielles de la narcose moderne ».

C’est parce qu’elle apportait un perfectionnement considérable à la pratique de l’anesthésie générale par inhalation qu’elle a séduit d’abord les chirurgiens français.

Si le trouble de la fonction respiratoire constitue inconvénient majeur de ce mode d’anesthésie, on peut s’étonner à juste titre que l’on ait si longtemps négligé son correctif spécifique, le CO2.

Pendant l’anesthésie le gaz carbonique apporte des avantages multiples qui résultent presque tous de :

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