PAT TIRE
— Mais les embolies ne peuvent produire suivant leur nature aseptique ou septique que des infarctus et des abcès et non des pneumonies.
— Elles réalisent un tableau clinique bien différent qui les distingue à première vue, des lésions inflammatoires post-opératoires.
L'infarctus apparaît tard dans la convalescence, après une semaine ou deux, rarement à une date aussi précoce que le troisième ou le quatrième jour.
Son début est brusque, caractérisé par des douleurs sous-scapulaires, de la dyspnée, une légère élévation thermique sans aucun signe physique avant le deuxième ou troisième jour. À cette date, l’expectoration plus ou moins sanglante, la toux sèche, la submatité, les frottements caractéristiques signent le tableau clinique.
La « pneumonite » post-opératoire apparaît au contraire 12 à 24 heures après l’opération, marquée d’emblée par la dyspnée, la cyanose fréquente, les signes physiques de condensation pulmonaire. « Si l’on pratiquait plus souvent, dit Coryllos, la radiographie et l'examen bactériologique des crachats, surtout au point de vue pneumocoques, on verrait que les complications emboliques ne représentent qu’une faible part des cas post-opératoires ».
— Cette théorie n’explique pas que les complications pulmonaires post-opératoires soient beaucoup plus fréquentes après les laparotomies qu'après les interventions sur les membres, la tête et la région cervi-
cale.